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 War Without Peace}

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MessageSujet: War Without Peace}   Jeu 26 Juin - 19:23

pv Sarah B.


(Friday . o6 : 22 p.m*)

Il n’y avait qu’une seule route directe pour se rendre à Jéricho, la même qu’il fallait emprunter pour sortir de la petite ville planquée au milieu de nul part. Une route noire toujours en ligne droite, parmi le désert, dont les marquages discontinues, jaunes et effrités à force d’usure, étaient d’un rébarbatif épuisant. Même le paysage, qui ressemblait beaucoup à un décor digne des plus grands Western de Cow-boy, paraissait répétitif, à la longue. Toute la journée, il avait fait une chaleur étouffante, et Juan avait imaginé que voir le soleil baisser d’un cran dans le ciel, à l’horizon, rafraîchirai peut-être un peu l’atmosphère, pourtant, cela ne semblait pas changer quoi que se soit, le temps se transformait de plus en plus en un climat orageux. Au volant de son épave couleur de rouille, une vieille bécane qui aurait bien besoin d’un bon coup de pinceau, après avoir été lustrée pendant deux bonnes heures, Juan était en compagnie de Sarah. Ce n’était pas une partie de plaisir mais il n’avait pas vraiment eu son mot à dire, pour être honnête. A la première heure ce matin, alors que les deux collègues se retrouvaient au Jericho’s News, ils se querellaient déjà. Mais Joshua, le cousin de Juan, aussi parton du News, avait eu vite fait de les remettre au travail d’arrache-pied en leur annonçant qu’ils devaient tout deux, ensembles, se rendre à une petite interview sur la peine capitale encore d’actualité dans certains états d’Amérique, qui avait lieu l’après-midi même et se déroulait à San Francisco. Les ordres du patron étaient formels et Juan, d’humeur ronchonne, n’eut pas d’autre choix que de supporter Sarah pendant tout le trajet, puisque la voiture de la jeune femme était évidemment en réparation, ce même jour…

Sur la banquette arrière, dont le tissu était craqué à certains endroits, des feuilles de papiers brouillons griffonnées dans tous les sens, sans doute des idées en vracs, étaient sandwiché dans un petit classeur noir, sobre. La vitre du côté conducteur était descendue à fond pour espérer filtrer un peu d’air frais. La main droite de Juan retenait machinalement le volant du véhicule tandis que sa main gauche, reposé contre la portière brûlante, frappée par les rayons du soleil, servait à retenir son visage légèrement incliné, légèrement suant. Juan jeta un petit coup d’œil blasé dans le rétroviseur avant de la voiture, au bout duquel était suspendu deux petits grigris assez vieux et surtout décoratifs, mais pas la moindre circulation à part eux. Ils ne mettraient sûrement pas une éternité avant de regagner la ville de Jéricho. Pourtant, Juan avait déjà cette sensation que cela lui paraissait une éternité. A côté de lui, Sarah, à qui il reprochait souvent son sans-gêne intempestif, se peignait les ongles des pieds, et l’odeur de solvant qui agressait les narines de Juan avait le don de l’insupporter mais il essayait pourtant de se montrer patient avec la jeune femme. Il devrait la supporter encore quelques heures, le temps que le trajet du retour se passe bien, alors, quitte à ce que leurs rapports soient tendus, il fallait tout de même se contenter de ne faire aucune réflexion passible d’attiser l’entêtement de la jeune femme, car à chaque fois que celle-ci été tenue par une idée, jamais elle ne démordait de l’affaire, persuadée d’avoir toujours raison, aussi médiocre que lui pour reconnaître ses tords, et à part la fuite, rien ne pouvait la faire taire. Elle avait toujours cette intime conviction d’être la meilleure, et c’était très dur à admettre mais c’était sans doute leurs fortes similitudes qui les poussaient tout deux à se haïr sans relâche.

Légèrement agacé par l’ambiance tendue qui régnait à l’intérieur du véhicule, Juan qui gratouillait le haut de son crâne pour ébouriffer un peu sa chevelure, signe d’insatisfaction chez lui, détourna quelques secondes son regard de la route pour observer Sarah qui, semblerait-il, avait perdue sa langue, chose rare qu’il ne savait pas comment interpréter, en vérité. Il aurait aimé pouvoir abaisser la vitre côté passager, histoire d’atténuer un peu l’odeur de ce gadget pour fille qu’était le verni à ongle mais atteindre la petite manette qu’il fallait tourner un peu dans le vide afin de décoincer la vitre était cassée, et la vitre demeurait comme ça, avec un léger entrebâillement, depuis déjà quelques mois. Il y avait bien trop d’autres priorités plus importantes que de la réparer… Payer le loyer, par exemple. Alors, Juan ne l’avait jamais emmené chez un garagiste, bien que dans le fond, avec le matériel nécessaire, il puisse sûrement se débrouiller tout seul... Juan soupira lourdement, sans quitter la route du regard. Et sans même se soucier des goûts musicaux de Sarah, s’en fichant éperdument, même, il tourna un bouton noir, clean mais grossié, jusqu’à capter une station de radio. Le son était de mauvaise qualité, grésillant parfois, mais il était impossible de faire mieux, dans un tel trou. Il tritura encore un peu le bouton et augmenta le son lorsqu’il entendit le refrain d'une chanson qui lui plaisait, un mélange de rock'n'roll et de country…


Dernière édition par Juan Rodriguez le Jeu 26 Juin - 20:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Jeu 26 Juin - 19:41

Ce matin, lorsqu’elle s’était levée, Sarah s’était pourtant dit que c’était une belle journée qui s’offrait à elle. Elle avait mangé des croissants bien chaud, et en avant amené à tout le monde, sauf à Juan bien sur, au Jericho’s News, histoire de bien commencé la journée. Tout c’était justement très bien passé, peut-être même trop bien... Jusqu’à 18heure... Alors qu’elle et son collègue détesté se lançaient des insultes bien crues, et se donnaient tout les noms d’oiseaux possible, leur patron, soit dit en passant cousin de Juan, commencer à les avoirs tout deux dans le collimateur... La nouvelle de ce qu’ils devaient faire tout de suite sans possibilité de négocier, venait de tomber comme une bombe au milieu d’un champ de bataille. Ils devaient aller ensembles faire une interview. La jeune homme, déjà satisfaite de ce qu’elle avait en tête, avait annoncé joyeusement qu’elle ne pouvait pas, que sa voiture fût en panne. Mais malheureusement... le patron avait férocement répliqué que Juan avait une voiture. Il avait ajouté en parfait état, mais Sarah avait prit cette affirmation pour un pieux mensonge. Il était maintenant 18h22 et les deux jeunes gens roulaient dans une chaleur étouffante depuis un petit bout de temps déjà. Les occupations se faisaient rare, et après avoir tenté de mémoriser les plaques d’immatriculations de 16 voitures différentes à la suite, la jeune femme décidait de se faire une petite manucure des ongles des pieds. Heureusement, elle avait toujours un tube de vernis dans son sac à main. Au début, ce n’était même pas pour énervé Juan qu’elle avait commencé ce petit amusement typiquement féminin, mais lorsqu’elle s’était aperçue que l’odeur l’embêtait, elle avait continuer, et continuer encore. Il fallait dire que l’odeur de vernis, mélangée à la chaleur, ça ne faisait pas tellement bon ménage, même pour ses propres narines, mais c’était tellement bon d’embêter Juan sans même avoir à ouvrir la bouche... Elle tournait un œil vers le siège arrière, complètement encombré de vieux papier, et alors qu’elle se retournait à nouveau, elle plissait le nez en entendant cette musique pour vieux débris à moitié sourd que le jeune homme venait de mettre, et qui semblait lui plaire. Elle referma enfin le tube de vernis, et afficha un petit sourire alors qu’elle le remettait dans son sac, consciente que l’odeur persistait grandement...

« Fais pas cette tronche, l’odeur de mon vernis atténuera très bientôt l’infecte odeur de pourriture que dégage ta vieille caisse... »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Jeu 26 Juin - 21:12

- « Tu peux toujours marcher, si ma caisse est si vieille que ça pour toi ! Et puis, entre-nous, il me semble que ta bagnole aussi est en réparation… »

Avait-il grommelé, lui jetant quelques regards foudroyants à chaque fois qu’il pouvait tourner la tête vers elle.

- « C’est à cause des nanas comme toi que les gars bien comme moi ont des accidents ! Oh et puis donne-moi ça, tu veux ! »

Agacé par Sarah, il omit le fait de réfléchir un peu avant d’agir et s’empara victorieusement du flacon de verni de la jeune femme qu’il jeta par la fenêtre, côté conducteur. Au moins, comme ça, elle ne l’embêterait plus avec ça ! Le flacon se brisa immédiatement sur la chaussée mais ils étaient déjà loin, pas question de rouler doucement, il avait hâte d’arriver au Jerocho’s News pour dire deux mots à Joshua. Sarah et lui n’avaient jamais eu de véritables discussions d’adultes de leur âge, ils se chamaillaient sans arrêt, et ce même depuis leur toute première rencontre : à croire qu’ils étaient fait pour ça et rien de mieux ! Néanmoins, pas étonnant que Joshua l’ait engagée, elle était une bonne journaliste et il ne pouvait même pas essayer de la faire prendre de la porte, cela serait tellement regrettable. Certains soirs, lorsque Sarah quitté le journal plus tôt que les deux cousins, Joshua confiait à Juan que s’entendaient enfin et ne refusaient plus de travailler ensemble, ils formeraient sûrement un binôme bluffant. Peut-être mais avait-il au moins ne serait-ce qu’une minuscule idée de ce que cela représentait de supporter Sarah lorsqu’elle joue Mademoiselle Parfaite ? Non, parce qu’avec lui, elle se contentait d’être la jeune femme qui ne veut en aucun cas perdre son job et se montrait sympathique…

De grandes bouffées d’air s’engouffrèrent soudain en trombes dans le véhicule, et comme si leur querelle avait réveillé Mère Nature pendant sa sieste, un coup de tonnerre gronda sauvagement au loin. Pourtant, même cela, ne les empêchaient pas de continuer de se chicaner… Ou jusqu’à ce qu’une pluie torrentielle, semblable à celles dû au climat tropicale des îles, s’abatte sur le par brise. C’était imprévisible, il faisait si beau ! Juan remonta à la hâte sa vitre, puis déclancha d’un coup sec les essuie-glaces, et malgré qu’il ne porte pas vraiment Sarah dans son cœur, ne désirant pas trop finir le reste du trajet avec l’humidité de la pluie incrusté dans le tissu des sièges autos qui risqueraient ensuite de moisir, en désignant la banquette arrière d’un geste de main, il s’exclama :

- « Tu devrais regarder… là, juste derrière ton siège ! Normalement, il y a un carton… Il y a du sparadap et du papier journal, à l'intérieur, t’as qu’à t’en servir pour boucher l’entrebâillement de la vitre, de ton côté ! »

La chance ne daignait vraiment pas être avec Juan, aujourd’hui : le poste de radio, dans le tableau de bord, ne semblait plus capté quoi que se soit, sans doute à cause du mauvais temps. Un sourcil arqué, Juan essaya de le stimuler en tapant raisonnablement dedans mais rien à faire. D’habitude, sa marchait mais naturellement, ce soir, rien n’irait dans le sens qu’il voulait. Alors, décidant de jeter l’éponge, il éteignit l’autoradio, boudant seul dans son coin…
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Jeu 26 Juin - 23:06

Trop heureuse d’avoir réussit à suscité un semblant de crise de nerf chez Juan, la jeune femme ne s’était pas attendue à ce qu’il soit si rapidement aussi brutal. Il venait de lui arracher son tube de vernis des mains, le jetant tout aussi agressivement par la fenêtre.

« Voyons Juan tu sais très bien que les tubes de vernis à ongle sont inoffensifs... »

Elle ne pouvait pas s’empêchée d’être chiante avec lui, il fallait toujours qu’elle lui envoie des petites piques, faisant comme si elle le prenait pour le dernier des imbéciles. C’était comme ça depuis les premiers jours ou ils s’étaient rencontrés, une Guerre éternelle et sans espoir de paix se menaient entre eux. Jamais l’un ne devait baisser la garde devant l’autre sous peine d’être rabaissé plus bas que Terre. Et Sarah ne laisserait jamais personne lui faire une chose pareille...
Deux minutes plus tôt, le soleil était encore au rendez vous, mais une violence averse venait de prendre possession de la ville toute entière, un orage explosant juste au dessus de leur tête. Des gouttes de pluie s’engouffraient par la fenêtre éternellement entre ouverte du coté de Sarah, et mouillait instantanément toute la partie droite de sa chevelure noire et soyeuse. Un petit cri de panique s’échappa de ses lèvres malgré elle alors qu’elle portait ses deux mains au dessus de son crâne. Cette pluie avait était si soudaine ! Juan était en train de remonter sa vitre, oui, parce que lui le pouvait. Mais dans sa vieille caisse pourrie, la fenêtre du coté passager était complètement bloquée. Soudain, alors qu’elle commençait vraiment à être trempée, le jeune homme lui indiqua quelque truc qui étaient sensés se trouver sur le siège arrière, et alors qu’elle se retournait et tendait involontairement beaucoup trop ses fesses. Il fallait dire que se penchée au dessus du siège était une position extrêmement inconfortable, et en même temps qu’elle farfouillait dans la pile de chose indiquée par le jeune homme, elle ne pu s’empêcher de continuer à l’embêter...

« C’est vrai tout le monde trimballe ce genre de chose dans leurs voitures. Enfin non, pas les gens normaux cela va de soit... »

Avant de fermé soigneusement la vitre avec le papier, elle décrocha soigneusement le poste de radio que Juan avait tri touillé quelques secondes avant parce qu’il ne captait plus de station correctement, et le jeta calmement par la fenêtre, arborant un visage presque innocent.

« oops. »

Puis, elle entreprit enfin de collé les morceaux de papiers avec le sparadrap.

« Faut croire qu’il avait envie de s’essayer au saut... sans les élastiques. »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Ven 27 Juin - 19:49

On ne pouvait pas dire de Juan qu’il restait doux comme un agneau lorsque l’on se jouait de lui, pourtant, il était plus corrosif que dangereux. Ce n’est pas parce qu’il s’énervait, qu’il sortait automatiquement ses poings, et heureusement, car il avait le don de s’énerver pour un rien, surtout lorsque Sarah se trouvait dans les parages, et il ne fallait pas spécialement beaucoup pour l’agacer. Les deux mains serrant fermement l’étreinte du volant légèrement recouvert d’un vieux cuir usé, à certains endroits, les gens ne comprenaient pas vraiment que Juan puisse se déplacer avec un tel déchêt ambulant, lui qui était si maniaque. Seulement, c’était la toute première voiture que son père avait pu lui offrir, et dans leur famille où il y avait une grande majorité de femmes, son père savait appréciait la valeur des vieux bijoux et avant de voir ses parents moins souvent, ils avaient pensés la rénover tout les deux. Elle l’avait toujours conduit là où il devait aller, quelque soit l’état dans lequel elle pouvait se trouver, et d’après lui, elle ne valait franchement pas une voiture neuve, bien qu’il avait conscience qu’il ne roulerait pas éternellement avec celle-ci, elle faisait amplement l’affaire et courir après ce vieux rêve de la rénover avec son père, pourquoi pas, après tout ?

Lorsque Sarah avait répliqué que les tubes de vernis à ongles étaient inoffensifs, il avait seulement grimacé. Comment avait-il pu accepter que son cousin les cloîtres quelques heures dans le même véhicule ? C’était du suicide, tenait-il donc tant que ça à leur date de fin ? Il n’avait pu s’empêcher de rire de bon cœur, pour se moquer d’elle, lorsqu’elle avait prise une petite rinçade en pleine figure. Il ne l’avait jamais imaginé être aussi « chochotte », même si, dans le fond, cela ne l’étonnait pas du tout, sa allait très bien avec ses petits airs de jeune femme coquette et égocentrique… Sarah se levait de son siège, dans l’idée d’aller récupérer le matériel qui lui servirait à boucher l’entrebâillement assez désagréable de la fenêtre du côté passager. Elle essayait de faufiler sa fine silhouette dans le mince passage situé entres les deux sièges avant… Ou peut-être se risquait-elle à passer par-dessus l’appui-tête ? Juan voulu voir ce qu’elle fabriquait, car se concentrait pour conduire sous une averse aussi torrentielle, en même temps que Sarah trémoussait son petit derrière d’une façon aussi imposante… sexy, ce n’était pas un périple des plus évident…

- « Je préfère ne pas être dans la norme, si les gens normaux sont tous comme toi ! »

Avait-il dit sans trop s’énerver, sans pour autant que l’on puisse dire que le calme plat se sentait à nouveaux dans l’intonation de sa voix d’ordinaire grave mais mélodieuse. Ce qui l’effrayait certainement, ce n’était pas elle mais le fait qu’on lui dise souvent, au journal, que Sarah et lui avaient un peu le même tempérament. Rien que l’idée qu’il puisse se conduire, sans s’en rendre compte, de la même façon exaspérante qu’elle le faisait avec lui, le rendait hystérique. Non, cela ne devait pas être envisageable, il était bien plus mur qu’elle, bien plus… Et voilà qui confirmait tout ! Sarah venait de jeter le poste radio par la fenêtre, avant de bricoler une sorte de petit rideau avec le papier journal et de le coller contre la vitre humide. Juan mit un grand coup de frein, stoppant bientôt la voiture au complet, au milieu de nul part. Par chance, aucun automobiliste ne semblait rouler encore par un temps pareil. Il cru rêver ! Bouche béante, son regard jonglait entre la route et Sarah qui arborait un air parfaitement innocent. Même une gamine de dix ans aurait été punie pour avoir fait ce genre de chose aussi puéril ! Il appuya son bras droit contre le derrière du siège de Sarah, comme s’il se préparait en position de marche arrière, et parmi la pluie qui coulait sur le pare-brise arrière, l’on pouvait voir les débris du poste radio étalé sur la route. Il était fichu ! Son regard enflammé se posa directement sur Sarah et il lui hurla dessus, comme un vieux couple s’engueulant librement, sans aucune retenue :

- « Est-ce que tu as une idée de combien m’a coûté ce truc ?! S’essayer au saut à l’élastique, sans les élastiques ? C’est surtout toi que je vais envoyer faire un tour de saut à l’élastique, sans les élastiques ! »

Il eut envie de lui crier au visage, que la guerre entres eux était pire que déclarée mais cela avait était le cas tellement de fois, qu’ils le savaient tout les deux déjà, il n’y avait qu’à observer la façon dont il se regardait comme une sœur et un frère ayant envie de se tuer… sauf que ce n’était pas pour mieux s’aimer, ensuite. Comme emporté par un élan de sadisme profond et surtout d’énorme bêtise, dont ils riraient peut-être plus tard, si jamais ils arrivaient à se pardonner un jour enfin, il prit sa paire de lunette solaire qu’elle avait laissé traîner sur le tableau de bord, lorsqu’ils avaient quittés San Francisco, et décollant le bout de journal qu’elle avait à moitié coller, les fit passer par la fenêtre et s’exclama :

- « Tiens, et ça, c’est pour tout les jours où tu fous le boxon au bureau ! T’es vraiment une plaie ! Je n’ose même pas imaginer l’état de ton appartement et je suis bien heureux que tu ne m’y invites jamais ! »

Etait-ce un reproche indirect pour ne l’avoir jamais invité ? En fait, non, c’est juste que Juan savait très bien qu’il ne pouvait pas abandonner Sarah sur le bord de la route, et que pourtant, ce qu’elle avait fait l’avait vraiment vexé et qu’il devait lui rendre la monnaie de sa pièce. De plus, on pouvait voir qu’il pensait vraiment ce qu’il disait… Ca, au moins, sa sortait du cœur, à défaut de ne pas être très flatteur, certes. Elle laissait toujours traîner tout et n’importe quoi, si bien qu’il n’était pas sur de se souvenir encore si leur bureau était tous les deux faits à partir du même bois…
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Ven 27 Juin - 23:43

La réaction de Juan ne se fit pas attendre, sa bouche était entre ouverte comme s’il était parfaitement choqué qu’elle ait pu faire une chose pareille, et il lui hurlait dessus, comme un père hurlerait sur sa fillette après une bêtise. Il avait même stoppé la voiture en plein milieu de la route, ne se souciant pas une seconde du fait que d’autre conducteur pouvaient se trouvés derrière eux. Il tournait la tête vers la route, admirant les petits morceaux de son autoradio éparpillé sur le macadam. Alors que le jeune homme continuait d’arborer une mine totalement déconfite, Sarah ne pu s’empêcher de laisser échappé un petit rire qu’elle retenait depuis longtemps. Mais tout à coup, Juan fit quelque chose qu’elle allait sans doute lui faire regretter toute sa vie... Il avait agrippé les lunettes de soleil de la jeune fille, de façon tout à fait imprévisible, et les avaient balancées elles aussi par la fenêtre ouverte de son coté.

« Espèce de sale con ! »

Une gifle lui échappa malgré elle et claqua dans un bruit sec sur la joue de Juan. Sarah porta immédiatement ses mains à ses lèvres mais finalement elle n’était pas peu fière de ce qu’elle venait de faire. Cela faisait bien longtemps qu’elle attendait ce moment... Le rouge lui monta très légèrement au visage mais elle n’en avait pas finit avec lui. Deux objets lui appartenant étaient passés par la fenêtre alors qu’un seul de ceux du jeune homme avait prit son envol. Mais elle n’allait pas se venger de cette façon. Possèdent de grands ongles très bien limés, la jeune fille agrippa le t-shirt de Juan et déchira un grand trou juste sur le devant.

« Moi au moins je suis pas un homosexuel refoulé, espèce de petite fée du logis. »

Elle croisa les bras sur sa poitrine, et s’enfonça dans son siège, la mine froncée. Pour qui se prenait il à toujours essayé de la mettre à l’épreuve ? Il ne cessait jamais de lui envoyer des piques mais il fallait dire qu’elle faisait toujours de même. Tout à coup, elle se rendait compte à quel point elle le détestait, jamais personne ne s’était permis d’être ainsi avec elle. L’énervement lui avait donné sacrément chaud, et puis histoire de ne pas se faire déchiré son haut également, elle le retira et le tint très serré entre ses mains. Elle portait dessous un petit débardeur bleu clair et espérait grandement que ce fou sur le siège d’à coté n’allait pas finalement se mettre à la brûlée avec ses affreuses cigarettes puantes.


« Juan t’es vraiment qu’un débile profond. »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Sam 28 Juin - 2:52

C’était incroyable mais Juan n’avait encore jamais pensé à démissionner de son post au journal, où il avait le privilège d’être le bras droit de son cousin Joshua. C’est la gifle dotée d’une force athlétique que Sarah lui flanqua sur la joue qui lui déclancha cette idée. Il ne le ferait pas parce qu’il était trop bon pour ce métier qu’il avait envisagé toute son adolescence avant que cela ne devienne son travail officiel, auquel il consacrait plus des trois quart de son temps. Joshua ne lui pardonnerait jamais si il s’en allait, pourtant, l’envie de le faire le démangeait à présent si fort que c’était comme si cette décision avait été mûrement réfléchie et s’offrait à lui comme une évidence. Il ne s’était pas plaint malgré le picotement qu’il ressentait à présent. L’envie d’en venir aux mains avec Sarah montait en lui mais il n’avait pas ce droit là et n’était pas assez fou pour commettre un tel acte. Dans son pays natal, en Italie, il avait reçu une éducation stricte et on lui avait inculqué des valeurs… Il en avait perdu certaines, avec le temps, comme tout le monde mais ne négligerait jamais celle qui consistait à ne jamais frapper les femmes, même avec des roses. Non pas parce qu’elles sont de sexe inférieur et ne seraient pas se défendre mais parce que ceci allait envers et contre toute morale. Oh, bien sûr, il s’était déjà battu contre des garçons, plusieurs fois, d’ailleurs mais évitait de s’attaquer à plus petit que lui parce qu’il est toujours plus facile et méritant d’avoir réussi à se raisonner que de frapper fort… Et puis il y a un tas de choses que Sarah ignore de lui...

La jeune femme se permit de lui déchirer son t-shirt, à croire qu’elle n’en n’avait pas fait assez pour en rajouter. Merde, il l’aimait ce t-shirt ! Agaçait au plus au point qu’elle se soit attaqué à un vêtement, quelque chose qu’il n’avait pas l’habitude de faire, et dont il avait honte pour elle, tant il semblait revoir une petite élève de primaire essayant de se défendre par n’importe quel moyen, pourvu que se soit le plus débile.

- « Avoue, ça t’en boucherais un coin que je le sois ! »

Avait-il amèrement répliqué, toujours sans véritablement baisser d’un ton, totalement irrité par l’attitude sauvage et irrespectueuse de sa collègue. Il n’avait pas non plus toujours fait des choses correctes, certes mais là, bien qu’il ne l’ait jamais porté dans son cœur, n’ayant aucune estime pour elle, elle était à présent pire que dans son ennemie, il ne désirait même plus se rabaisser à son niveau. C’est pourquoi, il leva les yeux au plafond lorsqu’elle enlevait son t-shirt pour le surprotéger, tandis que de son côté, il n’avait même pas eu dans l’intention de l’abîmer…

- « Et toi, tu n’es qu’une homophobe, espèce de petite conne ! »

Non, il n’était pas homosexuel et Ô grand merlin ne le serait jamais, il aimait bien trop les femmes pour ça mais après tout, que Sarah croit bien ce qu’elle voulait ! Il ne le montrait guère mais il ne se résignerait jamais à la laisser seule au milieu de cet endroit désert, où pas même un conducteur ne daignait passer, histoire de récupérer la jeune femme qu’il lui refilerait volontiers s’il le pouvait. A l’intérieur du véhicule, l’humidité commençait à s’installer, et Juan ressentit le besoin vital de s’éloigner de Sarah. Il s’extirpa comme il le pu du véhicule et claqua rageusement la porte derrière lui, sans se soucier de savoir si Sarah allait, oui ou non, enfin boucher l’entrebâillement de sa vitre côté passager, cela lui était pour le moment bien égal. Il s’adossa contre la vitre littéralement trempée, épuisait par leurs perpétuelles disputes. Il ne pouvait pas la laisser le traiter comme un moins que rien, de quel droit elle se prenait pour le nombril du monde, au juste ? Juan pouvait sentir sa joue légèrement enflammer, être rafraîchit par les petites gouttelettes d’eaux qui fouettaient douloureusement cette partie de son visage. Il préféra ne même pas imaginer le bleu qu’il aurait demain. Sarah n’avait pas non plus une force extraordinaire mais il avait suffit qu’elle frappe sur l’os de la mâchoire pour que cela soit très désagréable. Parce qu’il n’avait pas mauvais fond et parce qu’il lui ferait croire qu’il s’en fichait éperdument, profitant que l’on ne voit rien à travers la vitre mouillée et recouverte de journal, du côté de Sarah, il fit le tour de la voiture pour récupérer ses lunettes de soleil qui n’étaient si cassées, ni perdue. Il les glissa dans l’une de ses poches et lui rendrait plus tard. Après un petit moment à regarder le paysage monotone qui les entouraient, Juan réalisa que parmi la grisaille au dessus de leur tête, se trouvait, à quelques pas de là où ils se trouvaient à présent, le fameux motel de Jéricho, le seul et l’unique qui longeait cette route. Mais il n’y prêta pas plus attention que ça et remonta dans la voiture, sans même adresser un seul regard à Sarah qui boudait encore dans son coin, toujours les bras croisés contre sa poitrine, surprotégeant son t-shirt, sûrement. Après un moment à regarder les essuie-glaces se balancer bruyamment de gauche à droite, Juan s’exclama enfin, sur un ton nonchalant mais neutre et passif, voulant à tout prix faire en sorte que la jeune femme ne se sente pas agresser, pour une fois dans sa vie :

- « Allez, rhabilles-toi… »

Il voulu redémarrer la voiture, tournant pour cela la clé afin de rétablir le contact mais cela ne fonctionna pas. Intrigué, -peut-être était-ce du hasard ?-, il réessaya de nouveau mais la bécane semblait capricieuse et ne redémarrait toujours pas. Il insista de nouveau mais finit par laisser éclater un juron quelconque et se découragea. Le moteur n’avait tout de même pas prit l’eau ? Y avait-il déjà un problème qu’il n’avait pas soupçonné, déjà avant de partir de Jéricho, ce matin ? Ce n’était pas possible ! Pas maintenant ! Pas avec Sarah ! Pourquoi pas à un autre moment ? Comment voulez-vous réparez une voiture par un temps pareil ? Et encore, fallait-il que se ne soit rien qui sorte de ses connaissances en mécanique…
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Sam 28 Juin - 18:26

Il semblait froissé. Même, passablement choqué, qu’elle ait eu l’audace de lui mettre une gifle, et même d’en rajouté en abîment son vêtement. Et après une mure réflexion, elle l’était elle aussi, parce que ce n’était pas réellement son genre de s’énerver tant, pour si peu. D’ordinaire, elle aurait ri en voyant ses jolies lunettes de soleil prendre leur envol par la fenêtre, elle n’aurait répliqué qu’une petite tape limite amicale. Mais à force d’accumuler toute les crasses qu’ils se faisaient, elle ne se rendait même plus compte de la manière excessive à laquelle elle répondait aux « agressions », de son collègue. Elle remarquait même une petite veine qui battait la chamade à la tempe du jeune homme, elle avait manifestement dépassé les bornes. Il devait la trouver terriblement stupide, encore plus stupide qu’il ne la prenait déjà auparavant, et elle s’en voulait un peu d’avoir était si puérile. S’il n’allait pas être blessant avec de la violence, il allait sans aucun doute l’être avec les mots. Il continuait la conversation sur cette petite boutade qu’elle avait lancée au hasard, alors qu’il avait dit que son appartement à elle devait être en bordel. Secrètement, après cette phrase, elle avait pensé que ce serait une grande perte pour la gente féminine si un mec aussi sexy et plaisant que Juan prenait d’autres hommes pour amour. Mais elle n’en toucha pas un mot, préférant arborer un sourire énigmatique, jusqu’à ce qu’elle soit insultée de petite conne, le faisait disparaître instantanément. Ce n’était pas une insulte très méchante pourtant, dite sur le ton sur lequel le jeune homme l’avait dite, avait un certain air de reproche. Elle se sentait plutôt mal à l’aise à présent, et stupide, surtout.

»C’est la remarque la plus idiote que j’ai jamais entendue, je ne suis pas homophobe du tout, tu divague complètement. »

Elle émit un petit sourire en tournant la tête à l’opposé de celle de Juan. Elle n’avait plus envie de voir son visage, elle ne supportait pas de se sentir coupable. Puisqu’une toute petite marque bleuâtre avait fait son apparition à l’endroit ou elle avait déposé cette ignoble gifle qu’il ne méritait sans doute pas. Il avait du avoir sacrément mal, pour marqué si vite, elle avait du frappé sur l’os de sa mâchoire. Encore une fois elle s’en voulait, et préférait ne pas voir la raison pour laquelle elle était coupable. Soudain, elle avait entendu la portière claquée, il était sortit au dehors, sous la pluie. Que pouvait-il bien faire ? Il décompressait sans doute... Il faisait baissé cette rage qu’il avait accumulée au long du trajet pour ne pas l’épongé sur elle. Et en fait, elle lui en était assez reconnaissante. Après quelques minutes ou elle n’avait pas porté son regard sur lui une seule seconde, le jeune homme revint s’asseoir sur son siège, la mine plus que renfrognée. Et d’un ton tellement neutre qu’il en fit presque mal à la jeune fille, il lui demanda de se rhabillée, les hostilités semblait insignifiantes, à défaut d’être apaisées. Elle n’avait pas envie de répliquer, elle remit calmement son haut, et puis ne dit plus mot. Jusqu’à ce qu’elle se rende compte que la voiture ne voulait plus démarrée. Après quelques essais pour tourner la clé, on voyait bien que la vieille voiture avait sans aucun doute rendu l’âme. Elle avait déposé les armes... Où alors le moteur était simplement trop humide... Sarah ouvrit des yeux ronds, avant de partir dans un rire dément et presque à la limite de l’hystérie. Elle devenait folle, non, le sort ne pouvait pas ainsi s’acharner sur elle. Elle avait accepté presque sans rien dire de devoir monté dans ce tas de ferraille, en compagnie d’un homme qu’elle n’appréciait même pas, elle avait reçut ses piques en s’en sortant tant bien que mal, et c’est comme ça qu’elle était remerciée ? Franchement, cette journée était horrible.

« Sors d’ici et pousse cette caisse jusque... chez moi tient par exemple ! »

Le pire était qu’elle ne plaisanté même pas. Elle ne voulait pas rester ici, encore moins devant ce motel sinistre.
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Sam 28 Juin - 19:35

Pendant que Sarah semblait partie dans un moment d’hystérie totale, les sourcils froncés, Juan tournait encore et encore la clé pour tenté de démarrer le moteur, car peut-être avait-il simplement besoin qu’on le boost un peu ? Umh, nan, c’était peine perdue, il aurait sans doute déjà redémarré ! Juan cherchait une solution mais Sarah était tellement bruyante qu’il ne s’entendait pas parler, alors, pour rétablir un peu le calme, il frappa du poing contre le tableau de bord et lui adressa ensuite un de ces regards étrange, difficile à cerner. Il avait entendit sa remarque exigeante mais préféra ne pas surenchérir. Il attrapa son portable qu’il déposait toujours à sa place habituelle qu’il lui attribuait toujours, lorsqu’il effectuait un trajet en voiture. Sans doute faisait-il ça à cause de vieux réflexes de maniaques qu’il avait tout d’abord acquis à force de côtoyer son père qui était exactement comme ça, et puis ce dernier l’avait obligé à faire son service militaire, quand il avait atteint sa majorité, et il se trouve que les supérieur qu’il avait eu, étaient maladivement ordonnés, ils attribuaient une place définitive à tout objet leur appartenant et aimaient que tout soit très carré. Mais de toute façon, Juan avait toujours était plus ou moins maniaque, même avant son séjour parmi les militaires. Mais son père lui en avait voulu longtemps de ne pas avoir continué pour s’engager, tout comme lui, dans l’armée, afin de faire perdurer le nom des Rodriguez. Il était plutôt doué et très courageux, il aurait sûrement fait un très bon soldat mais loin de lui l’envie de suivre les traces de son père. Il avait toujours été exemplaire mais il voulait suivre sa propre voie et sa mère l’avait encouragé à devenir journaliste, si c’était vraiment ce qu’il voulait pour son bonheur. Et son géniteur avait fini par s’y faire, sans aucune rancune.

Juan composa le numéro de Joshua, son cousin, et porta l’appareil à son oreille. Trois bips irréguliers retentirent précipitamment, lui indiquant qu’il ne capté aucun réseau. Vraiment, il avait la guigne, aujourd’hui ! Il essaya une seconde fois de joindre ce numéro mais rien à faire. Merde, merde, et encore merde ! Juan ne songea pas que Sarah avait peut-être son portable sur elle, c’est pour cela qu’il ne lui demanda rien. Il venait d’entrevoir, au travers le pare-brise avant, complètement par hasard, le fameux motel qu’il se souvenait à présent avoir vu tout à l’heure… Peut-être réussirait-il à pousser le véhicule jusque là-bas ? Légèrement fataliste, ne se fatiguant même pas pour part de son idée à Sarah, il poussa la portière et sortit à nouveau, toujours gênait par le bleu qu’il sentait se former sur sa joue, ou qui était déjà peut-être complètement apparent. Sarah devait être fière d’elle !

- « Eh ben, c’est pas l’amabilité qui t’étouffera, toi ! »

En effet, elle avait parlé avec tellement de cynisme, comme si tout à coup elle espérait qu’il soit capable de l’aider. Cependant, Juan n’avait pu se retenir de se réjouir intérieurement en sentant un semblant d’inquiétude, vaguée dans les yeux si expressifs de la jeune femme qui ne rigolait nullement. Il se dirigea à l’arrière du véhicule, remonta les manches de son t-shirt déchiré et complètement irrécupérable, et poussa le plus fort qu’il le pu. La chaussée était glissante, cela aurait pu l’aider sauf que ça n’avait pas l’air d’y changer grand-chose. Il réessayer mais la voiture était bien trop grosse pour lui tout seul. Il se pencha à sa droite pour demander à Sarah de sortir de la voiture pour venir lui filer un coup de main, ou tout du moins pour enlever un peu de poids, ne comptant pas réellement sur elle pour venir pousser avec lui. Il aurait sûrement juste droit à une vanne, elle n’était pas le genre de fille très serviable.

- « Hey, Sarah, tu pourrais peut-être… »

Un bruit sourd de claquement de portière se fit entendre. Juan se rua impérativement du côté conducteur, alarmé à l’idée que quelqu’un ait pu se faufiler dans la voiture, espérant qu’elle n’était pas en panne, pour leur voler, gardant Sarah à l’intérieur. Mais bien vite il entendit, parmi le boucan que faisait la pluie, le loquet être tiré trois fois, signe que toutes les portes étaient à présent verrouiller. Et il voyait déjà la silhouette de Sarah regagner son siège. Juan tenta de secouer la poignée de la portière côté conducteur mais rien à faire, elle l’avait vivement devancé. Mais qu’est-ce qu’elle fabriquait, non d’un chien ? Il allait attraper la mort, dehors, comme ça ! Et puis c’était sa voiture, quand même, pourquoi faisait-elle ça ? L’énervement s’emparait à nouveau de lui, il frappa violemment contre la vitre, parfaitement informé qu’elle ne se briserait pas aussi facilement…

- « Sarah ! Ouvre ! Qu’est-ce qui te prend, merde ? Tu vas m’ouvrir, oui ? Oh ! »

Merde ! Juan mit un grand coup de pied dans la portière. Du calme ! Ce n’est pas en le voyant entrer dans une fureur digne de ce nom qu’elle lui ouvrirait, il fallait plutôt essayer d’être sympa. Juan sortit la paire solaire de la jeune femme qu’il avait récupérait tout à l’heure, l’a mis bien en évidence à la hauteur de la vitre pour qu’elle voit qu’il n’inventait rien et lui dit :

- « Allez, quoi, j’ai tes lunettes, ouvre-moi… »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Sam 28 Juin - 20:17

Sa petite crise de démence n’avait visiblement pas plu à Juan. Un sursaut avait secoué les épaules de la jeune fille alors qu’il frappait d’un coup sec sur le devant de la voiture pour la faire taire. De plus, ce regard si noir qu’elle avait reçu ensuite la découragea totalement de prononcer un mot de plus. Il prenait son téléphone portable, la bonne idée de joindre quelqu’un lui ayant traversé l’esprit. Mais le réseau était très rare à Jéricho, très difficile à capter. Finalement, il sembla résonné autrement, et sortit de la voiture sous la pluie qui ne diminuait pas. Disant au passage que ce n’était pas l’amabilité qui étouffait Sarah... Face à ce reproche, la jeune fille n’eu qu’une fois de plus envie de pourrir la vie de Juan et de lui donner raison, elle réfléchis un instant à comment elle pourrait s’y prendre. Et alors que la voix du jeune homme se faisait à nouveau entendre, demandant presque à Sarah de venir lui donner un coup de main, quelle audace, elle referma la portière de la voiture et s’empressa d’enclencher le mécanisme qui fermait tout les loquets de toute les cotés de la voiture. Fière de sa petite vengeance, certes toujours aussi puérile, elle se remit assise sur son siège, secouée d’un petit rire satisfait alors que Juan revenait affolé devant la vitre. Avait-il réellement cru que quelqu’un aurait pu vouloir voler son horrible caisse pourrie ? La pluie dégoulinait dans les cheveux du jeune homme, les plaquant instantanément sur son front. Tout de suite, elle ne pu s’empêcher de pensé qu’il était étonnement mignon, vraiment craquant, quel dommage qu’il soit si détestable... Il frappait contre la vitre, comme animé d’une rage incontrôlable, et plus il s’énervait, plus la jeune femme riait. C’était un spectacle tellement comique, les gouttes d’eau se perdaient même sur ses lèvres tant elles étaient nombreuses et étaient éjectée au loin alors qu’il hurlait à Sarah de lui ouvrir. Ses vêtements étaient eux aussi mouillés et laissait entrevoir les courbes gracieuses de son corps musclé. En effet, c’était un spectacle à ne pas manquer... Maintenant il se mettait carrément à mettre des coups de pied dans la portière. Mince alors, lui qui aimait tellement sa voiture, il devait vraiment être en colère. La jeune fille eu un mouvement de recul sur son siège tant elle riait, puis, elle reposa son regard sur Juan, ébahit face à ce qu’il tenait entre ses doigts : ses lunettes ! Sans même une égratignure, un miracle !
Elle se précipita vers la portière et ouvrit le loquet pour laisser entré le jeune homme dans la voiture.

« Mince alors je pensais qu’elles étaient perdues ! »

Dit-elle en les lui arrachant des mains, ne songeant même pas à la manière dont elle allait se faire reproché son acte. Son bien lui était revenu, elle ne pensait plus à rien d’autre.

« T’es peut-être pas si bête finalement..... Euh... En fait si. »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Sam 28 Juin - 21:03

Juan n’en croyait pas ses oreilles, il était là à essayer de la raisonner pendant qu’elle, elle rirait aux éclats, à l’intérieur du véhicule où il faisait sûrement moins glaciale que sous cette pluie vraiment givrante. En sortant la paire de lunettes de sa poche, il avait espéré prendre la jeune femme par les sentiments, ou du moins… grâce au chantage. Il fut quelque peu bluffait de voir qu’elle était aussi superficielle que ça mais finalement cela lui permettait de retourner un peu au sec, dans la voiture. Il ne se fit donc pas prier dès qu’elle déverrouilla le loquet. Il la laissa même s’emparer de la paire de lunettes sans ronchonner. Elle était décidément trop puérile pour qu’il puisse rire de la situation ou dédramatiser son comportement. Il ne se passait pas un jour, sans qu’il ne se dise que le prix à payer pour être un bon journal, était de voir cette chieuse tous les jours, durant la semaine, et de la supporter. La voir, encore, il pourrait très bien le faire s’en avoir à se plaindre mais travailler avec elle et l’entendre lui lancer des piques à longueur de journée, c’était usant à la fin…

- « Tu perds rien pour attendre, espèce de petite gamine ! »

Il lui adressa une grimace purement sarcastique et se frotta énergiquement les mains pour tenter de se réchauffer. Ses doigts étaient engourdis, alors il les frotta contre son jeans. Il se regarda rapidement dans le rétroviseur suspendu au plafond du véhicule et resta ébahit un instant en contemplant l'étendue du bleu sur sa joue qui commençait à devenir légèrement bleuâtre, ou peut-être était-ce violacé... Il tenta d’essuyer un peu la pluie qui chatouillait sa chaire mais ce geste fut douloureux à effectuer et il préféra abandonner que de faire se plaisir à Sarah qui devait jubiler à l’idée de ne pas l’avoir raté. Sur un ton étonnamment protecteur mais également dans l’idée de se débarrasser un petit moment d’elle, il ne pouvait pas nier, il s’attarda à lui conseiller :

- « T’as qu’à rester là, de toute façon mouiller pour mouiller, je vais aller voir au Motel si ils n’ont pas un téléphone pour que je puisse joindre une dépanneuse, ou Joshua… »

Il n’attendit pas vraiment qu’elle le lui donne son avis et sortit encore une fois du véhicule mais dans l’idée, cette fois, de ne pas y revenir tout de suite. Il allait réellement tomber malade mais il ne se souvenait pas avoir gardé une veste ou même un vêtement dans son coffre, donc n’avait pas d’autre choix que d’y aller dans cet état-là. Il commença donc son ascension en direction du Motel, sur le bas côté de la route. C’était dangereux de laisser la voiture en plein milieu de la route, comme ça, si jamais un conducteur arrivait trop vite et ne les voyait pas, il les percuterait de plein fouet mais la batterie tiendrait bien assez longtemps pour entretenir la faible lumière qui éclairait l’intérieur du véhicule, semblable à une petite lumière d’ambiance. Les chaussures infiltrés d’eau de pluie de Juan couinaient légèrement sous le mouvement de ses pas. Les mains dans les poches, il arriverait bientôt prêt d’un petit chemin de terre gadoueuse qui lui faudrait emprunter pour atteindre l’entré du Motel qui n’avait ni l’air fameux, ni de bonnes fréquentations. Les gens un peu louches n’ayant nulle part où aller pour terminer leur nuit devaient sûrement s’arrêter là mais le plus étrange ne demeurait pas là, il n’y avait que de vieilles voitures usées qui donnaient l’effet d’avoir été toutes volées, m’enfin, ce n’était pas le moment d’être paranoïaque pour si peu. De toute façon, le cadre n’était très emballant et vu le temps, ce n’est pas ce soir qu’il le serait. Le Motel avait l’air d’avoir des chambres dépendantes, toutes alignées sous un long porche miteux. Par réflexe, ayant la sensation d’avoir perdue la notion du temps à cause de la pluie torrentielle qui avait si subitement imposée sa volonté au soleil si beau qu’ils avaient eu toute la journée, il jeta un coup d’œil à sa montre. Elle affichait six heures quarante six. L’envie de fumer une petite cigarette le prix mais ce n’était pas la peine, elle allait prendre l’eau, tout comme le moteur de sa voiture qu’il avait l’intention de sortir de ce trou, aujourd’hui ou demain. Ca y est, le voilà au pied du Motel où il semblait y avoir un peu de lumière, au niveau du hall…
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Sam 28 Juin - 22:59

Elle n’arrivait pas en revenir, il venait de la traitée de gamine ? Mais pour qui se prenait-il ? Elle fourra rageusement ses lunettes fraîchement retrouvée au fond de son sac, et repris cette petite mine renfrognée qu’elle avait eue auparavant, les bras croisé sur son ventre. Elle savait bien qu’il la prenait pour une fille superficielle et écervelée, et elle s’en voulait de ne pas savoir lui donner tord à son sujet, mais à chaque fois qu’elle essayait de se montré sous son meilleur jour, quelque chose l’en empêcher, et elle perdait le contrôle d’elle-même. Soit elle hurlait de rage, soit elle l’insultait ouvertement, soit elle le rabaissait, soit elle se montrait odieuse, et du coup, il n’avait comme solution que de faire de même. Elle se demandait même parfois comment il faisait pour la supportée, et pour ne pas s’enfuir à toute jambe dès qu’il la voyait. Mais il lui suffisait d’une ridicule dispute pour qu’elle se dise que c’était elle qui avait du mérite d’être encore là, et de supporter sa sale tronche de rigolo à longueur de journée. Alors qu’elle allait sortir une réplique digne d’un philosophe, Juan eu la bonne idée de ressortir sous la pluie. Elle n’eut même pas le temps de lui opposé une quelconque résistance qu’il était déjà en train de marcher vers une destination parfaitement inconnue pour la jeune fille. Tout à coup, elle se sentit bien moins sur d’elle, alors que la silhouette du jeune homme se perdait de sa vision. Sarah fouilla dans son sac distraitement, sentant la panique l’envahir peu à peu. La lumière était encore allumée dans la petite voiture pourtant elle n’arrêtait pas de se dire que n’importe qu’elle personne pas très saine d’esprit pouvait venir, brisé les vitres et la kidnappée. Elle tri touillait nerveusement les lanière de son sac à main, la paranoïa prenant possession d’elle de minute en minute. Elle poussa un petit soupir puis finir par mettre ce dernier sur son épaule, sortant de la voiture. Les gouttes de pluie l’assaillirent immédiatement, mouillant intégralement sa chevelure en quelques secondes, ainsi que ses vêtements, le noir autour de ses yeux coulait très légèrement, et elle arriva enfin devant le motel dont parlait Juan tout à l’heure, alors qu’elle ne l’écoutait que d’une oreille. Elle poussa la porte et se rendit compte que le jeune homme venait à peine d’entrer, dit donc c’est qu’elle avait pas prit son temps pour flippé elle. Elle fit un petit sourire crispé à Juan alors qu’il se tournait vers elle. Décidant de prendre les choses en main, elle s’approcha d’une sorte de bureau derrière lequel se tenait un homme avec une bedaine très ronde et un air malsain sur le visage, c’était le propriétaire du motel. Quelque de chose de très miteux soit dit en passant...

« Excusez nous de vous déranger, mais notre voiture est tombée en passe, juste à quelques mètres de là... et... nos téléphone ne capte pas de réseau. Nous voudrions savoir, si par hasard, nous pourrions emprunté le vôtre ? »

Elle arborait son sourire le plus franc, et l’homme lui tendit un vieux combiné poussiéreux.

« Auriez vous le numéro d’une dépanneuse ? »

L’homme posa a coté d’elle un petit bout de papier contenant un numéro, et Sarah le composa instantanément. Manifestement, l’homme au bout de fil était ivre, c’était bien la peine qu’il fasse se métier. N’insistant pas plus longtemps, et non sans avoir émit un soupir exaspéré, elle prit le numéro de Joshua qu’elle avait dans le répertoire de son téléphone, mais celui-ci ne répondait pas. Contrainte, la jeune femme avait repoussé le téléphone vers l’homme.

« Merci quand même. »

Elle tourna son visage vers Juan, qui semblait ébahit de voir qu’elle arrivait parfois, dans sa vie, à faire des trucs sensés. Elle se contenta de faire un petit sourire, qui n’avait rien de malsain pour une fois. Elle se rendait parfaitement compte qu’ils allaient devoir passer la nuit ici.

« Qu’est ce qu’on fait de ta vieille bagnole maintenant ? »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Dim 29 Juin - 14:48

En poussant la porte du vieux bâtiment après avoir gravit de petites marches solitaires et légèrement glissantes pour l’atteindre, Juan avait simplement eu le temps de saluer le gros monsieur rondouillard dont le visage ridé par la force de l’âge le dévisageait, car bientôt Sarah retenait la porte qui se refermait derrière lui. En premier lieu, il avait pensé que l’homme le dévisageait parce que cet endroit paumé au milieu de nul part l’avait certainement rendu associable, puis il avait naturellement réalisé que son t-shirt déchiré et son bleu sur la joue avaient de quoi intriguer n’importe qui, sauf Sarah, bien sûr. Mais cette dernière se révéla être très serviable, malgré qu’elle ne pu être véritablement efficace puisque ses démarches n’aboutirent à rien de bien concluant et qui les feraient rejoindre la ville. Lorsqu’il l’avait vu composer le premier numéro, Juan avait tenté de croiser son regard pour savoir de quoi il en retournait, et lorsqu’elle avait raccroché pour composer le numéro de Joshua, il avait levé les yeux au ciel : il était leur dernier espoir avant qu’ils ne doivent passer la nuit dans ce trou. Juan s’était même rapproché du combiné pour espérer entendre la voix de Joshua mais l’annonce de sa messagerie vocale se fit rapidement entendre, à l’autre bout du fil. Que foutait-il ? D’ordinaire, il répondait toujours, son téléphone ne le quittait jamais… A moins qu’il soit avec une fille…

- « A mon avis, elle ne risque pas grand-chose… »

Juan lâcha un soupir. Aucune autre solution ne s’offrait à eux, si ce n’est celle de se payer deux chambres pour la nuit, en attendant le lendemain matin, en espérant que Joshua cherche peut-être à les joindre durant ce temps, pour au moins s’inquiéter qu’ils ne rentrent pas. Pour l’instant, c’était mal parti, il semblait avoir un tout autre programme. Enfin… De toute façon, il ne devait pas y avoir foule dans ce Motel, ils auraient forcément droit à deux chambres de libres. Juan se tournait vers Sarah pour la consulter lorsque la voix du gérant du Motel s’adressa à lui :

- « Dîtes… Vous êtes sur que vous n’avez pas plutôt eu un accident ? »

C’était à cause de l’ématum, il en était sûr. Il lui lança un petit regard qui signifiait qu’il était trop curieux et qu’il ne lui répondrait pas, surtout qu’il lui avait pratiquement coupé la parole et qu’il n’était pas franchement d’humeur à fraterniser de la sorte.

- « S’il vous plaît, auriez-vous deux chambres de libres pour cette nuit ? »

L’homme au cou boursouflé et crasseux se leva dans un petit grognement du siège et satisfait qu’on contribue à son gagne pain, se leva, saisit sa canne rude dont le bois était quelque peu rongé à certains endroits, et se dirigea vers un assez large panneau où les numéros des chambres étaient peint à la main, et pour les chambres encore disponibles, il y a avait une clé dans chaque case concernée. L’homme se traîna difficilement jusque-là et en saisit deux, l’une à côté de l’autre. Juan n’était pas très l’aise dans cet endroit, tout paraissait inconfortable et aucun objet n’était rangé, tout semblait comme des idées exposées sauvagement sur une feuille de brouillon gommée et gommée des tonnes de fois, illisible, en somme. Le bureau devant eux était poussiéreux, et en réalité, tout le reste, dans cette pièce, était dans le même état. Il croisait secrètement les doigts pour que les chambres soient mieux entretenues que ce qu’il voyait jusqu’alors.

- « Pour la nuit, ça vous fera quatre vingt dollars chacun. Et pas question de payer avant de partir, les clients me règles avant d’occuper les chambres. »

Il les regarda à tour de rôle d’un air menaçant mais avec tout de même, un petit sourire en coin, comme s’il était persuadé d’avoir mit à nu leur petit stratagème alors qu’il n’y en avait aucun. Peut-être avait-il l’intime conviction qu’ils avaient monté ce que l’on appel : « le coup de la panne », demandez deux chambres séparées, pour en réalité se rejoindre pendant la nuit et la passer ensemble mais avaient voulu se faire discret en prenant deux chambres ? En tout cas, il les pensaient sûrement ensembles, car après tout, rien ne poussait à croire le contraire : même âge, pas de vouvoiement, aucune engueulade devant lui, pour l’instant…

- « Euh… J’ai juste assez pour me payer ma chambre, et toi ? »

Causa t’il à Sarah, pour savoir ce qu’il en était de son côté, afin de mettre le gros monsieur d’accord. En effet, il n’avait que quatre vingt dix dollars, en liquide, dans ses poches, et il n’avait pas pour habitude de se promener avec un carnet de chèques ou ce genre de moyen de paiement. Sarah était peut-être plus prévoyante que lui, ce qui leur éviterait de passer la nuit ensembles dans la même chambre, avec deux lits séparés dans une même pièce, situation à laquelle il ne tenait pas trop. L’homme, comme pour accélérer un peu les négociations, leur dit tout de suite de quoi il en retournait si jamais ils n’avaient pas assez pour se payer deux chambres :

- « Si vous n’avez pas de quoi vous payez des chambres individuelles, le reste sont toutes des chambres qui n’ont qu’un lit deux places, je regrette… »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Dim 29 Juin - 15:58

Juan avait raison, sa voiture ne risquait pas grand-chose, seulement, elle était positionnée en plein milieu de la route. Sarah se disait qu’avec un peu de chance, quelqu’un l’emboutirait. Oui, c’était un espoir très malsain mais elle en avait plus que marre de faire le voyage dans cette vieille caisse. Le propriétaire du Motel regardait le jeune homme d’un air curieux, sans doute à cause des vêtements déchirés et du bleu qui grossissait à vue d’œil sur sa joue. La jeune femme émit un petit rire étouffé, bien trop heureuse d’avoir finalement réussit un coup pareil. La destination finale arrivait enfin, ils allaient devoir, à regret, passer la nuit dans ce sinistre bâtiment. Sarah regarda distraitement autour d’elle, les murs étaient sales, le papier peint se décollait par endroit, vraiment pas le genre de chose qu’elle aimait voir ou visité. L’homme venait de leur tendre deux trousseaux de clé, leur donnant directement le prix de ces deux chambres séparés qui, même si elle ne les avaient pas encore vues, ne plaisait pas à la jeune fille...

« Pour la nuit, ça vous fera quatre vingt dollars chacun. Et pas question de payer avant de partir, les clients me règles avant d’occuper les chambres. »

Sarah eu un petit haussement de sourcil, mais elle était certaine d’avoir cette somme. Alors que Juan farfouillait dans ses poches pour en sortir quelque chose comme 90 dollars, la jeune femme fouillait dans son sac à la recherche de son portefeuille qui semblait s’être fait la malle. Elle le posa alors à terre et continuait de chercher à l’intérieur, sortant même quelques une de ses affaires, comme une boute de tampons par exemple, au regard des deux hommes, sans s’en souciée, puis, elle remit le tout dans son sac, se relevant avec sur le visage, une mine parfaitement dépitée.

« Juan...J’ai oublié mon portefeuille... »

Cette fois c’était bien à lui de la détestée. C’était entièrement de sa faute s’ils allaient devoir passé une nuit dans la même pièce, avec en prime, un seul grand lit, et pas deux individuels. Parce qu’évidemment c’était la seule solution qui s’offrait à eux à présent. Sans attendre de réponse, le vieil homme s’en alla reposé ses clés et leur en donnait une autre, juste un peu plus grosse.

« Celle-ci est pour une chambre pour deux, au deuxième étage. »

Sarah émit un petit soupir et, voyant que Juan semblait pétrifié, elle lui prit son argent et le tendit à l’homme, ce serait sans doute bien assez. Après un petit sourire qui ne voulait rien dire, elle monta les escaliers, à croire qu’ils n’avaient pas assez d’argent pour installer un ascenseur, et arriva enfin devant la porte de la chambre qui avait le même numéro que les clés. Chouette, se dit elle, une nuit avec Juan ! Elle pensait que cette soirée allait être la plus horrible de sa vie, elle en était même persuadée. Justement, le jeune homme était derrière elle juste au moment ou elle ouvrait la porte et entrait à l’intérieur de la petite pièce miteuse... De très ancien et même pas beau tableau était accroché bancale ment aux murs dont la tapisserie était presque inexistante, une vieille télévision gisait dans un coin près d’une minuscule fenêtre, et au milieu de la pièce, ce seul et unique lit qui semblait les nargués, puis, deux autres pièces composait la chambre, sans doute les toilettes et la salle de bain.

« Wou-hou, ça c’est le grand luxe ! »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Dim 29 Juin - 17:06

- « Bravo, ça va nous êtres très utile… Moi-même, je n’aurai pas pu faire mieux ! »

Dit-il à Sarah, sur un ton très ironique, lorsqu’elle lui expliqua qu’elle avait perdu son portefeuille. Il lui tapota même sur l’épaule mais ce n’était pas franchement amical, c’était juste pour paraître correct devant l’homme rude et peu aspirant qui se tenait en face d’eux, et qui ceci dit en passant, avait affiché une mine légèrement dégoûtée en voyant la seule femme dans cette pièce leur offrir une imprenable vue sur un petit sachet de tampon qui, avant qu’elle ne le sorte sans complexe, se trouvait caché au fond de son sac à main. Et puis, il fallait à tout prix rester raisonnable et essayer de ne pas déclancher une nouvelle dispute, leurs rapports étaient assez conflictuels pour qu’ils empirent davantage une fois là-haut, avec pour seule solution de dormir dans la même pièce. L’horreur, c’était vraiment l’horreur, comment allaient-ils faire ? Juan serait incapable de dormir avec Sarah, il allait être réveillé toute la nuit par des cauchemars intempestifs à son sujet, en plus accentué par le cadre loin d’être ordonné dans lequel ils se trouvaient, sachant que la chambre de Motel ne promettait guère d’être mieux, cela s’annonçait cruellement insoutenable.

La voix de l’homme robuste venait de retentir, leur proposant une tout autre clé mais Juan semblait pétrifiée, il ne pouvait donc pas faire une toute petite exception et acceptait qu’il le règle plus tard ? C’était peine perdue, Sarah lui prit ses quelques billets verts des mains et le lui donna. Il accepta l’argent sans ronchonner et Sarah comprit qu’il valait mieux s’en aller avant qu’il ne change d’avis, au cas où il n’y avait pas le compte pile. Juan la suivit donc jusqu’au second étage, s’aventurant à traverser un escalier où il était nécessaire de se recourber très légèrement pour ne pas se cogner contre le plafond plus bas qu’à la hauteur exigeait par la norme Américaine, c’était certains. Cet escalier était très étroit et les marches étaient une sorte de mélange étrange de poussière, de ciment et de planches de bois grinçantes, parfois. Il n’y avait aucune fenêtre, et Juan se demandait bien qui pouvait venir passer quelques heures dans un tel endroit, si ce n’était pas en dernier recours ? Mais le pire était à venir, lorsque Sarah ouvrit la porte dont la teinture verte ne semblait plus qu’être du passé lointain… L’intérieur de la chambre numéro soixante quatre, la leur pour la soirée, faisait la taille d’une boîte d’allumette, si l’on excluait le fait que les toilettes et la salle de bain soit deux pièces à part. Aimant voyager, Juan avait été confronté à toute sorte de Motel mais il devait avouer que là, c’était vraiment le strict minimum, pas étonnant que le prix lui ait semblé trop bon marché pour que le résultat soit de qualité. Remarque, comment s’attendre à de la qualité en venant ici ?

- « Qu’est-ce qu’on fait pour le lit, alors ? »

Lui demanda t’il, narguait autant que sa collègue, par le matelas d’apparences mœlleux, qui n’attendait qu’une chose, que l’on se vautre dessus de la façon la plus abjecte qui soit. Juan laissa Sarah pénétrer la première dans la chambre. La première chose qui le frappa lorsqu’il entra, fut la moquette de couleur bordeaux, qui avait sûrement perdue toute sa valeur en étant exposée à la saleté aussi directement. Il s’empara de la clé que Sarah avait laissé sur la serrure et prit bien soin de refermer la porte derrière, cependant, sans la verrouiller tout de suite. Il posa la clé sur un petit meuble qui menaçait de s’effondrer et qui servait sûrement à accueillir car à vrai dire, il était le seul meuble avec des tiroirs dont la pièce était composé. Il ne donnait vraiment pas envie que l’on n’y dépose un vêtement, ou même un effet personnel. Y avait-il des femmes de ménages, dans cet endroit ? Juan en doutait fort… Par pur curiosité, le jeune homme alla visiter la salle de bain, située juste à sa droite, qui donnait directement vu sur le grand lit deux places, plutôt encombrant dans un si petit espace. Un rire nerveux s’échappa de sa bouche lorsqu’il découvrit ce qu’était la salle de bain : une vitre brisée, un minuscule lavabo impropre, avec une seule brosse à dent –dont les poils étaient infectes et abîmés- posée sur le rebord jaunâtre, et à côté de tout cela, une baignoire, elle, farouchement propre. Et par chance, un peignoir blanc comme neige se trouvait posé sur son rebord, accompagné d’un petit échantillon de gel douche. C’était tout de même inadmissible de ne rien voir de multiplier par deux alors qu’il était censé avoir payé pour une chambre pouvant accueillir deux personnes. C’était à se poser la question de savoir si ce Motel appartenait vraiment à ce pauvre mec… Juan saisit le peignoir et le jeta à Sarah, l’interpellant pour qu’elle le rattrape :

- « Tiens, attrape ! Tu peux prendre une douche, si tu veux… »

Il ne l’obligeait pas à en prendre une, même pas persuadé qu’il y ait assez d’eau chaude pour deux personnes mais quoi qu’il en soit, elle aurait sûrement plus besoin du peignoir que lui, c’était donc logique qu’il lui donne, car si lui pouvait se promener torse nu sans que cela ne soit de l’exhibition, elle, ne pouvait pas vraiment, y compris parce qu’elle avait beau être jolie, il était son collègue et n’avait pas envi de passer pour un voyeur, et qu’une rumeur débile tourne dans tout les bureaux du News quand ils rentreraient, si jamais Sarah décidait d’être encore vache avec lui. Mais avant de lui céder la place pour qu’elle se douche, si elle le souhaitait, il saisit un chiffon qui traînait par-là, le rinça avec de l’eau brûlante et le déposa sur sa joue douloureuse, souhaitant étouffer un peu la douleur, dans l’espoir de ne pas se retrouver avec une patate à la place de la joue, demain matin. Il tapota sa chaire avec le bout de chiffon mais fut obligé de serrer les dents pour ne pas renoncer…

- « Je suis heureux de t’annoncer que tu devrais t’inscrire à des cours de boxe, tu serais sûrement la meilleure… »

Lui lança-il, comme un léger reproche. Toujours le chiffon mouillé contre sa peau, censé le soulager, il alla s’asseoir dur le bord du lit, dans l’intention de faire fonctionner la télévision, peut-être pour voir ce que tout bon journaliste aimait voir : les infos, mais l’antenne sur le toit ne devait pas être bien située, leur télé ne captait rien, juste des images floues, sans son. Non d'un merlin magique, qu'il avait hâte d'être à demain matin pour qu'un coup de fil provenant de la part de Joshua le réveil de cette descente aux enfers, coupé du monde... Juan arrêta l’appareil de fonctionner, immobile sur le lit, le regard fixe en direction de tous ces tableaux qu’il crevait d’envie de repositionner bien droit. Mais Sarah se moquerait sûrement de lui, il serait résisté…
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Dim 29 Juin - 21:08

« Qu’est ce qu’on fait pour le lit alors ? »

La jeune femme n’avait pu s’empêcher d’éclater de rire. Etait-il aussi peu gentleman qu’elle l’avait imaginé ? Elle fit quelques pas dans la pièce, se disant que finalement, ce n’était pas si horrible que ça. Elle avait une certaine aisance, et habitude, à vivre dans la poussière que s’était presque comme si elle ne la remarquait plus. La seule chose de dérangeante pour l’instant était cette infecte odeur de renfermé, persistante et dégoûtante. Sarah se dirigea vers la fenêtre et agrippa la petite poignée, pour tenté de le tournée en appuyant de toutes ses forces, mais rien n’y faisait, la vitre était condamnée. La jeune femme étouffa un petit juron, tout en examinant méticuleusement un pan du rideau. *Beurk*, une petite éclaboussure de sang s’étendait sur quelques centimètre, imprégnée dans le tissu. D’accord, elle était bordélique, mais elle n’était pas sale non plus. Elle revint près du jeune homme et s’assit sur l’un des rebords du lit, un petit sourire énigmatique sur le visage.

« La question est plutôt, ou est-ce que TU vas dormir ? »

Elle avait bien insisté sur le pronom histoire de lui faire comprendre qu’elle allait, cette nuit, dormir dans ce lit qui d’ailleurs avait tout l’air d’être bien confortable. A défaut d’être convenablement désinfecté... Juan se dirigeait vers la salle de bain, et Sarah eu l’idée de faire de même, s’arrêtant à quelques mètres du jeune homme pour qu’il donne ses appréciation avant qu’elle ne voit de ses yeux. Mais celui-ci se contenta de lui lançait un peignoir qui, heureusement, sentait le propre. Est-ce que ça voulait dire qu’il la trouvée sale et qu’il n’avait pas trouvé d’autre moyen pour le lui dire ? Elle fit une petite moue étrange, et fit mine de respirer ses vêtements. Bah... non, elle sentait très bon. Enfin bon, elle dépassa tout de même Juan, et entra dans la petite salle de bain. Le lavabo ne semblait pas très propre mais la baignoire par contre était d’une blancheur immaculée, c’était étonnant le contraste entre les deux objets. Le jeune homme revenait dans la pièce, mouillant un vieux chiffon étrange qu’il appliquait par petite friction sur sa joue endolorie. Sarah eut un petit rire, elle ressortit de la salle de bain et se dirigea vers son sac qu’elle avait posé juste devant le lit. Elle en sortit une petite trousse dans laquelle elle prit une petite crème servant à apaiser une blessure intérieure, non une plaie. Elle s’en retourna devant le jeune homme et le poussa jusqu’au lit, appuyant un peu plus fort sur son torse pour qu’il tombe à la renverse sur le meuble moelleux. Sans ce dire que ceci pouvait être prit pour une invitation à l’acte sexuel, elle grimpa littéralement sur lui, ses jambes entourant les hanches du jeune homme, et elle mit une pointe de crème sur le bout de son doigt. Puis, elle étala cette petite noisette blanche sur la joue du jeune homme, de la manière la plus délicate qu’elle pouvait.

« T’es franchement pas doué. »

Elle ne le regardait presque jamais dans les yeux, s’était étrange, mais Sarah avait du mal à regardé les gens bien en face. Soit elle fuyait les regards, soit elle portait ses énormes lunettes de soleil. C’était quelque chose qu’elle n’arrivait pas à expliquer, ou plutôt qu’elle ne voulait pas. Une fois qu’elle eu terminé l’application, elle se glissa au bas du lit et retourna dans la salle de bain, laissant la porte ouverte. Elle se déshabilla, sans se soucié, pensant évidemment que le jeune homme n’allait pas regardé, il la détestait bien trop pour ça, il ne devait même pas la trouvée jolie, puis elle entra dans la baignoire. Elle resta debout et prit le pommeau de touche tout en allumant l’eau qui coulait en cascade sur ses cheveux et son corps tout entier. Au milieu du bruit de l’eau, elle cria au jeune homme :


« Espère tu avoir de l’eau chaude ensuite ? »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Dim 29 Juin - 23:22

Bien sûr que si, il était prêt à lui laisser le lit, n’étant pas égoïste, contrairement à elle. Mais il avait espéré que peut-être, ils pourraient chacun dormir à une extrémité du lit, pour ne pas faire d’histoire, et aussi parce qu’il ne s’imaginait pas très bien dormir sur la moquette poussiéreuse qui recouvrait le sol de la chambre. Seulement, Sarah ne semblait pas d’humeur pour les négociations. Avant d’entrer dans la salle de bain, Juan avait jeté un petit coup d’œil au lit qui avait tout l’air d’être confortable mais dont il ne profiterait de toute façon pas. Quoique, finalement, ce n’était pas plus mal. Il venait de réaliser que peut-être, des gens légèrement glauques d’esprit, qui aimaient coucher dans des endroits bizarres, avaient pu choisir ce Motel et se jeter sur ce lit-là pour y faire tout un tas de prouesses. Et comme rien ne présageait que les draps soient changés régulièrement, il ne pourrait guère dormir l’esprit bien tranquille, s’il était contraint de passer la nuit dans ces couvertures.

Après un bref petit état des lieux, il avait vite eu confirmation que l’endroit ne s’améliorait pas vraiment de pièce en pièce, si bien qu’il n’irait même pas voir à quoi ressemblait les toilettes, en tout cas pas avant d’avoir une envie pressante. Il regardait donc les cadres affreusement bancals, lorsqu’il étrangla un juron au fond de sa gorge… C’était trop dur, il devait les replacer d’une façon plus digne, ça ne ressemblait à rien, là ! Il se releva donc énergiquement du lit, dans l’idée de faire son affaire, lorsque soudain Sarah brandit devant lui : encore elle ? Il s’apprêtait à lui conseiller d’aller se doucher, ressentant la vive envie de vouloir se décrocher un peu de sa présence encombrante, lorsqu’elle lui imposa assez fermement la position couché sur le lit. Il arqua un sourcil, persuadé qu’elle allait lui sortir une réflexion bidon du genre : « Profite de ce lit dans lequel tu ne dormiras pas ce soir ! » mais au lieu de ça, elle s’accroupit sur son bas ventre. Oh-là, qu’est-ce qu’elle avait encore celle-là ?

- « Qu’est-ce qu… ? »

Pas le temps pour les belles paroles, il fallait agir où elle allait se permettre on ne sait trop quoi, encore ! Il lui agrippa les poignés, essayant de lui faire comprendre sa volonté de se redresser et de l’éloigner de lui mais voir le tube de crème le rassura à propos de ses intentions. Il voulu néanmoins la raisonner, ce n’était pas une façon de lui appliquer une crème mais elle en avait déjà étalait une petite pointe sur son nez. Il l’essuya immédiatement d’un revers de main, et la sentit lui étaler le reste de la portion qu’elle avait extirpé du tube, sur son ématum. Pour une fois, il sentit bien qu’elle voulue être délicate mais elle y allait tout de même trop fort, de quoi attiser un peu plus son humeur déjà ronchonne. Il serra les dents pour retenir un juron mais enfin, Sarah semblait avoir terminer. Il n’attendit pas qu’elle veuille bien bouger pour la relever avec lui, d’un air vexer. Il était assez grand pour ce mettre de la crème tout seul et bien qu’il ne l’avouerait pas, il était contrarié qu’elle ait réussi à le tenir et à lui imposer sa volonté de lui mettre cette crème là. Néanmoins, il lui était secrètement reconnaissant, cela allait certainement atténuer la douleur du bleu qu’elle avait causé. Et il espérait qu’elle regrette, maintenant qu’elle voyait le résultat. Elle venait de se faufiler victorieusement dans la salle de bain, laissant la porte ouverte, ne se souciant sûrement pas qu’un peu de pudeur pouvait être exigé, dans certaine situation. Lorsqu’elle commença à se dévêtir, il détourna le regard, plus par principe que par envie, il fallait le reconnaître. Il avait beau la haïr, elle devait sûrement être une très belle femme mais cela ne le regardait pas franchement. D’après ce qu’il l’avait déjà entendue dire, elle n’avait pas de petit copain mais ce n’était pas une raison pour s’exhiber de la sorte. Il alla donc à l’aveuglette, une main sur ses yeux et l’autre raflant les murs ignoblement poussiéreux de la pièce, afin de se diriger sans risquer de cogner son bleu, entrebâiller la porte de la toute petite salle de bain. C’est à ce moment qu’il l’entendit lui poser une question, il laissa retomber sa main qui cachait sa vue, certains désormais de ne pas pouvoir la voir, et lui répondit nonchalamment :

- « Non, j’ai des sœurs, je suis un habitué des douches froides, t’en fais pas pour ça… Du moment que je suis propre, sa devrait aller. »

Qu’espérait-elle, après tout ? Qu’il lui demande si elle était d’accord pour lui faire une petite place dans la baignoire afin d’avoir assez d’eau chaude pour eux deux ? Pathétique. Juan profita de ne pouvoir déranger personne pour se débarrasser de son t-shirt déchirer qui était encore humide. S’il le gardait plus longtemps, il serait sûrement enrhumé, cette nuit, et détestait ça. Il aurait également voulu enlever son jeans qui paraissait peser des masses, infiltré d’eau mais ce n’était pas le moment, pas avec Sarah dans les environs, cela ne se faisait pas, il n’entretenait pas d’assez bon rapports avec elle pour se permettre d’aller jusque là. Il posa son t-shirt sur le haut de la petite commode afin d’espérer le faire sécher un peu. Quand tout à coup, il passa devant les rideaux, et remarque lui aussi cette étrange marque de sang. Wouah, flippant ! Mais il ne voulait même pas savoir si elle provenait d’une simple blessure quotidienne ou de pire ! Il n’était pas du genre peureux mais se dirigea vers la porte d’entrée de la chambrée, pointa son nez à l’extérieur pour s’assurer que le gros homme robuste ne les avait pas suivit et se permit de verrouiller la porte en retournant à l’intérieur. Il n’avait qu’une idée en tête, se doucher, pourvu que Sarah ne soit pas du genre à passer une éternité sous la douche. Tournant en rond, il profita que la jeune femme ne soit pas là pour replacer les tableaux afin de se sentir mieux, et passant distraitement devant la salle de bain, vraiment trop à l’étroit dans cette pièce chambre, il fit interloqué : l’eau de la douche ne coulait déjà plu ! Cela ne faisait même pas deux minutes que Sarah était entré là-dedans ! Et puis, il ne l’avait pas entendue glisser ! N’y avait-il plus d’eau ? Il toqua contre la porte et s’exclama assez fort pour qu’elle l’entende :

- « Ca va là-dedans ? Y’a plus d’eau, ou quoi ? »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Lun 30 Juin - 0:19

Sous la douche elle repensa au moment ou Juan avait essayé de se débattre sur le lit, c’était tellement comique. A croire qu’il avait crut qu’elle avait l’intention de commettre un viol sur sa petite personne ! Quel comique celui-là. Puis, elle coupa l’eau un instant pour laver ses long cheveux noirs. Elle se baissa et prit un petit échantillon de shampoing qui traînait sur l’un des rebords de la baignoire. Elle dévissa rapidement le capuchon, et un liquide jaunâtre en sortit, mais elle n’y prêta pas attention, elle mit le tout sur ses cheveux, tout en frictionnant énergiquement jusqu’à obtenir de la mousse. Soudain, la voix de Juan se fit entendre par l’entrebâillement de la porte.

« Bien sur qu’il y a encore de l’eau crétin, je suis seulement en train de me laver les cheveux. »

D’accord, l’insulte était inutile, mais elle n’avait pas pu s’en empêcher. Parfois elle se sentait obligée d’être vulgaire. Surtout avec ce mec là, il lui en faisait tellement voir de toutes les couleurs, qu’elle se permettait bien des choses envers lui à présent. Enfin, elle fut entièrement propre. Elle sortit prudemment de la baignoire, en mettant sur elle le peignoir que le jeune homme lui avait lancé quelques instants avant. En personne civilisée, elle lui avait laissé une bonne partie de l’eau chaude, mais elle ne dit rien, histoire qu’il soit surpris de la gentillesse dont elle pouvait, parfois, faire preuve. Elle s’essuya les pieds sur le tapis de sol, et sortit de la salle de bain, oubliant ses vêtements dans celle-ci, entassé dans un coin, il ne valait mieux pas qu’elle les oublies, parce qu’elle n’en avait malheureusement pas d’autre pour le lendemain. Elle ouvrit la porte et remarqua avec stupeur que le jeune homme se trouvait juste devant. Non mais qu’est ce qu’il faisait là celui-là... Sarah lui jeta un petit regard en coin en passant, et continua de le fixé en avançant vers le lit. Puis, se rappelant soudainement que ses vêtements étaient à l’intérieur, elle se mit à courir et les récupéra à la vitesse de l’éclair.

« Behh... Allez, rentre dans cette salle de bain que je puisse me mettre à l’aise ! »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Lun 30 Juin - 1:10

Elle se lavait les cheveux, d’accord. Avec ses mains, Juan fit quelques percussions sur ses genoux, histoire de passer un peu le temps en faisait autre chose que d’inspecter les environs. Mais Sarah sortit finalement de la salle de bain alors qu’il était encore prêt de la porte. Elle lui lança un regard tellement accusateur, qu’il eut l’étrange sensation qu’elle venait de le considérer comme un voyeur, et un seul regard avait suffit pour cela. Il soutint son regard jusqu’au bout, et s’engouffra ensuite dans la salle de bain, sans répliquer quoi que se soit, il commençait à être tard et la journée avait été dure. Il ferma la porte derrière lui, nuançant avec Sarah, un peu plus tôt. Il ouvrit le petit bouton, abaissa la braguette de son pantalon et le fit glisser le long de ses jambes, suivit de près par son caleçon… Les deux pieds à présent dans la douche réchauffée par le passage de sa collègue qui avait eu, elle, de l’eau chaude, il actionna la pomme de douche accrochée au mur. Sa fine musculature se rétracta à l’annonce de la douche froide qui allait couler sur sa peau mais… Quoi ? L’eau était chaude ? Il ferma les yeux et fit contraint de remercier mentalement Sarah qui n’était pas là, pour avoir était partageuse, sur ce coup-là. Une fois ses cheveux trempés, il prit le petit échantillon de shampoing et se servit du fond de bouteille que lui avait aimablement laissé Sarah, même si elle aurait pu faire mieux. Il l’appliqua sur ses cheveux et frotta le tout par des mouvements circulaires qui serviraient à enlever la poussière qui s’était crocheté dans sa chevelure humidifiée par la pluie torrentielle à laquelle il avait eu droit de manière excessive, grâce à cette chère Sarah. Juan eut envie de chanter mais il se retint de le faire, et bientôt coupa l’eau. Trois minutes lui suffisaient amplement pour se laver. Il descendit sur le tapis de douche, lorsque son reflet dans la vitre brisé, attira son attention. Il n’était pas narcissique mais ce bleu l’obsédé, qu’allait-il dire, de retour au journal ? Sarah m’a frappé ? Pff ! Juan attrapa une serviette de bain, visiblement propre, qui traînait par là, et s’en servit pour s’ébouriffer les cheveux afin de les sécher. Il renfila ses vêtements et c’est ainsi qu’une idée lui vint à l’esprit : il allait dormir dans la baignoire ! Pendant qu’il se douchait, s’était assez inexplicable mais il s’y était sentit bien et au moins elle était propre. Il s’empressa donc de rattacher son pantalon pour se servir de la serviette pour éponger la baignoire jusqu’à ce qu’elle soit impeccable. Il s’apprêtait à annoncer à Sarah qu’il allait passer la nuit dans la baignoire, laissant à son Altesse, le grand lit pour elle toute seule, et se préparant à ce qu’elle lui pouffe au nez mais alors qu’il ouvrit d’un seul coup la porte, dans l’idée de récupérer son t-shirt qui avait peut-être séché, aussi, il se rendit peu fièrement compte que la jeune fille n’avait pas terminé de se changer. GOD ! Il avait déjà vu bien des filles depuis qu’il n’était plus puceau mais Sarah, c’était sacrement différent, il la détestait et ne voulait pas qu’elle le prenne pour un voyeur ! Il s’empressa dans un élan de pivoter sur lui-même mais n’eut même pas le temps de crier : « Ouf ! » qu’il percuta la porte de plein fouet, ayant été bien trop couvert de ridicule pour se souvenir qu’elle se refermé pratiquement toute seule, n’étant pas de niveau par rapport au sol. Il se retrouvait instantanément par terre, sa main cloîtrée sur son bleu qu’il venait de cogner à nouveau. Le souffle court, il sentit une bouffée de chaleur désagréable parcourir l’intégralité de son dos et sa joue lui fit l’effet de faire la taille du gros sac à main de Sarah. Agenouillé sur le sol, il voulu se retenir et encaisser le choc mais des larmes de douleur vinrent parsemer son visage sans qu’il ne puisse y faire quelque chose. Il ne pensa même pas à rattraper le coup en prétextant la technique de la petite poussière contrariante dans l’œil, non, il s’était réellement fait très mal… Il ne se soucia même plus du fait que Sarah allait sûrement le montrer du doigt parce qu’il pleurait. Jamais il n’avait prit l’habitude de véritablement pleurer en public parce que si c’était le cas il avait toujours l’impression de jouer une scène de théâtre et d’inciter la pitié de ses spectateurs mais là, il aurait préféré que cette porte n’ait jamais existé, quitte à être obligé de se doucher ouvertement devant Sarah qui, si sa avait été le cas, aurait pu se cacher dans les toilettes, au moins…
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Lun 30 Juin - 1:33

Sarah venait de remonter sa culotte le long de ses jambes, alors qu’elle entendant la douche couler lentement. Elle était quand même assez contente d’elle-même, elle avait réussit à trouvé la gentillesse pour laissé de l’eau chaude à Juan, pourtant Dieu savait combien elle le détestait. Elle n’entendit pas le bruit cessé, pourtant celui-ci était bel et bien inexistant à cet instant précis, mais c’est celui de la porte qui le devança, et il fallut à Sarah un certain temps de réaction pour prendre l’initiative de mettre ses bras en croix sur sa poitrine. Mince alors, son collègue venait de la voir à moitié nue ! Un petit cri de stupeur c’était échappé de ses lèvres, mais la suite des événements était pire encore... Alors qu’il voulait s’en retourner dans la salle de bain, se retournant avec une vitesse folle, le jeune homme se prit la porte en pleine face. Le fait qu’elle cache sa poitrine avec ses bras n’empêcha pas la demoiselle de mettre une main sur sa bouche, compatissante avec la douleur que pouvait ressentir Juan à cet instant précis. Dit donc, il avait reçu un paquet de coup sur la caboche aujourd’hui celui là ! Sarah enfila rapidement son haut, sans prendre la peine de mettre un soutien gorge en dessous, pour la nuit c’était bien plus pratique et puis surtout bien plus confortable de ne pas se prendre les armatures dans les cotes... Puis, elle se rua presque sur le jeune homme qui tenait son visage entre ses mains. Sarah cru entre apercevoir des larmes sur les joues de ce dernier mais elle n’eu même pas l’idée de se moqué de lui tant le bruit qu’avait provoqué le choc de son visage contre la porte en bois avait était puissant. Elle se doutait bien de la douleur qu’il devait ressentir, et elle pensait très sincèrement que le tube de crème allait être vide avant le levé du jour. Elle prit les mains du jeune homme avec l’une des siennes et passa doucement celle qu’elle avait de libre, et qui était froide, comme d’habitude, elle avait toujours les mains froides, sur le front de Juan. Elle se sentait presque comme une petite maman tout à coup, tant elle était remplie de compassion. Elle ne savait même pas comment Juan allait réagir à tant de tendresse de sa part, ce n’était vraiment pas son genre. Elle se releva légèrement, parce que son dos commençait à l’élancée, cherchant du regard sa petite crème miracle, et se demandant en même temps ou Juan allait pouvoir bien dormir cette nuit... Elle se remit debout et repris le tube de crème sur le lit, cette fois-ci elle décida qu’elle n’allait pas la lui mettre elle-même, histoire de ne pas lui faire plus mal qu’il n’avait déjà. Elle retourna auprès de lui et s’accroupis à ses cotés tout en lui tendant la crème.

« Tiens, remet en...ou tu vas finir par ressembler à Elephant Man »

Après une intense réflexion, la situation était étonnement comique. Il fallait l’avouer. Elle porta une main a ses lèvres histoire de ne pas rire trop fort, mais elle ne pu s’empêcher de pouffer de façon pas très discrète. Quelle tête il avait fait quand il l’avait vue !
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Lun 30 Juin - 2:26

Le visage de Juan était légèrement crispé par la douleur, ses yeux étaient clos sous ses mains, cela lui permettait de reprendre un peu ses esprits, le coup l’avait bien sonné, quand même, presque autant que si le gros robuste qui les avait accueilli dans ce pittoresque Motel lui avait démanché un poing aussi sec que son allure. Espérons qu’ils n’aient pas de voisins, sinon il les avaient sûrement tous réveillé, vu le tapage qu’il avait provoqué au moment de l’entrechoque. Mais c’est alors que Juan sentit des mains froides mais voulant l’aider qui lui ôtèrent ses propres mains de son visage, afin de constater les dégâts. Il devait avoir le visage rouge, et dans son cou, au niveau de ses cheveux frais, de la sueur avait du faire son apparition. Il regarda enfin Sarah et lui saisit gentiment le poigné, elle semblait affoler : était-il dévisageait ? Etait-ce donc à ce point ? Elle lui tendit subitement le tube de crème qu’elle venait de retrouver. Le jeune homme l’avait bien sûr accepté mais la petite remarque qu’elle lui fit n’eut pas pour effet d’arranger son ego qui venait déjà d’être sous-estimé. Et pour ne rien arranger, elle se mit à rire. Bien évidemment, quand ce sont les autres qui prennent les coups et que c’est à eux que sa leur arrive, c’est forcément marrant, sauf que venant de Sarah, c’était en plus moqueur. Il en rirait sûrement plus tard mais pour l’instant, ce n’était pas gagné !

- « Au moins je ne ressemblerais pas à Elastique Girl ! »

Rétorqua-il très amèrement, faisant peut être un peu la comparaison entre ce personnage de dessin animé et sa poitrine qu’il n’avait en fait pas eu le temps de vraiment apercevoir, il espérait juste la blesser un peu, pour changer.

- « J’en ai assez, je vais dormir ! »

Pas un salut, pas un remerciement, non, rien, il ouvrit la porte de la salle de bain, et cela se voyait qu’il la détestait, celle-là, y entra et la claqua… pour aller bouder. C’était peut-être un peu désespérant mais il s’en voulait à présent de lui avoir fait une réflexion indigne de la gentillesse dont elle avait fait preuve… L’eau chaude, la crème… Il la détestait et elle s’était un peu comportait comme une allumeuse, tout à l’heure, sur le lit mais elle avait fait deux remarquables efforts et ne lui avait pas très bien rendu…

Le jeune homme se massa la joue avec la crème qu’il avait encore dans les mains, et quand ce fut fait, éteignit la lumière. A présent dans le noir, il tentait de faire le point sur tout ce qui leurs étaient arrivés, jusqu’à maintenant mais l’épuisement commencé à persister et il s’assit au bord de la baignoire, hésitant entre aller se coucher ou retourner vers Sarah pour… s’excuser ? Non, elle lui en faisait tellement voir des vertes et des pas mûr depuis qu’elle avait été engagée que finalement il lui rendait la pareille pour d’autres fois, pas la peine de culpabiliser, cela lui ferait bien trop plaisir ! Juan se laissa finalement tomber dans la baignoire bien sèche, profitant de l’odeur de propre qui flottait dans l’air avant que l’odeur de renfermée ne revienne empester l’air ambiant de cette pièce. Il adorait cette odeur de propre mais reconnaissait également que la baignoire, c’était un peu… dur, pour y passer toute une nuit. Un coup de tonnerre se fit entendre et il n’y avait pas besoin de fenêtre pour imaginer qu’au dehors, le temps toujours être aussi exécrable que lorsqu’ils étaient venus ici. Pourquoi Joshua n’essayait même pas de les joindre, de rappeler le numéro de ce gros rondouillard ? L’avait-il fait mais l’homme avait été trop feignant pour se déplacer cogner à leur chambre ? Il devait le croire en couple avec Sarah, en plus, alors, cela ne devait pas vraiment l’inciter à interrompre la super lune de miel de deux amoureux ! Juan soupira, ayant bien envie de descendre parler au propriétaire du Motel pour savoir. C’était vraiment trop intenable d’être enfermé dans cette boite d’allumette, même un studio serait plus confortable !
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Lun 30 Juin - 15:19

Elle était en train de se dire que : *merde alors quel con !*
Et dire que pour une fois, elle avait voulue être sympas, qu’il ne se sente pas aussi cruche qu’il l’était, et pourtant, il avait quand même était désagréable. C’est à ce moment précis qu’elle décida qu’elle ne serait plus jamais, ô grand jamais, gentille, avec lui. Il venait de la traitée d’Elastic Girl, et en plus, elle n’avait même pas compris la référence ! Le pire c’est qu’il n’avait pas perdu de temps pour s’énerver...

« Va te faire foutre Juan. » Dit elle, juste à l’instant ou il retournait dans la salle de bain en claquant la porte.

Qu’avait-elle fait de se impardonnable, dans une autre vie, pour être tellement rejetée des autres. Elle n’était désagréable que lorsqu’on l’était avec elle, agressive, de même. Mais elle se refusait toujours d’être gentille, pourtant, cette fois-ci, elle avait fait un terrible effort. Toute sa vie on lui avait sans cesse répété qu’elle était méchante, seulement elle n’était pas née comme ça, elle l’était devenue.
Elle savait pertinemment que Juan n’allait pas revenir et s’excusé, il devait se dire qu’elle ne le méritait pas, mais elle était blessée, réellement. Elle avait baissé ses gardes et maintenant elle le regrettait amèrement. Peut-être qu’il se disait qu’il lui rendait la pareille pour toute les fois ou elle l’avait attaqué sans raison apparente, et il avait sans doute raison de le faire, mais elle se sentait tout à coup petite et misérable à cause de lui, et ça, elle ne le supportait pas.
C’était une belle ordure.
Elle passa une main dans ses cheveux encore humide et se dit que demain matin elle allait avoir une coiffure d’enfer si ses cheveux séchés sans l’aide d’un sèche-cheveux, mais enfin tant pis, au moins, demain était un autre jour, et elle rentrerait chez elle, avant de devoir voir encore une fois la sale tronche de cet idiot de service. Elle ouvrit le lit, qui étrangement semblait propre, et souleva le drap ou elle s’engouffra rapidement, serrant immédiatement les couvertures contre elle.
Si elle n’avait pas était aussi forte intérieurement, elle aurait sans doute pleurée, encore et encore, toutes les larmes de son corps pour la méchanceté dont les gens faisaient preuve envers elle, et celle dont elle faisait preuve envers eux. Elle ne voulait pas abandonner son métier, c’était son gagne-pain, ce qui lui permettait de vivre, et même si à force, elle avait acquis une horrible réputation, elle devait passer au dessus de ça.
Elle s’endormie un instant, jusqu’à ce qu’un bruit étrange la réveille. Elle jeta un coup d’œil à sa montre... Wouah, ça faisait déjà deux heures qu’elle dormait ! Elle ne s’était pas rendue compte d’avoir dormi aussi longtemps ! Le bruit venait du dehors, comme si quelqu’un ... ou quelque chose, escalader la façade. Un frisson lui parcouru le dos alors qu’elle ouvrait les yeux dans l’obscurité.

« Juan... »

Le bruit se faisait de plus en plus proche, et Sarah commençait à sérieusement avoir peur... Le jeune homme était dans la pièce à coté mais s’il dormait profondément il ne l’entendrait pas si elle parlait si doucement.

« JUAN ! »

Cette fois-ci, elle avait hurlé, impossible qu’il ne l’entende pas. Mais le bruit s’était étrangement arrêté lorsqu’elle avait hurlé. Elle se dépêtra du drap et tambourina à la porte de la salle de bain.

« Juan, Juan, réveille-toi ! »
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Lun 30 Juin - 21:17

Assit en croisé dans la baignoire, le menton appuyé contre le rebord de celle-ci, Juan avait collé sa joue douloureuse contre l’émaille de l’objet afin d’essayer de trouver un peu de fraîcheur, pour contraster avec la chaleur que conservait cette chambre vraiment très petite et qui du coup, emprisonnait la chaleur corporelle sans jamais renouveler correctement l’air ambiant. Le jeune homme était bien incapable de dormir profondément s’il avait trop chaud, c’est pourquoi, il se réveilla au bout d’une heure de sommeil léger, se tournant et retournant plusieurs fois avant que sa position qu’il cherchait lui paraisse plus confortable que la précédente, pour finalement se lasser et recommencer à chercher plus d’aisance pour le reste de la nuit. Morphée accepta de négocier pour trouver un terrain d’entende après cinq longues minutes mais il ne réussit à dormir que dix minutes d’affilées avant de se réveiller à nouveau pour aucune raison particulière si ce n’est qu’il était vraiment mal dans cette baignoire décidément dure. Par hasard, il releva un peu le visage hors de la baignoire pour voir si la pièce où dormait Sarah était allumée mais elle devait dormir, tout était plongé dans le noir total. Il aurait voulu faire un petit tour aux toilettes mais se serait sans doute mal perçu d’entrer dans la pièce où dormait la jeune femme, il passerait encore pour un voyeur et ce n’était pas franchement le genre de réputation qui lui tenait à cœur. Il soupira, un lourd soupire mordu par les regrets. Oui, c’est vrai, il regrettait peut-être un peu de ne pas avoir eu le courage de retourner sur ses pas, tout à l’heure, pour présenter ses excuses à Sarah qui avait fait quelques efforts. Bien sûr, elle faisait tellement de crasses que cela ne donnait même plus envie de croire que sa gentillesse d’un instant puisse être sincère et juste réelle mais tout de même, il n’avait pas mauvais fond, et ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir un peu d’avoir fait sa tête de cochon. Peut-être que s’il avait fait un pas vers elle, leurs rapports auraient eu une chance de devenir moins pénibles, lorsqu’ils seraient de retour dans leur quotidien, au journal ? Il sortit son téléphone portable de la poche de son jeans qui avait manifestement séché lorsqu’il avait dormi quelques temps, puis il appuya sur une touche au hasard pour illuminer l’écran et constata désespérément que personne n’avait essayait de l’appeler… Joshua avait-il éteint son portable ? Lui était-il arrivait quelque chose de grave ? Juan n’était pas un pessimiste né mais dans une telle situation, il avait de quoi s’interroger en constatant un tel silence provenant de la part de celui qui aurait dû les rappeler depuis longtemps, étant donné qu’il devait sans doute se charger de surveiller leur retour. C’était même lui qui leurs avaient demandés de passer au journal avant de rentrer chez eux, pour qu’il soit bien sûr que l’interview c’était bien passée…

Cette fois, Juan fit emporter au cœur d’un rêve dont il était l’acteur principal, bien que ce n’était pas très réjouissant. Il devrait sûrement ralentir un peu les films d’horreur ! Joshua était là, au pied de leur porte de chambre, il cognait mais pas très fort, comme s’il ne voulait pas vraiment qu’on lui ouvre. En dépit de cela, Juan arrivait, et cela devait être à cause des évènements de la journée qui se rassemblaient pour exploser en désordre mais il pouvait voir, derrière lui, par-dessus son épaule, Sarah qui récupérer sa petite culotte gisant sur la moquette : ils venaient de coucher ensemble, elle avait ce sourire diabolique aux lèvres d’une femme qui a obtenue ce qu’elle voulait. La porte s’ouvrait sur… non pas Joshua mais son cadavre ! Les paupières de Juan s’ouvrirent sauvagement, de retour à la vie réelle, son cœur battait la chamade, sa respiration accélérait l’empêchait de respirer correctement. Son torse se soulevait et il manqua même de glisser. Il était en sueur et essayant de cerner qu’il venait de se réveiller d’un cauchemar pour le moins affolant, il réalisa que ce qu’il l’avait en fait sortit de son sommeil était la voix de Sarah, la vraie, celle qui ne couchait pas avec lui. Il fit prit d’un vieux réflexe contagieux, à l’armée : il s’empara d’une tringle en fer qui traînait dans un coin de la salle de bain, ignorant jusqu’à présent toute son existence, et alerté par la façon dont l’on cognait à la porte et dont la voix de Sarah semblait apeurée, hystérique, il bondit hors de la baignoire à la vitesse de l’éclair. Encore à demi absorbait par les évènements imaginaires dont il avait rêvé, une fois la porte ouverte, inconsciemment, il entoura les épaules de Sarah avec son bras gauche pour la rapprocher d’elle, au cas où le propriétaire louche du Motel était le motif de tous ces cris de la part de la jeune femme. Il ne réalisait même pas à quel point il avait, du tout au tout, laissait tomber le vieux grincheux qu’il était encore avant d’aller se coucher, pour faire place au côté protecteur de sa personnalité…

- « Qu’est-ce que tu as ? Je suis là, je suis réveillé, c’est bon ! »

S’exclama-il, se sentant légèrement ridicule en comprenant qu’il brandissait une barre de fer, objet dangereux s’il était manipulé avec savoir, dans le vide, la pièce noire ne présentait aucune menace, juste… elle, et lui. Si cela se trouve, elle venait de lui flanquer une sacrée trouille, simplement pour un mauvais rêve dont elle ne s'était pas encore remise...
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Sam 5 Juil - 17:17

Des bruits se faisaient entendre dans la salle de bain annonçant que Juan était éveillé, pourtant Sarah continuait de tapé contre la porte, elle était vraiment affolée et sentait chaque battement de son cœur, ce qui la rendait hystérique. Enfin la porte s’ouvrait et Sarah se reculait, apeurée par les bruits qu’elle entendait toujours et qu’elle espérait que Juan entendrait aussi, histoire qu’elle ne se pense pas complètement folle. Les bras du jeune homme entourait ses frêle épaules et elle ne s’en rendit même pas compte tant elle avait peur, sans doute que lorsque tout ceci serait terminé, elle lui en serait reconnaissante, car déjà son cœur battait moins rapidement depuis qu’il était dans la même pièce qu’elle. La jeune fille sentait ses jambes se pliées, elle voulait s’asseoir, même sur ce sol dégoûtant, elle voulait se calmée, même si le bruit se faisait encore entendre... C’était un genre de claquement, qui venait, elle s’en rendait compte maintenant, du couloir. Comme si quelqu’un essayait d’ouvrir toutes les portes du motel, et arriverait bientôt à la leur. Sarah ferma les paupières tant elle appréhendait ce moment, elle espérait de tout cœur qu’ils n’aient pas omis de fermé à clé cette porte. Elle se pressa un peu plus contre Juan, enserrant à présent ses hanches avec ses petits bras de jeune femme, posant son visage contre son torse en serrant plus fort à mesure que le bruit se rapprochait. Ca y était, le bruit venait de se faire sur la porte d’a coté, c’était le tour de la leur, elle ouvrit grand les yeux en scrutant la poignée de porte dans l’obscurité, et lorsque cette dernière se mit à descendre, elle comprit qu’elle ne rêvait pas, et remercia Juan de tout cœur pour ne pas avoir oublier de fermé la porte. Un soupir de soulagement s’échappa de ses lèvres pourtant elle restait toujours accrochée au corps du jeune homme, écoutant attentivement le bruit des dernières poignées de l’étage. Que cherchait donc cet homme ?
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MessageSujet: Re: War Without Peace}   Sam 5 Juil - 18:35

Son instinct protecteur semblait être passer comme une lettre à la poste, et heureusement, il n’aurait pour rien au monde voulu subir encore une autre crise d’hystérie venant de la part de sa collègue. Scrutant le vide avec un certain esprit de synthèse, Juan avait bien vite comprit qu’il n’y avait rien de menaçant ici, et certes Sarah semblait terroriser mais après tout, elle était douée pour jouer la comédie afin d’obtenir ce qu’elle voulait, en général, peut-être était-ce ce qu’elle était entrain de faire ? Abaissant la barre de fer qu’il tenait fermement dans sa main, à niveau de son genou, vers le bas, Juan s’apprêtait à se détacher de la jeune femme pour lui dire combien elle était idiote, lorsque soudain, des enclenchements étranges de poignées portes retentirent, dans le couloir, et Sarah s’empressa d’aller chercher son étreinte, encerclant maladroitement ses hanches. Juan avait de quoi être surprit, surtout venant de Sarah qu’il avait prit l’habitude de haïr et qu’il n’aurait jamais pensé être si tactile, en certaines circonstances, disons, voir lorsqu’elle avait réellement la frousse. Il pouvait sentir la respiration saccadée de la jeune femme buter contre sa peau dénudée. Il restait figé-là, n’osant pas éloigner le frêle corps de la jeune femme de lui, et se devant de ne faire aucun bruit pour ne pas attirer l’attention sur la chambre dans laquelle ils se trouvaient. La poignée remonta tout aussi bruyamment qu’elle avait été baissée, et les pas de l’homme semblaient se diriger vers les portes voisines. Juan expira doucement, levant les yeux au plafond. Il avait toujours été d’un naturel courageux, et se sentit bien utile d’avoir tenu à verrouiller la serrure de la porte. Mais le réjouissement ne fit que de courte durée… Dans la poche de son pantalon, Juan sentit son téléphone portable vibrer, signe que la sonnerie allait claironner dans toute la pièce d’ici quelques secondes. Il avait été secoué par l’urgence de faire taire son téléphone, même s’il s’agissait peut-être de Joshua qui enfin allait venir les chercher pour les emmener loin de ce Motel vraiment craignos. Juan extirpa le téléphone de sa poche mais l’affolement lui fit perdre de sa régularité dans la manipulation et le téléphone tomba au sol, la sonnerie retentissait à présent bruyamment. Mais malgré le bruit, Juan pu entendre l’homme inconnu faire demi-tour pour retourner sur ses pas et se diriger vers leur chambre, sans doute interloqué par la sonnerie du téléphone. La poignée s’abaissa à nouveau dans un claquement, cette fois, plus déterminé à l’ouvrir. Le verrou était petit et rouillé, il finirait par lâcher à force que l’on tire dessus. C’est donc à la hâte que Juan se détacha de Sarah pour courir en direction de la porte qu’il retint plaquer, énergiquement. Il coinça la poignée de la porte, grâce à la barre de fer, en espérant que cela permette peut-être de gagner un peu de temps, avec un peu de chance, suffisamment pour convaincre l’homme d’abandonner son but premier : entrer. Mais l’homme semblait avoir de la force et il marmonnait à présent des paroles complètement incompréhensibles, dignes d’un parfait ivrogne. Il y a les ivrognes totalement abattus et mous, et ceux qui ne méprisent pas leur force et rentrent dans des colères tout à fait injustifiées, ou du moins, il est toujours possible qu’il soit un mélange des deux, si l’hypothèse qu’il soit ivre soit bien vraie. Juan revint vers Sarah qui semblait tétanisée, raide comme un barreau de chaise. Et puis d’ailleurs, pourquoi le propriétaire du Motel avait accepté de laisser un homme pareil se balader au sein de sa propriété ? Peut-être parce que c’était lui, l’homme louche du couloir ? Juan hésita un bref instant à récupérer son téléphone pour indiquer à Joshua où ils se trouvaient, car apparemment l’appareil semblait mieux capter dans ce vieux bâtiment que sous le pluie, mais le verrou céda en un couinement de ferraille hâtant. Juan n’eut même pas le temps de faire cesser la sonnerie. Il saisit Sarah par les poignés afin de la guider dans le noir, ils ne leur restaient plus beaucoup de temps avant que la barre de fer ne cède, elle aussi. Il entremêla ses doigts à ceux de la jeune femme, car la peur semblait vraiment la ralentir, et l’aida à se positionner à quatre pattes pour l’emmener avec lui sous le lit dans lequel elle dormait, quelques minutes auparavant. L’homme entra, la couverture du dessus de lit les cachait légèrement. Cependant, Juan espérait que l’homme ne s’abaisse pas trop pour ramasser le portable qui sonnait encore, sinon il se pourrait qu’il devine que le lit leur servait de cachette. C’était étroit, et Juan n’eut pas meilleure option que de se tenir au dessus de Sarah qui était allongée sous lui, l’homme était entré trop rapidement pour qu’il ne se risque à changer de place et attirer l’attention sur eux. Le matelas du lit semblait assez truffé de ressorts pour que leur cachette devienne l’enfer. C’était vraiment frustrant mais Juan eut une petite pensée pour les recherches qu’il faisait à propos du Zodiac, cette affaire de meurtre non élucidée à ce jour. Non pas qu’ils les voyaient comme une cible potentiel de ce tueur en série mais disons que les tâches de sang sur les rideaux, le fait que l’endroit soit lugubre… Même un homme rationnel avait bien le droit de penser qu’un tel tueur puisse être déjà passé dans un tel endroit mais il ne dirait rien à Sarah, pas la peine de ruiner le sang froid dont elle semblait faire preuve courageusement, pour le moment. Les coudes enfoncés dans la moquette de chaque côté du visage de Sarah, Juan se trouvait dans une position assez inconfortable. Il était plutôt grand de taille, alors être obligé de se tenir le plus prêt possible de Sarah, pour ne pas faire grincer les ressorts du lit juste au dessus de lui, en lutant pour ne pas l’écraser, voilà qui se révélait être périlleux. Mais Juan semblait déterminé à faire de son mieux. Son visage à tout juste deux petits centimètres de celui de Sarah, il pouvait entendre un homme pénétrer dans la pièce, raccrochant certains murs avec un objet qui, s’il on se basait sur le bruit qu’il provoqué, pouvait bien être une bouteille de verre. A bon entendeur, bien sur… La sonnerie du portable venait de cesser, l'homme s'en approchait difficilement, son sens de l'équilibre était rompu. Désormais, plus rien ne couvrirait le moindre bruit de leur part...
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