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 Mauvais débuts, visiblement. [A.J]

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it's me, Invité darling !



MessageSujet: Mauvais débuts, visiblement. [A.J]   Jeu 19 Juin - 1:42

Les premiers moments d’Adrian à Jéricho furent pénibles. Son arrivée avait été digne de celle des personnages de films : fatigué, sale, et un tantinet pathétique. Il avait marché les dix kilomètres qui le séparaient de l‘endroit ou la nana qui l‘avait prit en stop l‘avait abandonné. Oui, vous avez bien entendu : Marcher. Tel l’individu ne possédant rien d’autre comme moyen de locomotion que ses propres jambes heureusement habituées autrefois à de longues heures d’entraînement sportif. Vous avez bien lu : « autrefois ». Après une année passée à majoritairement potasser des livres de droits dans un cabinet de notaires, inutile de dire que les quatre heures par jour passées à la fac à s’entraîner dans l’équipe de baseball n’y avaient pas vraiment trouvées leur place. Si bien que si la physionomie générale de notre petit avocat, pardon, ex avocat/futur taulard, était restée la même, il avait eu beaucoup plus de mal à parcourir les quelques kilomètres le séparant de la prochaine ville. Parce que la nana qui l’avait prit en stop l’avait bonnement et simplement lâché en plein milieu de nulle part. Et elle avait son sac.
Là, je vous arrête : non, Adrian n’était pas un garçon particulièrement attaché aux biens matériels, et non, le sac en question n’était pas un cadeau fait par une petite amie qui l’avait plaqué (réponse a), une mère protectrice (réponse b, qui aurai été la plus crédible dans notre histoire), ou un objet de valeur lui rappelant les années merveilleuses ou il était libre et sans soucis (réponse c). Dans la plupart des cas, un individu se baladant avec un sac de sport de petite taille, est soit un amateur de sport -très logiquement, même-, soit quelqu’un qui envisage de déménager. Cessons de tourner autour du pot : si Adrian avait ce putain de sac de sport : c’était parce qu’il contenait très exactement 100 liasses contenant chacune cinquante billets de 100, 50, 20 et 10 dollars. Il avait perdu une putain de somme d’argent, somme pour laquelle il avait été obligé de fuir son état, son job, sa famille et tout le reste, et il l’avait perdue.
Inutile de dire que pendant toute sa petite promenade de santé, il avait réfléchi à beaucoup de choses. C’est dans ces moments là qu’on a des envies de meurtres. Si il attrapait cette nana, il s’était juré de lui faire payer. Mais combien de chances il y avait que cette fille se retrouve dans le même bled? Elle serait pas assez stupide. Quiconque trouvant une telle somme d’argent dans sa bagnole se tirerait le plus loin possible.

Vous devez trouver ça ridicule, hein, qu’il ait eu à parcourir tout ce chemin? C’est pourtant bien simple : remerciez l’absence de toute automobile, ou presque, les rares passant à sa portée avaient été assez aimables pour ne pas s’arrêter : la Californie étant visiblement beaucoup moins accueillante que ce qu’on lui avait prédit. Mais il était donc arrivé à Jéricho. Trempé par la pluie, glacé jusque aux os et à l’apparence générale d’un vagabond : il suffisait de voir le regard que les gens lui jetait pour qu’il ait l’impression d’avoir quelque chose à se reprocher. Il avait même pensé que cette putain de nana l’avait dénoncé, vous savez, laissé un message du genre « J’ai prit un type en stop, il a avait des milliers de dollars, il est dangereux, faut l’arrêter maintenant. Tout le monde sait qu’il est coupable, il avait l’air coupable, je sais reconnaître ces gens là ». Il aurait peut-être préféré qu’elle garde le blé. Mais de toutes manières, soyons sérieux, qui bon sang était assez stupide pour aller rendre un sac plein de tunes aux autorités? Il ne l’aurait certainement pas fait.

Toute la journée, désespérément, il l’avait cherchée. Rien. Et toujours ces putains de regards. Il n’avait pas assez d’argent pour se changer, et préférait garder le peu d’argent eu la présence d’esprit de glisser dans son porte monnaie pour se sortir d‘affaire en cas d‘extrême urgence (et dans ce cas, c‘était loin d‘en être une). Au final, il s’était retrouvé dans le bar à coté de la ville à s’enfiler des bières sans savoir comment. Peut-être parce qu’un type lui avait trouvé l’air patraque et lui avait offert son premier Vodka Tonic, sans se préoccuper de son apparence : un geste d’humanité, ça faisait toujours chaud au cœur, et il n’en fallu pas tant à Adrian pour décider de se laisser un peu aller après l’une des pires journées de son existence.
Sa première soirée dans la ville s’était ainsi passée, et sa première nuit, il l’avait passée à errer dans les rues de Jéricho : trop bourré pour trouver le motel. Au matin, il avait fini par s’endormir sur un banc, réveillé à peine quelque minutes plus tard par une vieille femme qui l’avait presque obligé à rentrer chez elle. Il lui rappelait son fils disparu, ou une connerie comme ça. Malgré ses bonnes manières, il avait dormi une bonne partie de la journée, avait sagement déjeuné d’un bol de porridge, et avait eu toute impression d’être plongé dans un scénario très étrange. Il avait accepté les vêtements qu’elle lui avait prêté, en échange des siens, toujours humides de la veille, et l’avait écouté lui parler d’un job disponible à la station service.

Enterre toi, mec, ça vaux mieux
. Avait murmurée la gentille petite voix de sa conscience.

Mais soyons clair : avait-il mis en péril sa vie entière pour finir au fin fond de nulle part? Si il n’avait aucune chance de retrouver son argent, autant qu’il rentre chez lui. Pourquoi avait-il un talent certain pour se foutre dans des problèmes inimaginables? Au final, c’était pourtant évident, la seule chose qui pouvait rétablir un minimum l’ordre de l’univers, c’était que l’argent revienne en sa possession. Ensuite, il remercierait la gentille madame Anderson en lui achetant un bouquet de roses rouges, et se tirerait au Mexique pour la fin de ses jours : clair, net, précis.
En attendant : motel.

Le type de la réception avait mis un temps fou à retrouver la clé de la chambre qu’il était supposé avoir, ce qui avait rendu Adrian passablement nerveux. A présent qu’il se dirigeait vers sa chambre, il en vint à se demander si tout cela n’était pas une immense mascarade destinée à le piéger.
Avant de se souvenir que, tant qu’il n’avait pas l’argent, rien ne pouvait l’incriminer.

Il glissa la clé dans la serrure de la porte 297, et s’apprêta à tourner la poignée. Comme souvent, un besoin de nicotine l’assaillit. Cherchant son paquet dans l’une de ses poches, il glissa une cigarette entre ses lèvres, et l’alluma, profitant durant quelques secondes de la fraîcheur de la soirée.
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MessageSujet: Re: Mauvais débuts, visiblement. [A.J]   Jeu 19 Juin - 15:30

Le vent semble avoir tourné pour A.J Bennett. La petite surdoué vient de se faire clairement larguer par la fée, qui c'est penchée sur son berceau, depuis l'aube de sa naissance.

Le destin de cette fille, a depuis toujours été si minutieusement calculé, que pour n'importe qui d'autre excepté elle-même, la vie qu'elle mène est de l'ordre de l'angoisse suprême, l'ennui en prime. En fait, les gens la prennent souvent, pour une dingue un peu allumée, qui s'amuse a fabriquer des origamies ou bien, qui se lance régulièrement dans des calculs de théorème mathématique, impossible à élucider, alors qu'elle se trouve le plus naturellement du monde, dans le rayon solvant ménager d'un supermarché.
C'est bien simple ses anciens camarades de classe, qui étaient souvent plus âgés qu'elle -A.J étant très en avance sur le programme scolaire - l'avaient tout bonnement surnommée : "la tarée du labo" en référence au fait, qu'elle passait une grande partie de ses moments libres au laboratoire de physique et de biologie. Absolument charmant, vous en conviendrez.

Pour être franc, ses journées était aussi millimétrées qu'une tranche de papier à musique. Il ne restait, plus aucune place pour les loisirs, la détente ou pire encore l'improvisation générale ! Tenez par exemple, histoire de vous faires une idée, il faut savoir que chaque matins, la jeune femme se levait à 4h45 précise, un quart d'heure était réservé à ses exercices de Yoga, le quart d'heure suivant à sa toilette, puis de 5h15 à 5h45 elle prenait le temps de déjeuner (30 minutes, soit le temps minimal pour oser espérer avoir une bonne digestion ) en écoutant un classique de Jazz (pour la touche culturel ) avant de se rendre au travaille. C'était ainsi, tout les jours de chaque mois, depuis qu'elle avait été diplômée, soit au moins deux ans.
S'il y avait bien une chose qui était capable de la mettre dans un état de contrariété, c'était cette phobie de l'inconnu. Ne pas savoir pouvait la rendre assez hystérique... Mais pour dire vrai, lorsqu'on peut se venter de posséder un quotient intellectuel égale à 174, l'inconnu est chose rare.

A.J Bennett savait tout, ou presque. Elle était une jeune femme brillante, sans la moindre vie social certes, mais avec le bénéfice d'être surdouée et promise à un avenir prometteur, ce peu importe la carrière qu'elle aurait choisie.
Avait, oui... car la suite des évènements, va quant à elle s'avérer nettement plus dissipante que prévue ! Chapitre II, Ou quand la bonne fée se fait la malle !

Et là, c'est un florilège d'ennui qui se bouscule au portillon ! Petit guide de survie : Règle numéro un, ne jamais essayer d'échapper à la fatalité... Règle numéro deux, toujours se référer à la règle numéro un...
Notre jeune prodige serait incapable de vous expliquer, le détail de ce qu'il c'est exactement passé cette nuit là. Tout ce dont elle est certaine c'est qu'elle c'est réveillée à l'aube dans un champs de plante appartenant à la famille des Brassicacées et vu tout ce jaune à perte de vu, il était clair qu'il s'agissait de Colza. A quelques mètres d'elle, ce sac de sport. Après l'avoir ouvert, les muscles de son coeur faillirent bien faire une nécrose, ses artères coronaires se seraient bouchées et elle serait morte à vingt deux ans à peine d'une crise cardiaque. Il faut dire que la vu de tout cet argent l'avait pas mal secouée.
Ceci dit, elle avait vingt deux ans et était en possession d'un sac de sport qui comportait pas moins de 100 milles dollars ! C'était déjà un début et elle savait à peu près qui, elle était.. Oh bien sur, elle n'avait pas prise la peine de compter la totalité des billets, les regarder était déjà effrayant, alors les toucher.. vous rigolez j'espère ? !
Maintenant, la question était de savoir ce qu'elle fichait avec une somme pareille en liquide ?! Où était ses papiers d'identité ? Et surtout qui était-elle, non d'un chien ? Durant le trajet où elle avait rejoins la route la plus proche, la jeune femme avait remarquée qu'elle portait à son poignet gauche une sorte de gourmette en métal, sur laquelle était gravée les inscriptions «  A.J » . Bizarrement, après cette découverte, elle se dit que le taux de probabilité pour qu'elle soit une espèce de hors la loi était d'autant plus élevé que ce qu'elle avait présagée.
Sérieusement, qui de nos jours, hormis cette catégorie social de personne pouvait avoir un nom possédant aussi peu de crédit ? D'accord, admettons qu'elle le soit.. Une fuyarde qui venait de faire un Hold-Up, je veux dire.. Dans ce cas là, quoi ? Est-ce qu'elle était censée vivre cachée et changer d'identité ? Courir dès qu'elle voyait la police ? Et dieu sait encore quoi ?

Une automobiliste l'avait déposée à un centre médical de Jericho, ville la plus proche. A.J puisque c'est ainsi qu'elle se nomme, avait ensuite décidée de prendre une chambre au motel de la ville, jusqu'à ce qu'elle remette un peu d'ordre dans sa tête. Ce qui l'inquiétait le plus, c'était la vitesse à laquelle les informations sur tout et n'importe quoi se bousculaient dans sa tête, sans qu'elle ne soit jamais capable de rien savoir en ce qui la concerne ! Qu'est-ce que pouvait bien lui fiche de savoir que l'argent était un métal dont le symbole chimique était Ag et dont le numéro atomique se trouvait être 47 ? Ou que le Colza était une plante hybride, née du croisement entre un chou et une navelle ? Oui, A.J se fichait bien de savoir que les racines du Colza était le rutabagas si elle ne savait même pas son propre nom !
Elle avait tout d'abord pensée à aller voir les autorités, mais qu'est-ce qu'elle ferait si jamais elle découvrait qu'elle était en vérité une dangereuse criminel ? Vous imaginez, si elle était genre une prostituée qui avait assassiné son mac pour lui voler tout son argent ?
La vérité, comportait une part de mystère si effrayante, qu'elle lui donnait froid dans le dos.
Une semaine. Elle se laissait le temps d'une semaine. En partant du principe que dans trois tiers des incidents qui impliquent une perte de mémoire, les souvenirs reviennent dans la semaine qui suis. Après cela, d'accord il faudrait qu'elle s'inquiète réellement.
Dès son arrivée, au motel, A.J régla le loyer pour une semaine, ensuite elle dicta au type de l'accueil de déposer le sac de sport dans le coffre réservé aux clients.. Mieux valait être prudent dans un endroit aussi sordide qu'ici.

La chambre n'était pas vraiment ce qu'on pouvait appeler du grand luxe, A.J prit grand soin de fermer la porte à double tour derrière elle, puis elle se rendit dans la salle de bain. Lorsqu'elle rencontra pour la première fois, l'image de son reflet dans le miroir, elle en sursauta presque. A présent, elle comprenait pourquoi tout les gens qu'elle avait croisée depuis son arrivée en ville, la regardait avec autant de trouble... Elle faisait vraiment peur à voir.
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MessageSujet: Re: Mauvais débuts, visiblement. [A.J]   Ven 20 Juin - 0:53

En sentant la nicotine s’infiltrer lentement dans son organisme, Adrian ressentit une espèce de soulagement. C’était fou cette dépendance qu’il avait, comme des millions d’autres personnes dans le monde. Mais au contraire de ces autres, il n’avait jamais tenté d’arrêter, beaucoup trop conscient de la perte de temps et d’énergie que ça lui aurait prit. Dans cette période de dépaysement total, il fallait reconnaître que la cigarette s’avérait être son seul point de repère, et il ne comptait pas la laisser tomber comme ça. La cigarette avait pour lui un goût de familier, pouvait lui rappeler, en fermant les yeux, la maison, sa famille, ses sœurs, ses embrouilles, son neveu. Oh, bon sang, il avait un neveu et au lieu de le voir grandir il était à des centaines de kilomètres en train de se griller une clope dans le motel d’un village pourri. Et là il était supposé jubiler?
Trois minutes s’étaient écoulées lorsqu’il écrasa le mégot sur le bitume défoncé, et qu’il acheva d’ouvrir la porte, qu’il poussa avec la délicatesse du type qu’il ne veux qu’une chose : s’allonger.

Il n’avait pas d’affaires personnelles, et n’avait aucune raison d’allumer. C’était un endroit sordide comme un autre, et le jeune homme n’avait nullement envie de vérifier si les draps étaient aussi blancs que le promettaient le petit panneau à l’entrée (« Les meilleurs draps de tout le pays! »), qui devait sans doute dater du siècle dernier. Le genre d’écriteau qui reste durant des millénaires sans gêner personne. Qui en effet pouvait attirer le chaland en parlant de ses draps? Lesquels, en en deviner par la pénombre, dataient eux aussi de l’ouverture du motel. Soit, il fera avec de toutes façons.

Le jeune homme ne s’allongea pas immédiatement : retirant le pull en V ayant appartenu à « Matthew » en 1972, le fils de la vieille femme à qui il ressemblait tellement, il le laissa choir sur le sol de la pièce et pénétra dans la salle de bain. Putain, sa vie était tellement démente qu’il se retrouvait dans des chambres impersonnelles avec des vêtements qui n’étaient pas les siens et sans savoir ce qu’allait lui réserver le lendemain.

Bordel, il aurait payé pour savoir ce qui était arrivé à Jean. Le français, son meilleur ami de toujours qui l’avait emmené dans cette galère, avait définitivement perdu l’amitié d’Adrian lorsqu’il avait montré des aspects de sa personnalité qu’il était le seul à n’avoir jamais remarqué. Il avait voulu tous les tuer, cet après-midi là. La veille, derrière son guichet qui levait fébrilement les mains en l’air. La petite fille et sa mère, qui pleuraient toute les deux silencieusement en regardant les deux hommes masqués qu’ils étaient et en priant pour leur vie. Le vigile, qui n’avait rien compris, trop bedonnant pour effectuer son job à merveille, et trop trouillard pour s’aventurer à vérifier si leurs flingues étaient chargés ou non…


Son flash-back fut interrompu lorsqu’il entendit un bruit dans la salle de bain, au moment même ou il posait la main sur la poignée. Son cœur manqua un battement, une interrogation muette fut émise par son subconscient, mais son courage et sa haine pour les motels prirent les devants, et il ouvrit la porte de la salle de bain, persuadé qu’à l’intérieur se trouvait une de ces bestioles témoignant de l’hygiène des lieux. Un rat. Une fouine, un raton laveur.

La porte fut ouverte.

Une fille au visage fatigué qui ne lui était pas inconnu. Un quart de seconde passa alors qu’il la dévisagera en silence. Puis ça lui revint : la nana qui l’avait prit en stop. Celle qui avait son blé. Malgré la pénombre qui avait régné le soir de leur rencontre, il avait reconnu les traits émaciés. On se souvenait toujours de la personne qui tentait de vous voler.

Putain, le ciel l’avait servie sur une assiette. Après l’avoir cherchée de jour, voilà qu’elle se retrouvait dans sa propre chambre. Il en aurait ri de soulagement, mais au lieu de ça, au moment ou elle s’apprêtait à hurler, il lui attrapa le bras, l’attira à lui et lui plaqua une main sur la bouche.

Bordel, il n’avait jamais été un garçon violent pourtant. Il n’avait jamais été le genre de type à aimer se bagarrer. Plutôt pacifiste : lorsqu’il voulait se défouler, il allait sur un terrain de sport. Il n’avait jamais prit quelqu’un en otage. Pourtant, là, ça lui semblait naturel. Un instinct de survie qui se découvrait?

Il la tenait contre lui, l’empêchant de faire le moindre geste. Approchant la bouche de son oreille, il lui murmura : « rend moi mon argent ». Il garda les yeux baissés, conscient que, si il les relevait, il n’aimerait pas ce qu’il verrait dans le miroir de la salle de bains. Vraiment pas.

« S'il te plaît?»

Comme si ça allait changer quelque chose au final. Putain de conscience.

« Je te relache si tu promets de ne pas crier » Acheva t-il en tentant d'avoir une voix ferme.
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MessageSujet: Re: Mauvais débuts, visiblement. [A.J]   Sam 21 Juin - 14:00

Lorsqu'elle ouvrit le robinet, le tuyau se mit à crachoter nerveusement, à croire que cette salle de bain n'avait plus servie depuis au moins un quart de siècle ! Tout ici était d'une vétusté sans borne : les doubles rideaux orangeâtes, le tapis en bambou rongé de toute part, probablement par des insectes appartenant à la famille des clodistidae vu la forme des morsures, sans parler de la douche dont le fond regroupait plus de calcaire qu'on aurait pu en trouver dans une roche du Mont Cheyenne. Le nombre de bactéries présentent dans cet endroit devait friser le seuil maximal.

Si A.J n'avait pas eut encore le temps d'être effrayée par la succession d'évènements cauchemardesque qui se présentait à elle depuis plus de quarante-huit heures, vous pouvez être certain que la simple vu de son reflet au milieu de ce décor anarchique servait amplement à lui donner des frissons. La jeune femme pencha sa tête à l'intérieur du lavabo, elle se frottait le visage avec tant d'acharnement que sa peau commençait à virer au rouge. Elle avait besoin d'un puissant électrochoc, quelque chose qui pourrait enfin la réveiller de ce cauchemar...

Peut-être aurait elle mieux fait d'adresser une autre prière au ciel dans le genre électrochoc on aurait pas pu mieux faire. La tête sous l'eau, elle n'entendit ni la porte de la chambre s'ouvrir, ni celle de la salle de bain. La seule chose qui avait marqué la présence de cet intrus dans ce qui était à présent son nouvel espace vital, c'était la vu de ce reflet autre que le sien dans le miroir qui se trouvait face à elle.

Le premier réflexe d'A.J fut celui de crier, elle connaissait cet homme, elle l'avait déjà vu. C'était lui ! Mais trop tard, son hurlement fut étouffer par la main que le jeune homme venait de plaquer en plein sur sa bouche. Le coeur d'A.J était entrain de se resserrer dans sa poitrine, même si elle savait que c'était chose impossible, elle jurée que le metrecube de ce dernier venait de passer de 55cm² à la moitié. Elle avait du mal à respirer et à présent son souffle était tout ce qu'il y a de plus saccadé, ses cheveux trempés gouttaient sur ses épaules, sa moyenne de 100 milles battements cardiaque journalier aller être littéralement explosé !

« rend moi mon argent »

Notre jeune prodige serait incapable de vous expliquer, le détail de ce qu'il c'est exactement passé, cette nuit là. La nuit de l'accident.

Le jeune homme qui la retenait à ce moment même, n'avait pas non plus l'air le plus serein du monde, mais peut-être qu'elle tentait bêtement de se rassurer... Ceci dit, elle pu remarquer au milieu de cette angoissante rencontre que le regard de son détracteur était tout ce qu'il y avait de plus fuyant. Ses derniers mots la confortèrent dans cette idée. « S'il te plaît?»

A.J n'était pourtant pas plus rassurer qu'il y a deux minutes, ses yeux faisait des bonds entre le miroir et le reste de la salle de bain. Il fallait qu'elle réfléchisse à un moyen de se sortir de cette situation, pourtant elle n'avait pas la moindre idée, beaucoup trop effrayée pour réfléchir. Elle tâcha de concentrer ses pensées, sourcils froncés. Un florilège d'éléments étaient entrain de se bousculer a l'intérieur de son esprit mais elle n'arrivait pas à penser concrètement.. Elle ne comprenait pas un mot de ce que racontait ce garçon... Un peu comme.. Oh mais Attendez... Le regard d'A.J marqua un ultime point d'arrêt sur leur reflet à tout deux... C'était lui, elle le reconnaissait à présent. Bien que tout restait relativement flou, elle se souvenait de l'avoir déjà vu. Oui c'était ça, ils étaient dans une sorte de driving entrain de discuter, elle riait. Elle revint à la chambre du motel.

Était-il amant, comme Bonni and Clide ? C'est ça.. Et elle avait voulu le doubler ? Elle c'était tirée avec l'argent, mais nom de dieu, qui était-elle au juste ? Une espèce de cinglée, tout comme il semblait l'être ?

Elle fut interrompu dans son espèce de délire, par la voix de ce type.

« Je te relâche si tu promets de ne pas crier »

Enfin, il leva les yeux lui aussi vers le miroir, elle profita d'un court moment durant lequel il resta pensif pour lui mordre la main. A.J hurla comme jamais, puis couru de l'autre côté de la chambre, lorsqu'elle grimpa debout sur le lit, elle attrapa un aérosol anti-moustique fourni par la réception qui se trouvait sur la table de nuit.

« Je te préviens, si tu approches encore d'un pas je te pulvérise le contenu de cette bouteille en plein dans les yeux ! »

Criât-elle d'un air menaçant. A.J regarda rapidement le dos du produit...

« Et d'après la composition chimique de ce truc, tu encoures dans le meilleur des cas une cécité partiel de l'acuité visuel, dans le pire des cas pour toi, ce qui serait en vérité le meilleur pour moi, tu risques d'être aveugle jusqu'à la fin de tes jours ! Oh et ne me regardes pas comme cela, je n'ai aucune pitié pour ... »

Et elle se mit à hurler d'hystérie. Vous vous souvenez, ne pas connaître quelque chose pouvait la rendre hystérique, c'est à présent chose faite.


Bon d'accord, elle mourrait de peur et lorsqu'elle mourrait de peur, elle ne trouvait rien de mieux à faire, que de faire la conversation justement. Cinglée, vous avez dit cinglée ?
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MessageSujet: Re: Mauvais débuts, visiblement. [A.J]   Sam 21 Juin - 15:38

C'était comme si il avait été directement projeté dans le film, avec le rôle du méchant. N'allez pas croire qu'il était narcissique au point de s'octroyer à lui même un rôle aussi primordial que celui du méchant (car rapellons le, sans le méchant, le gentil n'est qu'un individu fadasse et sans intérêt), mais étant au centre de sa propre vie, comme chacun, il n'allait pas se voir comme un personnage secondaire avec lequel il était obligé de vivre tous les jours. Enfin bref.
A quel moment sa vie avait basculée, le conduisant directement dans plan foireux land? A quel moment le gentil garçon qui écrivait des poèmes à sa maîtresse d'école était devenu un type capable de menacer une nana? Incroyable. Il n'en était pas fier, vous pouvez me croire, et si tout ceci était à refaire...

Ca n'était pas le cas.


Il n'avait rien à se repprocher, dans le cas présent. Certes, c'était lui qui avait dérobé l'argent appartenant à de braves citoyens américains -qui seraient sans doute grassement remboursés par les assurances- mais cet argent était à présent à lui. Et on lui avait volé. Tout comme l'état le recherchait certainement, puisque cela ne faisait pas de doute que son cher ami Jean l'avait dénoncé dès que l'occasion s'était présentée, lui avait dépensé son énergie et ses pensées dans le but de rechercher miss "j'abandonne les braves auto stoppeurs qui se promenaient avec des millions de dollars en liquide". Heureusement qu'il faisait pas partie de la mafia, autrement il l'aurait liquidée en deux deux sans prendre la peine de lui balancer un "you takin' to me?" à la Al Pacino. Il avait passé des heures à imaginer la réaction de ses parents lorsque les flics avaient sonnés à la porte du mignon cottage de style anglais dans lequel il avait passé son enfance. Sa mère qui se serait mis à trembler tandis que son père aurait frappé violemment la table de la cuisine/Le mur/ quoi que ce soit de solide, en entendant une telle accusation sur son garçon si parfait.Lequel était à présent en train de menacer une jeune fille frêle comme un arbrisseau qui...

"Aaargh"

...Qui venait tout juste de le mordre. Cette petite garce. Lachant prise par reflexe résultant de la douleur, elle le devança, s'élançant dans la pièce principale, et s'armait d'une bombe anti-moustique au moment où il s'approchait du lit. Ses hurlements n'avaient sans doute pas manqués d'alerter les chambres voisines, et le jeune homme espéra qu'elles étaient inoccupées. Elle ne lui facilitait pas la tache. Quelle garce.

Elle était en train de le menacer avec une bombe anti-moustique. C'était ridicule. Dans quel film les personnages étaient arrêtés par une vulgaire bombe anti-moustique? Une arme blanche les déroutait, mais une arme chimique... Il fallait dire aussi qu'elle avait l'air de savoir de quoi elle parlait. L'hésitant se lisait sur le visage d'Adrian, alors qu'il regardait autour de lui, cherchant un moyen de se tirer de cette situation. Elle n'était qu'un petit machin fragile, après tout, il faisait limite deux fois sa taille, et elle ne pouvait pas lutter. Pas avec une bombe anti moustique.

Ok, garde ton calme, Adrian Jackson Page. Tu ne peux pas être aussi peu crédible fasse à une dinde. Tu es trop gentil et aux grands mots les grands remèdes, n'est ce pas? Qu'aurait fait Al Pacino à ta place?

Non, vous ne rêvez pas, il se référait à un acteur pour se sortir de là. Excusez le de pas avoir passé de diplôme ès criminalité mention maîtrise de furies.

Il lui fallait donc garder son calme. Montrer qu'il maîtrisait la situation.

"Fais gaffe, tu risquerais de te faire mal..."

Et lui, comment pouvait-il s'en sortir sans finir aveugle et sans le sou?
Il recula lentement, son visage balaya la pièce qui était loin d'être large. Du lit à la porte, il y avait à peine deux mètres, et de l'endroit ou il se trouvait, il pouvait toucher la porte de la salle de bain. comme à larecherche de quelque chose. Et puis.... Tel l'ancien batteur de baseball qu'il était, il se mit à courir tête baissée en direction du lit, attrapant les jambes de la jeune femme qui bascula en arrière, tombant sur le lit. Le petit génie ne pouvait pas physiquement rivaliser avec l'ancien athlete, n'est ce pas? Il se retrouva au dessus d'elle, appuyant tout son poids sur les jambes de la brune, et lui attrapant les poignets pour l'empêcher de se dégager. Il n'avait pas voulu en arriver là, et compte tenu de la position dans laquelle ils se trouvaient tous deux (et le fait qu'il était torse nu), si les flics étaient entrés dans la pièce à cette seconde, il aurait pu sans problème se retrouver condamné pour tentative de viol et agression, (et ce, sans compter le holdup). Enfin de toutes manières, il n'était plus à ça près.

"Tu vas la fermer? Comment t'as su ce qu'il y avait dans le sac, quand tu m'as planté sur la route? Ou est le fric?"

Avouons-le, là, il avait vraiment atteint le stade de l'énervement.
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MessageSujet: Re: Mauvais débuts, visiblement. [A.J]   Lun 23 Juin - 1:06

"Fais gaffe, tu risquerais de te faire mal..."

A.J lâcha un soupir contraint, jamais elle n'avait vu personne sur terre plus prétentieuse que l'individu qui se trouvait en ce moment sous ses yeux. La jeune fille haussa les épaules, peu importe ce qu'elle ne savait pas, elle était néanmoins certaine de connaître beaucoup plus de chose en matière de substances chimiques que cet obsessionnelle compulsif !

Alors sous prétexte que vous êtes atteint d'une défaillance chromosomique, vous vous pensez maître de la science absolue, n'est-ce pas ? Si je puis me permettre, le savoir n'est pas réservé aux individus de votre genre !

Son interlocuteur était entrain d'observer la pièce de manière disons-le étrange, après une seconde de silence, A.J entama de reprendre sa phrase
Si vous pensez m'effrayez du haut de votre mètre quatre vingt quatre ? Cinq ? Et de vos 87 Kilos et..

Et là, ce fut le drame. Ce dingue lui avait bondi dessus, comme s'il c'était cru en plein sur un terrain de football Américain. Ses yeux était ceux d'une personne souffrant d'un profond désordre psychologique, exactement le même type de patient dont parlait les neuvième et dixième éditions de la classification internationale des maladies.
Ce cinglé l'avait plaqué de la manière la plus brutale qu'il soit. Une brute, ce garçon n'était ni plus ni moins qu'une brute ! A.J avait tentée de se libérer, l'aérosol était tombé sur le côté du lit, ses poignets étaient à présent immobilisé par les mains de ce malade et ses jambes étaient si écrasées contre le matelas qu'elle ressentait les ressorts du sommier transpercer sa peau. A.J c'était mise à hurler, elle n'osait même pas imaginer ce qu'il comptait lui faire. La tuer, ou pire encore. Alors c'était comme cela que se terminait l'histoire de sa vie, morte la gorge tranché et éventré sur les draps sales d'un motel à la publicité plus que mensongère ? Une vie dont elle ne savait pratiquement rien...

"Tu vas la fermer? Comment t'as su ce qu'il y avait dans le sac, quand tu m'as planté sur la route? Ou est le fric?"

Tiens, tiens... Elle reconnaissait cette pathologie.. les informations continuaient à se multiplier, qu'importe si ce type la tuait ou non, puisque dans quelques minutes sa tête aurait explosé sous la foisonnance d'informations qui y entraient et sortaient.. Elle n'écoutait pas ce qu'il racontait, trop occupée à retrouver le fil d'une pensée qui serait un tant soit peu digne d'intérêt... A.J c'était mise à murmurer de manière inconsciente. La neuvième édition.. Neuvième Édition, incluait.. Incluait le trouble de la personnalité obsessionnelle-compulsive dans la définition, mais la dixième en fait deux diagnostiques distinct. Autostop..
Elle pensait auto stop, pourquoi est-ce qu'elle pensait autostop, il n'y avait pourtant pas de...
A.J réfléchit, A.J.... Auto stop... Autostoppeur, Lawson...

Elle avait précisément l'air d'une grande névrosée à vrai dire, s'il avait pu arriver pire chose à hors la loi que de rencontrer A.J, mieux aurait-il fallu qu'il tombe sur cette chose bien plus pire. Oh et sans rire. Cependant penser à haute voix permettait à notre génie de mieux concilier les idées qui se bousculaient dans son esprit et pour être honnête, c'était un excellent anti-dépresseur. Elle ne voulait pas mourir tuer maintenant par cet espèce de pervers et sans rien savoir de sa vie qui plus est.

Elle continua de parler d'une voix plus audible.

Sans vouloir vous effrayer, je crois que vous êtes atteint de ce qu'on appel une personnalité anakastique, qui se caractérise par des pensées obsessionnelles et des actes répulsifs, beaucoup de patient tente en vain de résister aux choses qu'il aime, alors j'espère sincèrement que je ne suis pas cette chose que vous aimez, dans le cas contraire je vous conjures de ne même pas oser y penser !

A.J se débatait dans tout les sens

Bon ça suffit maintenant, je n'ai pas ce fric dont vous parlez ! Lâchez-moi espèce de grosse brute !

Rien à faire, elle n'avait pas du pratiquer beaucoup d'heures de sport dans sa vie car elle était incapable de lutter physiquement avec ce barrot de campagne.

Lâchez-moi je vous dis ! Vous êtes plein de sueur et votre hygiène semble laisser autant à désirer que l'état de cette chambre à coucher, c'est réellement dégoûtant ! Il y a une douche là bas. Vous devriez y aller, moi je vous attends ici. Promis. Juré, craché.
Ciel. Si Madame Robinson, son ancien professeur l'avait fu cracher de la sorte, elle lui aurait botter les fesses à coup sure ! Vivement qu'Alana-Joyce Bennett recouvre la mémoire avant qu'elle ne finisse droguée et enceinte dans ce motel sordide.

Vous savez "eau"... "Savon" ce genre de choses existent dans votre pays de détraqués ? Non mais vous vous prenez pour Tarzan ou quoi ?!

A.J se remit à hurler d'hystérie. Il devait bien y avoir des voisins dans les chambres voisines, non ? Non assistance en personne en danger, il connaissait dans ce bled ?

Non d'un chien, qu'est-ce que vous faites ?

Et voilà, qu'elle devenait vulgaire, mais c'est vrai qu'est-ce qu'il faisait ?

Dingue. Un dingue, ni plus ni moins ! Où bon dieu c'était-elle donc fourrée encore ?
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MessageSujet: Re: Mauvais débuts, visiblement. [A.J]   Lun 23 Juin - 2:47

Il lui serrait les poignets, la maîtrisant en attendant de trouver une manière d'agir, Adrian gardait son regard crispé posé sur celui de la jeune femme. Il la détestait, c'était un fait, mais il n'avait jamais fait preuve de violence. Le reflet qu'il avait vu dans le miroir quelques minutes plutôt n'avait pas été le sien. Un type à l'air terrible agrippant un bout de femme qui avait tout de la furie. Il faisait quoi? Putain... Quoi qu'il arrive, il ne pourrait pas rester à Jericho. Il n'avait bien entendu aucune intention de lui faire du mal, mais pourtant, il faisait exactement tout ce contre il avait été depuis tout ce temps. Il était possédé ou quoi? Aussitôt relachée, elle irait le dénoncer au commissariat le plus proche. Il s'était mis seul dans la merde et ne savait absolument pas comment s'en sortir. Et elle parlait, encore et encore, lachant des phrases dont il ne captait que des bribes. Et franchement, c'était peut-être mieux.

Elle avait l'air complètement cinglée : si elle pensait qu'elle avait prit un autostoppeur psychopathe, lui était en train de se demander pourquoi il était tombé sur la plus névrosée des conductrices de la route 666. Elle ne pouvait pas chialer un coup et cracher le morceau comme l'aurait fait toute les filles normalement constituées? Il commençait à en avoir marre. Mais il avait besoin du fric. C'était vital. A la limite du désespoir, notre héros avait l'esprit noyé par toutes ses paroles. Et tous ses hurlements.

Elle jouait bien son jeu : pourquoi ne paraissait-elle pas se souvenir de lui? Pourquoi est-ce qu'elle n'avait pas l'air de le reconnaître? Elle lui avait piqué ses tunes, et agissait sans qu'il sache pourquoi. Ne lui murmurez pas qu'elle n'était pas en la possession de l'argent. HAHAHA.Impossible, Adrian voyait encore l'image de la voiture s'éloigner, et la jeune brune au volant. Mais alors quoi? Elle jouait bien son jeu. L'endormir avec ses paroles, et puis se tirer tranquillement avec son pognon. Après l'avoir dénoncé, sans doute, car maintenant qu'il l'avait agressée, il s'était foutu dans la merde, et ne savait pas comment s'en sortir.

Vraiment pas. Ignorant totalement les phrases agaçantes qu'elle lui lachait, il écoutait sa petite voix intérieure lui murmurait sans cesse un "réfléchi-réfléchi..."

"Petite conne!"

Elle venait de lui cracher dessus. Elle se foutait réellement de lui...

Il fut prit d'une pulsion de haine si violente qu'il eut envie de la frapper, sentiment qui l'effraya au point de l'obliger à s'éloigner d'elle. Alors que son regard s'écarquillait dans un "non de dieu, qu'est ce que vous faites", le jeune homme qui avait approché les deux poignets frêles de la jeune femme l'un de l'autre d'une manière un peu brutale il est vrai entreprenait à présent de vider les taies fleuries de leurs oreillers d'une main fébrile, et de se servir du fin tissus qui avait sans doute connu bien des machines, pour attacher maladroitement les poignets fins de la jeune femme aux barreaux du lit. Il fut gêné quelques secondes par une gourmette qu'elle avait au poignet et sur laquelle était écrit "A.J", initiales qu'il lu distraitement, sans songer qu'il aurait peut-être à s'en servir dans la suite de notre histoire.
Son visage fermé sur lequel l'on pouvait lire la colère l'obligeait à se taire sous peine de se laisser aller à une pulsion qu'il aurait à regretter.

Les mains à présent libres, il s'appliqua à serrer les taies autour d'elle de manière à ce qu'elle ne lui refasse pas le coup de la bombe anti-moustique. Et puis... Il se mit à fouiller la pièce, tout aussi fébrilement, ayant au préalable prit soin de tirer les lourds rideaux qui entouraient la fenêtre, lesquels dégagèrent un nuage de poussière des plus répugnants, venant se coller sur la peau collante de sueur d'Adrian qui, à cette seconde précise, aurait été totalement méconnaissable aux yeux de ses proches. Etait-ce l'image qu'elle se faisait de lui qui l'influençait inconsciemment, ou la rage provoquée par l'obstination qu'elle mettait à alimenter sa colère?

Il se baissa sous le lit, ouvrit la petite commode (vide), passa quelques secondes dans la salle de bains, sans un mot. Je vais la tuer. Il n'avait qu'une envie : quitter la chambre et retrouver un semblant de vie normale. C'était impossible. Il pestait à chaque fois qu'il ouvrait un tiroir et ne trouvait rien d'autre que de la poussière :elle n'avait même pas prit la peine de s'installer.

Il faisait quoi maintenant?

Attrapant une chaise, il s'assit en face du lit sur lequel la jeune femme était attachée.

" On va rester là, on a pas le choix. Tu aimes te foutre de moi? J'ai tout mon temps, petite"

Il espérait tout de même qu'elle délierait la langue autrement que pour crier. Elle voulait qu'il la détache et il ne demandait que ça mais...

"N'essaie plus de me doubler"
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MessageSujet: Re: Mauvais débuts, visiblement. [A.J]   Lun 23 Juin - 11:03

Cet homme se jouait sans nul doute un vieux remake de film d'horreur. Il l'avait attachée au lit comme si elle avait été la dernière des traînés. Il se tirait dans la salle de bain. A.J l'observa agir silencieuse, elle été manifestement amplement parvenue à rendre encore plus cinglé ce type qu'il ne l'était déjà. Merveilleux. Tout ceci était simplement merveilleux. La jeune femme était à présent persuadée qu'elle n'avait rien à a voir avec ce décérébré vertébral, impossible qu'elle ne soit mêlée à cette histoire de sac d'argent, elle en était certaine maintenant.
Oui, A.J avait remarquée que quelque chose clochait dans le comportement de ce type, quelques choses qui le rendait visiblement très nerveux. Heureusement pour tout le monde cet espèce d'imbécile avait pris soin de fermer la porte de la douche, bientôt la buée avait remplie toute la pièce, un sale mélange avec l'odeur de poussière qu'avait dégagés les rideaux il y a quelques secondes..

La jeune femme se sentait plus oppressée que jamais, son coeur c'était remis a faire des bonds dans sa poitrine de manière dangereuse, ce qu'elle ne savait pas et qui était pourtant un détail pas des moindres c'est qu'elle était asthmatique. Soyons donc heureux pour que toute cette poussière et ce stress a répétition n'ait pas suffit à la faire souffrir d'une crise, car sans inhalateur un asthmatique était aussi condamné qu'un patient doté d'une tumeur en phase terminal.
A.J inspira et expira de manière méthodique, ses nombreuses heures de pratique du Yoga devaient être entrain de lui revenir comme une espèce d'instinct animal.
Vous savez l'instinct est un comportement inné quelques chose qui ne s'apprend pas, il est acquis et est présent chez toutes les espèces animal. Pas besoin donc de vous rappeler que l'homme est une espèce animal au même titre que les autres.
A.J savait que tout les animaux de cette planète agissaient inconsciemment selon deux principes qui sont l'instinct de conservation et l'instinct de reproduction. Si son camarade de la pièce voisine avait l'air d'être nettement plus sujet à ce second instinct, la jeune femme dans cette situation précise se définissait par l'instinct de survie. Ce qu'elle n'avait pas relevée comme étant un début de crise d'asthmes et qui l'était pourtant venait de prendre court.

Maintenant qu'elle c'était suffisamment calmé -mettez-vous à sa place, être agressé par un dingue au coeur même de votre chambre d'hôtel n'est pas la chose la plus reposante - elle pouvait enfin réfléchir.
A.J était un génie, une enfant surdouée, savoir tout ce qu'elle savait pouvait aussi être rangé dans l'ordre de l'instinct de survie. Elle devait regrouper un maximum d'informations sur tout ce qui l'entourer pour pouvoir recouvrer la mémoire mais en attendant, il fallait surtout qu'elle parvienne à ce détacher du lit avant qu'il ne termine de se laver..
Ses doigts fin étaient entrain de gigoter habilement, le tissus des taies d'oreiller était beaucoup trop épais pour que le noeud soit serré de manière suffisante, il suffisait qu'elle parvienne à détacher une main. Une seule au moins.

A.J commençait à transpirer, il faisait une chaleur accablante dans cette pièce, elle entendait le jet d'eau se diminuer. Non, pas maintenant, elle y était presque arrivée, ses cheveux encore humide gouttaient contre le drap, ses épaules étaient mouillées ce qui rendait le sentiment éprouvé par cette situation encore plus abjecte. Elle détestait cette homme, elle jurait que si elle trouvait le moyen de le laisser pour mort elle le ferait. Elle espérait être une sorte de tueuse à gage capable d'abattre un homme avec un seul doigt !
Les secondes devenaient de plus en plus courte, et ses doigts de la main gauche luttaient avec le morceau de tissus.
A.J expira fortement, elle avait si mal qu'elle aurait voulu crier de douleur mais cela aurait fait que plus alerter ce détraqué.
Les hormones de la jeune femme étaient entrain de secréter une réponse à son état de stress, qui avait d'ailleurs lui même entraîné une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la force des contractions du coeur et une hausse de la pression artérielle, son sang était dopé à l'adrénaline. Cette petite chose naturelle répondait tout comme l'instinct de survie et de reproduction à un besoin d'énergie pour faire force au danger. Ses doigts bougeait encore, et encore, A.J ne sentait presque plus les crampes, elle savait qu'elle y était presque, il fallait qu'elle.. C'était bon, le noeud à sa main gauche était détaché. Par un brillant tour de passe-passe, elle parvint à laisser l'illusion qu'elle était encore attachée, il ne fallait pas qu'il se doute de quoi que se soit.
L'insecticide était à sa gauche...

A peine dix secondes plus tard, le jeune homme revint s'asseoir face au lit.
" On va rester là, on a pas le choix. Tu aimes te foutre de moi? J'ai tout mon temps, petite"

A.J décida de ne plus lui parler. Il avait tout son temps non ? C'était parfait. Oui, un mensonge parfait, tout sur le visage de cet inepte signifiait "je n'ai pas une seconde à perdre". Le taux de stress de cet homme était double comparé au sien. Rassurant ou pas. Tout dépendait de son état de névrose, il aurait été aussi bien capable de la tuer plus vite. Le stress ne favorisait pas vraiment les échanges.

"N'essaie plus de me doubler"

Et lui, il devrait sans doute essayer d'être plus malin qu'une fille doté d'un quotient intellectuel explosant amplement la moyenne de 114... Crétin.

Elle n'attendait qu'une seule chose... qu'il tourne la tête entre autre et elle avait prévu le coup. Le réveil sur la table de nuit aller bientôt se mettre à sonner, ce n'était plus qu'une question de secondes. Oh mais quand avait-elle eut le temps d'actionner le réveil, j'espère que vous ne vous posez même pas la question ? Il ne faut jamais sous estimer la force de l'adrénaline mêlée à celle de notre instinct le plus primitif...

5,4,3,2..... Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing.

Elle avait attendue qu'il se lève pour lui vaporiser le contenu de l'aérosol dans les yeux. Ne vous inquiétez pas, aucun risque qu'il devienne aveugle, elle avait simplement tentée de l'effrayer tout à l'heure. A.J se précipita à l'autre bout de la pièce prête à ouvrir la porte et se tirer de cette chambre de dingue !
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MessageSujet: Re: Mauvais débuts, visiblement. [A.J]   Ven 27 Juin - 3:02

Nan mais naaan, il n'était pas violent. N'importe quoi. Dégagez, tous, avec vos ondes négatives. Il était un pro du barreau, ce petit avocat un peu trop zélé qui sautait sur toutes les affaires que les autres dénigraient sous prétexte qu'elles ne feraient pas la une des journaux, non pas par manque d'ambition, mais parce qu'il estimait qu'un avocat se devait de se battre pour toutes les causes, et pas seulement les plus lucratives. Voilà pourquoi il était destiné à être un petit avocaillon sans le sou et profondément sensible à la misère d'autrui. Et voilà pourquoi, la seule fois de sa vie où il s'était retrouvé un peu plus monnayé que la moyenne des américains, il s'était fait piquer l'argent par une fille... Il aurait pu tout simplement lui donner deux claques, pour l'assommer. Soyons sérieux, si il avait voulu être violent, et si cela avait été dans la nature d'Adrian de l'être, sachez qu'elle n'aurait pas eu l'occasion d'aller si loin. Tout ce que vous pouvez prendre pour de la violence gratuite n'était rien de plus qu'un moyen, certes, inefficace de récupérer ce qui lui appartenait, et de convaincre la jeune femme qu'il était assez méchant pour qu'elle prenne peur.
Il n'était même pas sûr qu'elle ait toujours le dit argent en sa possession, mais soyons sérieux, si elle l'avait dépensé, ne l'aurait-elle pas fait pour s'acheter au moins des vêtements seyants? N'était-ce pas ce que toute femme aurait fait à sa place? Oui, le jeune homme avait peut-être un point de vue quelque peu machiste, mais pour quelqu'un qui avait été élevé avec deux soeurs aînées particulièrement tyrannique, il fallait avouer qu'il avait une version des femmes à la fois despotique et terriblement matérialiste.

Parce qu'il avait moins l'habitude de séquestrer de jeunes conductrices, que de lire ses bouquins de droits, il n'avait en effet pas vraiment imaginé qu'elle parviendrait à se libérer. Pas du tout, même. Naïf? Stupide? Peut-être même était-ce un acte manqué. Aller se dénoncer à la prison du coin n'aurait pas été chose moins efficace, mais toujours est-il que lorsque Adrian revint prendre place en face de sa prisonnière, il ne s'attendait pas à ce qu'elle se libère quelques secondes plus tard.
Pourquoi, ô pourquoi est-ce qu'on leur avait donné la même chambre de motel? Elle devait penser qu'il l'avait suivie, alors que ça avait été loin d'être le cas. Tout ce à quoi il aspirait, environ une demi-heure plus tôt, en rentrant dans cette chambre, c'était à pouvoir prendre une longue douche et dormir directement. N'allez pas le répéter, mais il avait été quelque peu vexé par sa remarque concernant son hygiène -piètre méchant, on l'avait dit.
Mais cette douche avait été foncièrement relaxante, malgré le fait qu'il ait été obligé de l'abréger à cause d'Elle. Décidément, elle méritait tout ses griefs.

Il avait trouvé assez étrange qu'elle devienne soudain si silencieuse, et s'abstenait de lui sortir à nouveau le langage chiadé qu'elle paraissait affectionner particulièrement. Cette fille n'était pas normale. Mais il n'avait rien fait.
Son retour dans la pièce avait été digne de celui d'un personnage de série télévisée. Torse nu (il n'avait pas de tee-shirt à proximité), il portait le même jean puisqu'il ne possédait pas une garde robe extensible à l'infinie. Au moment où il se penchait pour ramasser le pull col en V qu'il avait laissé choir à son arrivée dans la pièce, Elle en profita pour se détacher et lui vaporiser du spray sur les yeux ce qui le brûla au plus au point. Dans un grognement purement masculin, ses mains virent se plaquer contre son visage encore humide de la douche qu'il venait de prendre, alors qu'il oubliait quelques secondes celle qui avait causé sa douleur, beaucoup trop occupé à se frotter et à cligner des yeux. Mais déjà, elle s'échappait, arrivait vers la porte, et s'apprêtait à tourner la poignée. Il était foutu, et ne voyait même pas assez clair pour savoir ou se diriger. Il songea même à l'avertissement préliminaire de la jeune femme, songeant qu'il allait peut-être finir aveugle, pauvre, ET en prison à cause d'elle.
Inutile de le nier, le jeune homme était totalement désespéré, si bien qu'il s'entendit lui crier :

« Attends ! »

Aussitôt dit, aussitôt regretté. Il n'y avait aucune chance pour qu'elle lui obéisse, n'est ce pas? Elle le détestait sans doute autant qu'il la détestait, et sans doute serait-elle insensible au désespoir qui perçait dans sa voix, alors qu'il gardait la tête baissée en direction du sol, et les yeux clos. A sa grande surprise, Adrian n'entendit pas la porte claquer, et se surprit à penser que celle qu'il maltraitait il y avait quelques minutes à peine, aurait assez de compassion pour... Quoi au juste?

« Tu ne peux pas aller me dénoncer aux flics... Je serais foutu... »

Sans déconner, mec. Peut-être fallait-il y penser avant d'aller braquer une banque et de se tirer avec un sac plein de liquide... Il tenta de se lever, mais ses yeux étaient si douloureux qu'il visa mal l'appui dont il avait voulu se servir pour se relever, et trébucha quelque peu lamentablement, en lâchant un juron.

« En plus, c'est pas toi qui parlait d'échange équitable ou un truc du genre? »

Quand donc avait-elle parlé de cela, me direz vous? Avant ou après l'histoire de l'insecticide? Hé bien, c'était simple. Lorsqu'il l'avait abordée à la station service qui se trouvait dans l'état d'à coté, elle lui avait sorti une sorte de mini-discours. Il l'avait mise au défi et elle l'avait relevé.
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MessageSujet: Re: Mauvais débuts, visiblement. [A.J]   Mer 2 Juil - 2:22

    Pas un souffle de vent pour venir rafraichir un peu l'air, pas le moindre bruit pour venir troubler le silence qui régnait sur la route 66, à quelques centaines de mètres à peine du seul motel que comptait la minuscule ville de Jericho. Cela aurait pu être une nuit comme les autres, une nuit tout ce qu'il y avait de plus calme ... mais justement le problème était là, c'était presque TROP calme, c'était le genre de slience qui devenait pesant, angoissant même lorsque l'on y réfléchissait ; Mais allez savoir, Jericho était une ville perdue au beau milieu de nul part, une ville à laquelle à priori personne ne s'intéresserait jamais ... du moins c'est ce que tout le monde croyait avant qu'un "dangereux criminelle aux fortes tendances sociopathes" tel que le qualifiait les médias, ne vienne mettre son nez dans cette ville sans histoire, et transforme Jericho en une scène presque parfaite pour un carnage au poignard ... Fascinant.
    De nombreux "spécialistes" du crime c'étaient penchés sur la question, chacun avait sa propre théorie en ce qui concernait la santé mentale et les possibles motivations du Zodiac, mais tous avaient une idée en commun, celle que le Zodiac, peut importe qui il était, semblait bien décider à égaler les crimes de 1968, et peut-être même de battre un nouveau record, un record assez morbide soit dit en passant. Il n'y avait vraiment pas de quoi être rassuré, mais la plupart des habitants de la Californie et des états voisins semblaient rassurés avec un ou deux mensonges que les autorités se pressaient de leur servir sur un plateau : "L'enquête avance, nous progressons efficacement" ... la vérité c'était qu'ils n'avaient rien, pas le moindre petit indice à se mettre sous la dent, pas la moindre piste sérieuse à suivre ... Ils étaient tous complètement à sec. Cet assassin aurait pu être n'importe qui, on le disait un jour chirurgien, un jour soldat, un jour même on avait lancé l'hypothèse qu'il puisse être psychanalyste ... et si c'était tout simplement cet homme.

    D'un pas traînant, il avait monté les escaliers menant au second étage du motel de Jericho, s'appuyant contre la balustrade le séparant du vide, du parking se trouvant juste en dessous. Il était passé devant une porte, puis deux, puis trois, puis quatre ... devant la cinquième il s'arrêta ; Pourquoi celle là ? Triste hasard peut-être, choix calculé peut-être également ... mais c'était cette porte et pas une autre qui retenait maintenant son attention. Une main fourrée au fond de la poche du vieil imperméable râpé qu'il portait sur le dos, il se sert de son autre main pour frapper à la porte. Une seconde, deux, trois ... toujours pas réponse, ni même de lumière qui s'allume ou bien de mouvement à l'intérieur. Il n'était pas du genre à attendre, il aimait avoir ce qu'il voulait dans l'immédiat, aussi se désintéresse-t-il presque aussitôt de cette porte, pour fixer avec attention celle de gauche ... la numéro quatre donc. Cette chambre était allumée, et bien qu'il n'ai jusqu'à présent pas prêté attention à la conversation se déroulant à l'intérieur, il semblait pourtant qu'elle soit plutôt animée ; ce serait celle-là.
    Pivotant lentement sur sa gauche, l'homme fait deux pas de plus puis, une main toujours cachée dans la poche de son imperméable, il frappe à la porte, où cette fois-ci on semble l'avoir entendu. Pourtant on semblait tarder à lui répondre, comme si le simple fait d'entendre quelqu'un frapper à la porte puisse être une menace, ou quelque chose auquel on devait réfléchir avant de se décider à ouvrir ; Mais après tout un certain Zodiac se baladait toujours dans la nature ...
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