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 « I kept you in my memory » Matthew's box

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it's me, Matthew D. Johansson darling !


Date d'inscription : 09/07/2009
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MessageSujet: « I kept you in my memory » Matthew's box   Ven 5 Mar - 0:07

MEMORIES BOX de MATTHEW D. JOHANSSON







FLASH BACK #1 ▬ Buffalo, novembre 2005 ▬ accéder au message





Dernière édition par Matthew D. Johansson le Ven 5 Mar - 4:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « I kept you in my memory » Matthew's box   Ven 5 Mar - 4:18

Buffalo, 6 novembre 2005 ▬ résidence Johansson
    Le feu crépitait dans la cheminée du salon, immense pièce au style ancien qui certes n'était pas vraiment du goût de Matt mais qui pourtant lui donnait l'impression de côtoyer des dizaines et des dizaines de souvenirs, éparpillés au fil des années depuis que cette immense propriété était dans sa famille. Nous étions seulement début novembre et pourtant les températures étaient déjà proches du négatif ; Dans une maison comme cella là chauffer l'ensemble des pièces relevait de l'idiotie, surtout maintenant que Matt était, avec le vieux gardien - Jeremiah de son prénom -, le seul occupant de la propriété. Alors la cheminée c'était suffisant, de toute manière Matt n'était pas du genre frileux, et le second verre de Cognac qu'il s'apprêtait à entamer l'aiderait lui aussi à se réchauffer.
    Après s'être levé et avoir prit une douche ce matin, il était directement descendu ici, où Jeremiah avait pris soin de faire redémarrer le feu qui s'était éteint hier soir peu après que Matt soit allé se coucher. L'après-midi était à présent bien entamée et même, il commençait à faire nuit dehors, mais Matt pourtant n'avait pas bougé de cette pièce de toute la journée. S'étant d'abord calé dans un des fauteuils, il avait sans succès essayé de se concentrer sur le livre qu'il avait attrapé sur l'une des étagères de la bibliothèque, mais voyant qu'au bout d'une heure et après avoir lu plusieurs pages il n'avait même pas retenu le titre du livre il avait jeté l'éponge et posé le livre sur la table basse en soupirant. A midi Jeremiah était venu lui demander s'il comptait déjeuner mais le jeune homme avait répondu par la négative et ajouté à l'adresse de son fidèle gardien qu'il lui donnait le reste de sa journée. Et son après midi, il l'avait passé à voguer entre la fenêtre où il restait posté parfois plus d'une demi-heure, à regarder l'étendue du jardin qui semblait perdre un peu de vie avec ce ciel gris et chargé de nuages, et le piano, sur lequel ses doigts glissaient sur les touches en de vagues mélodies souvenirs de celles que jouait son grand-père à cette même place, il y avait encore quelques années.

    Sur le haut du piano il y avait cette enveloppe, qui n'avait pas encore été fermée et de laquelle dépassait une lettre qui, s'étalant sur deux feuilles, surprenait par sa longueur. Surprenant surtout parce que Matt n'était pas du genre à étaler ses états d'âme de cette façon ... Du moins c'était ce qu'il laissait croire, mais ceux qui le connaissaient bien savaient aussi que si il gardait en général tout pour lui cela ne l'empêchait pas de coucher ses idées sur papier ; Cela faisait de nombreuses années déjà qu'il tenait un journal. Mais les pages qu'il avait noircies cette fois-ci n'étaient pas celle de son journal, elles avaient un, ou plutôt une, destinataire. Il l'avait écrit la veille, et n'y avait pas touché depuis, parce qu'il savait que jamais il ne l'enverrait et qu'il ne voulait pas relire les mots qu'il avait écrit, ils lui faisaient trop de mal. Ou de peine. Ou était-ce les deux, avoir mal et avoir de la peine c'était un peu la même chose non ?


    Citation :
    Abby,

    Voilà une lettre que j'écris tout en perdant peu à peu l'espoir de recevoir un jour une réponse de ta part. La vérité c'est que je ne m'étais pas préparé à cette éventualité ; et même si je l'avais fait cela n'aurait sans doute rien changé, parce que je n'aurais pas pu imaginer comme c'est douloureux. Là où j'avais l'impression que la mort de Hayden nous avait éloigné, un peu par ma faute je l'avoue, j'étais loin de m'imaginer qu'il puisse y avoir pire sensation encore.
    Après avoir déserté Buffalo pendant près de trois mois j'avais tellement espéré reconnaitre ton écriture sur l'une des enveloppes conservées par ce bon vieux Jeremiah en mon absence. Ce ne fut pas le cas, et me voilà depuis le début de la semaine à tourner en rond dans cette immense maison, à ne pas réussir à penser à autre chose qu'à toi. Et maintenant je m'en veux, je m'en veux de continuer à penser à toi et à me torturer l'esprit alors que de ton côté tu sembles ne plus t'en soucier. La vérité c'est que je n'avais encore jamais ressenti une telle solitude jusqu'à maintenant. Sans toi, sans Hayden, seul dans cette maison autant que dans les rues que nous avons arpenté tous les trois tellement de fois étant plus jeunes, Buffalo me parait tellement insignifiant maintenant. Et même douloureux. Partout où je passe j'ai l'impression de croiser les fantômes des gamins que nous étions, et ça me semble tellement loin en fin de compte.
    Pourquoi ? Pourquoi avoir fait le choix de ne pas répondre ? J'avais donc si peu d'importance à tes yeux ? Même une réponse pour me dire qu'il n'y en aurait pas de prochaine m'aurait semblé plus supportable, parce qu'elle ne m'aurait pas laissé dans le doute. Ne pas avoir de réponse c'est ne pas savoir, c'est ne pas comprendre, c'est laisser son esprit se forger lui-même ses propres hypothèses et envisager le meilleur, mais surtout le pire ... Le pire pour toi, ou pour moi ? Je n'en sait trop rien, je ne sais plus grand chose à vrai dire. Ou plutôt si, je sais une chose, je ne voulais pas que ça se termine comme ça, je ne veux pas que ça se termine tout court ... Mais est-ce que tu me laisses le choix ? Pas vraiment.
    On dit que nous soucis deviennent moins douloureux lorsqu'on les couche sur papier, c'est peut-être pour cette raison que j'écris cette lettre, tout en sachant très bien que je ne la posterai pas. Parce que je suis lâche ? Peut-être, ou bien parce que je n'ai pas envie de verser du sel sur mes plaies, j'ai déjà du encaisser trop de choses ces derniers mois et m'exposer à une seconde non-réponse ce serait un peu comme enfoncer le clou un peu plus profondément encore. Est-ce que ça veut dire que je n'ai pas de remords à jeter l'éponge ? Bien sûr que non, sinon je ne me sentirai pas aussi désemparé, aussi perdu ... Pour Hayden, pour ma mère, tout le monde me dit que avec le temps ça ira mieux, ils ne me manqueront pas moins mais j'apprendrai à faire avec ... Est-ce que ça sera pareil avec toi si tu ne me réponds jamais ? Je ne pensais pas qu'être seul pouvait faire aussi mal, vraiment seul je veux dire, pas cette espèce de manie de vouloir garder les autres à distance, cette vraie sensation de n'avoir plus personne.
    Avec la chance que j'ai, il me reste encore quinze, vingt ans peut-être, à passer ici. Vingt ans ça te laisse le temps de répondre, et même si je me faisait une raison et que je perdais espoir, si je devais un jour recevoir une lettre elle ne resterait pas sans réponse ... Parce que jamais je ne trouverai la force d'être celui qui tournerai le dos. Jamais.

    Matthew.
    Se faire une raison et passer à autre chose ? La bonne blague, c'était beaucoup plus facile à dire qu'à faire, se répéta-t-il à nouveau en avalant une nouvelle rasade de Cognac. Rien à faire, il n'arrivait pas à se sortir toute cette histoire de l'esprit ... Ça, et aussi la mort de sa mère, de son meilleur ami, le départ de Natasha pour l'étranger ... Ça faisait beaucoup en une année, beaucoup trop à vrai dire. Alors Abby qui le lâchait aussi c'était difficilement encaissable.
    C'était ce qu'il se disait alors qu'il venait de reprendre la lettre dans ses mains, déposant son verre vide à la place. Cette lettre c'était des questions auxquelles il n'avait pas de réponse, c'était une chose de plus qui lui rappelait que ses illusions avaient été déçues une fois encore, mais par sa meilleure amie, et ça c'était dur à encaisser. Alors d'un geste d'énervement il avait jeté la lettre au milieu des flammes de la cheminée ; Mais le temps de regretter son geste il était déjà trop tard, les flammes avaient déjà commencé à s'attaquer à l'enveloppe et aux minces feuilles de papier qu'elle contenait. Il se trouvait nul, c'était ses états-d'âme qu'il regardait partir en fumée ... Mais pourtant cela ne l'aida pas à se sentir mieux. Aussi, attrapant son verre, il retourne se servir un nouveau verre, et une fois cela fait il se laisse retomber dans son fauteuil en soupirant ; Encore une journée où il aurait mieux fait de rester coucher si il souhaitait faire faux bond au cafard ...
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