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 #. Across the universe •• Abigail *

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it's me, Matthew D. Johansson darling !


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MessageSujet: #. Across the universe •• Abigail *   Lun 7 Sep - 19:25


    .
    Abigail L. Donovan &
    Matthew D. Johansson

    Lorsque Matthew s'était réveillé ce matin le ciel était encore sombre du fait de l'heure plus que matinal mais on pouvait déjà voir à l'allure du ciel que ce serait une belle journée. Lorsqu'il avait jeté un coup d'oeil à l'horloge murale du salon - il s'était assoupi sur le canapé la veille - il remarqua qu'il était à peine cinq heures et demi, mais pourtant il décida de se lever, il n'avait plus sommeil et de toute manière il n'y aurait eut aucun intérêt à retourner se coucher puisque son réveil le réveillerait une heure et demi plus tard. Sur la table basse du salon un verre de cognac auquel il n'avait en fin de compte pas touché était toujours posé et ne demandait qu'à être vidé, aussi Matthew décida de se dévouer - quel sacrifice en effet - et le bût d'un trait avant d'aller mettre son verre vide au lave-vaisselle. Après quoi il avait monté les escaliers menant au premier étage d'un pas décidé et était rapidement passé sous la douche ; Il s'était ensuite rasé et avait enfilé un jean et un tee-shirt propre.
    Hier il avait passé son premier jour au journal de Jericho, assez pour se rendre compte que bien qu'ils essayaient de traiter de toute l'actualité le sujet principal et sur toutes les lèvres à la rédaction restait bel et bien le Zodiac. Le jeune homme savait que s'il voulait réussir à s'intégrer de façon rapide il lui faudrait étudier minutieusement cette affaire, mais pour le moment il préférait se fondre dans la masse des autres journalistes et ne pas trop faire de vague en se lançant sans filet sur le sujet, mieux valait se contenter les jours prochains de dresser un portrait rapide - mais précis - de l'équipe avec laquelle il allait travailler. Il ne savait pas s'il devrait donner un compte rendu de ce qu'il avait découvert sur les autres journalistes à ses supérieurs, à vrai dire il était peu probables que ces derniers s'y intéressent mais quoi qu'il en soit se renseigner aussi loin que possible sur les personnes qu'il côtoyait était une précaution nécessaire et qu'il prenait à chaque fois. Il avait déjà cerné le boss et la fille, Joaquim et ... comment s'appelait-elle déjà ? Ah oui, Sarah, Sarah Bloomsburry. Alors qu'elle semblait faire ce métier pour le plaisir de pouvoir mener elle-même ses petites enquêtes et les rapporter ensuite à sa sauce, Joaquim lui semblait avoir une véritable passion pour son métier, et bien qu'il semblait être un patron exigeant il n'en demeurait pas moins quelqu'un d'à priori ouvert d'esprit et de juste. Elle était survoltée, espiègle, et sans doute curieuse ; Lui était calme, posé, et s'exprimait d'une façon qui captait l'attention de tout le monde, c'était sans aucun doute un homme cultivé mais pas vantard pour autant, qui voyait son métier comme un moyen de rétablir la vérité là où les ragots d'épicerie semaient bien souvent plus de mensonges et d'inepties que de vérités. Bref, Matthew ne voyait en ces deux personnes, très différents mais semblant pourtant s'entendre plutôt bien, une menace quelconque susceptible de lui mettre plus tard des bâtons dans les roues. Ne restait que Julian, le dernier journaliste rattaché au Jericho's News, et que Matthew n'avait que rapidement croisé la veille puisqu'il avait fait dans la journée l'aller-retour jusqu'à San Francisco. Mais notre jeune espion - non, il devait arrêter de penser comme ça, il était photographe, photographe un point c'est tout, faire une différence était le meilleur moyen de se faire griller un jour - ne doutait pas qu'il ne lui faudrait pas une éternité pour en apprendre plus sur le dénommé Julian McKeaton.

    En attendant patiemment une heure décente pour se pointer au boulot, sans doute que personne ne serait là s'il arrivait à six heures et demi à peine, il s'était préparé un café qu'il buvait maintenant accoudé à la balustrade de son balcon, donnant sur la rue et lui offrant la vue sur une bonne partie des maisons du quartier où il résidait désormais. Trois tasses de café plus tard, lorsque sa montre avait indiqué huit heures moins vingt, il avait attrapé ses clefs de voiture et s'était dirigé vers la porte d'entrée, et puis soudain il avait fait demi-tour et avait remonté deux par deux les escaliers pour se rendre jusqu'à sa chambre. Là il avait attrapé entre le matelas et le sommier de son lit son revolver et avait hésité quelques instants sur ce qu'il allait en faire, après tout il avait un permis et rien ne l'empêcher de la garder avec lui, mais cela dit il n'avait jamais aimé les armes et ne a gardait que parce qu'il s'agissait dans son métier d'un mal nécessaire. Finalement il décida que pour le moment rien ne justifiait qu'il s'en serve et qu'il pouvait la laisser ici sans risque d'en avoir besoin, il n'était aucunement menacé se disait-il. Retraversant le couloir il se dirige jusqu'au bureau où il avait composé le code du coffre-fort avant de la ranger à l'intérieur ; Surtout ne jamais la laisser trainer lorsqu'il n'était pas là, même sous un matelas les risques étaient trop grands.
    Et puis enfin il avait quitté sa maison, il avait hésité entre la moto et la voiture, pour finalement prendre sa moto. La voiture était à son goût bien trop voyante, lui qui aimait se faire discret il n'y arriverait jamais avec un tel véhicule, une Aston Martin gris métalisé. Oui rien que ça, mais là encore on ne lui avait pas laissé le choix, ses supérieurs estimaient, sans doute à raison malheureusement, que l'argent ouvrait beaucoup plus de porte que tous les charmes possibles, et qu'ainsi Matthew s'acquitterait de ses missions plus vite. Oh bien sûr conduire ce bolide ne gênait pas en tous points le jeune homme, à conduire c'était un pur régal, mais étaler ainsi autant d'argent le mettait toujours mal à l'aise, ce qui expliquait d'ailleurs sans doute que malgré son propre héritage plus que conséquent il s'était toujours obstiné à laisser son propre argent moisir dans une banque, il ne vivait qu'avec ce que lui rapportait ses services pour Ravenwood.

    La journée était passée relativement vite, Matthew avait discuté quelques instants avec Joaquim, puis avait répondu avec toute la sincérité qui lui était possible aux questions de Sarah sur son expérience passée en tant que photographe. On voyait bien à ses yeux intéressés qu'elle espérait de tout son cœur ne pas passer toute sa carrière de journaliste à étouffer dans une petite bourgade comme Jericho. Comme Matt la comprenait, lui-même était là depuis peu de temps et pourtant déjà il avait la sensation d'étouffer dans cette ville tant elle lui semblait minuscule. Était arrivée l'heure de rentrer, mais Matt n'en avait à vrai dire aucune envie, à vrai dire sa maison lui donnait l'impression d'être enfermé dans un bocal tel un poisson rouge et il avait besoin de prendre un peu l'air. Il ne connaissait pas trop le coin et c'était du coup laissé guidé par les panneaux jusqu'à atteindre le lac, et après avoir garé sa moto près d'un arbre il fit quelques pas pour se rapprocher de l'eau. Nous étions en automne et la saison sêche et aride qui avait précédé s'était peu à peu effacée, laissant l'herbe verdir nouveau et le niveau de l'eau du lac remonter peu à peu ; Attrapant un caillou plat Matt s'amuse même à le faire ricocherc. La pierre rebondit deux fois sur l'eau calme avant de finalement s'y enfoncer pour couler à pic. Matthew se fit la réflexion que la vue ici était magnifique, et qu'elle devait l'être encore plus une fois que la nuit commençait à tomber, et pour lui la tentation de faire quelques photos fut trop grande pour qu'il y résiste. Allant chercher dans son coffre l'appareil photo qui était la clef de sa couverture de reporter-photographe, il s'amusait donc à faire quelques clichés de l'endroit. Il n'y avait pas un seul endroit où il avait séjourné, ne serait-ce qu'une semaine, dont il n'avait pas de photos ; Il photographiait tout et n'importe quoi depuis qu'il avait environ dix-sept ans et gardait tous ses clichés sur des dizaines et des dizaines de cartes mémoires. Une photo comme il le disait était selon lui un aide-mémoire là où les souvenirs seuls ne suffisaient plus.

    Il avait entendu que quelqu'un l'avait rejoint aux abords du lac et dès que la personne fut arrivée à sa hauteur il se tourna vers elle pour lui faire face et découvrir l'identité, ou tout du moins le visage du visiteur ...


Dernière édition par Matthew D. Johansson le Ven 19 Fév - 2:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: #. Across the universe •• Abigail *   Dim 27 Déc - 19:41

    Les yeux ouvert à fixer le plafond au beau milieu de la nuit, Abby se rendait bien compte que cette fois ci le moment était venu. Elle allait belle et bien devoir prendre son courage à demain et mettre en place l’idée qui trainait dans sa tête depuis plusieurs jours maintenant, il n’y avait pas d’autre moyens, c’était peut être sa dernière chance pour réussir à reprendre sa vie en mains. Pourquoi n’avait elle pas prit cette décision plus tôt ? Peut être tout simplement parce qu’elle n’arrivait pas à ce mettre dans la tête que rien ne pourrait arranger les choses, elle aurait voulu pouvoir agir, faire le moindre petit truc qui aurait pu aider Tyler à redevenir la personne qu’il était lorsqu’elle l’avait rencontré pour la toute première fois il y a un peut moins d’un an. Il semblerait pourtant que se soit peine perdu pour cette jeune femme qui voulait tout de même à croire en l’espoir. Mais voilà, il était allé trop loin, il avait atteint ce qu’on appelle le stade de non retour.

    Cela faisait maintenant plusieurs jours qu’elle commençait à préparer son « évasion », elle avait retiré des sous en liquide, mit des affaires dans un coin de l’appartement pour qu’elle puisse partir rapidement et discrètement. Elle savait pertinemment que la discrétion était le mot d’ordre car au moindre faux pas, tout partirait en fumé et elle serait forcée de rester et d’affronter les coups aux sens propres du terme. Car oui ce qu’elle fuyait n’était autre que de la violence conjugale comme on dit, enfin elle n’était pas mariée avec Tyler, et encore heureux me direz vous, mais depuis quelques temps il s’était mit à confondre la charmante Abigail avec un punshing ball. Rien de plus flatteur n’est ce pas. Abby était tout de même une femme forte, ce qui pouvait expliquer qu’elle ai encaisser les coups aussi longtemps, elle possède aussi un très fort caractère, ce qui explique aussi pourquoi par moment les nerfs de Tyler pouvaient lâcher. Inutile de dire que l’ambiance n’était pas des plus agréables dans l’appartement qu’ils partageaient tout les deux, à se demander tout de même grâce à quelle force Abby a réussi à supporter la situation aussi longtemps.

    Le fait est qu’il tenait à elle, ou surement plus au fait qu’il tenait à sa compagnie plus qu’a sa personne réellement mais cela ramène au même résultat, il refusait de la laisser partir loin de lui, c’était hors de question qu’elle ne quitte cet appartement et encore plus la ville. Elle était comme enfermée, séquestrée dans un endroit qu’elle détestait avec sur le dos un homme alcoolique qui avait totalement oublié la définition du mot raisonnable, surtout en ce qui concernait les verres qu’ils pouvaient s’enfiler. Le comportement qu’il adoptait était d’une puérilité affligeante d’après Abby, surtout qu’il lui rappelait celui d’une personne qu’elle avait très bien connu. Il lui rappelait le comportement que son propre père avait adopté à la mort de sa mère neuf ans plus tôt. Lui n’avais jamais levé la mains sur elle mais après tout il lui avait des choses affreuses qu’elle ne serait certainement jamais capable d’oublier, de pardonner ou d’en faire abstraction, après tout qu’est ce qui peut lui garantir qu’il n’en serait pas arriver au même extrême que Tyler à l’heur qu’il est si il n’avait pas choisit de faire sortir sa fille de sa vie lui-même. Il l’avait envoyé à l’autre bout du pays sans même écouter son avis en lui balançant des horreurs pour la faire fuir, enfin elle suppose que le but principal était le faire quitter sa vie, après tout à partir de cette instant il avait semblé regretter les dix-sept dernières années de sa vie puisqu’il semblait avoir regretter son mariage, sa fille et toute la vie qu’il avait eu avec eux.

    Enfin bref, Abby prit la route au beau milieu de la nuit avec un sac à dos qui ne contenait presque rien, juste quelques vêtements et de l’argent. Elle ne savait pas si cela suffirait mais bon elle n’avait pas vraiment le choix après tout, c’était ça ou rien, ça ou rester dans cette appartement avec lui, et cette fois ci sa décision était fermement prise. Elle boitait et avec une marque de coup sous son œil droit, elle n’était pas non plus énorme, elle s’était quelques peu estompée mais elle était tout de même encore visible lorsqu’on y prêtait l’attention nécessaire. Le fait que sa jambe la fasse souffrir n’était pas un avantage pour elle aujourd’hui, bien au contraire car elle savait pertinemment que dès son réveil, il allait mettre tout les moyens en œuvre pour la retrouver et le fait qu’elle boite allait bien entendu la ralentir. Elle ne voulait absolument pas qu’il puisse la suivre à la trace, c’est pourquoi elle n’avait ni téléphone portable, ni carte de crédit, ni voiture, sa route se ferait essentiellement à pieds ou en stop si jamais quelqu’un d’assez généreux venait. Jusqu’à Toronto, la route serait longue bien entendu, elle serait donc obliger de faire des escales. Elle aurait pu s’y rendre en avion mais elle aurait été facile à suivre, il l’aurait retrouvé en deux seconde et surtout il aurait débarqué dans sa famille qu’elle n’avait pas vue depuis une bonne dizaine d’années ce qui n’avait rien de judicieux. Elle ne voulait en aucuns car apporter des problèmes dans sa famille.

    Elle n’aurait jamais cru qu’elle prendrait autant de temps pour parcourir moins de sept cent kilomètre, il faut dire qu’une jeune femme seule arborant un œil au beurre noire estomper n’inspire pas vraiment confiance aux gens qui passerait à côté d’elle, surtout avec les histoires qu’on raconte sur les auto-stoppeurs, et surtout depuis les derniers meurtres revendiquer par le Zodiac. Il en faut peut pour qu’une population devienne méfiante au possible de chaque personne qu’elle pourrait croisée et Abby l’avait apprit aujourd’hui à ses dépend. Aux environs d’une heure de l’après midi elle avait fini par s’arrêté dans un endroit aux bords de la route pour pouvoir manger car là elle avait fini par faire un malaise au bord d’une route déserte et dont les rares automobilistes n’ont pas de pitié pour les gens qui marchent sans cesse. Elle était tout de même tombé sur quelques gens sympathique qui avait accepté de la prendre pour lui faire un petit bout de chemin mais pas assez pour que le trajet jusqu’aux environs de San Francisco ne lui prenne la totalité de la journée.

    Une journée ne lui avait jamais paru aussi longue, l’air était sec, il faisait aux environs de quinze degré aux beaux milieux de la journée mais elle commençait à craindre le moment où la nuit tomberait car elle n’avait rien d’autre qu’une simple petite veste qui n’avait rien de chaud pour marcher une fois la nuit tombé quand la température serait descendu de plusieurs degrés. De plus elle se trouvait dans les terres, l’aire marins n’était pas là pour réchauffer l’atmosphère. Elle avait finalement réussi à atteindre la ville de Jericho, grâce a une jeune femme dont elle connaissait à peine le nom qui avait très certainement eu pitié d’elle qui errait comme une pauvre âme en peine aux bords de la route. Elle lui avait prêté son téléphone pour qu’elle se réserve une chambre au motel le plus proche car la jeune femme ne pourrait pas l’emmener plus loin sachant qu’elle se rendait dans une direction opposée. Elle n’avait même pas pu la déposer au centre de la ville, en s’excusant elle la laissa à l’entré de la ville en lui disant qu’elle serait vite arrivé jusqu’à un lit où elle pourrait enfin se reposer vue la tête exténué qu’elle avait.

    Elle arriva aux bords d’un lac, elle avait souvent apprécié se genre d’endroit calme et reposant, bien que le tempérament de la jeune femme n’ait rien de calme et reposant bien au contraire. Elle se demanda en premier lieu si elle n’était pas perdu, car la jeune femme dans la voiture lui avait dit qu’il était simple de regagner le motel, hors là, elle ne voyait qu’un lac en face d’elle au milieu d’arbre … C’est dans ce genre de moment que la jeune femme réalise qu’elle ne devrait jamais vraiment faire confiance à son sens de l’orientation, elle a le don de se perdre encore plus qu’elle ne l’est déjà… Une chose était sur, la maintenant toute suite elle n’avait strictement aucunes idées d’où elle pouvait être. Regardant autour d’elle, elle remarqua qu’en réalité elle n’était pas seule, à l’autre bout du lac, un homme était poster entrain de prendre des photos. Mais après réflexion, la jeune femme réalisa qu’elle devait très certainement se trouver dans le cadre des photos que prenait cette personne dont elle n’avait aucune idée de l’identité. Et si elle n’avait pas envie que quelqu’un vienne la prendre en photo aujourd’hui, surtout vue la tête qu’elle devait avoir, entre sa marque de coup et sa mine fatigué, le résultat devait plutôt faire peur à voir en réalité. Mais en tout cas elle était trop fatiguée pour réfléchir de façon sensée et canalisé son mauvais caractère.

    Elle arriva de l’autre côté du lac en marchant le plus rapidement possible malgré sa jambe qui la faisait souffrir de plus en plus, il faut dire qu’elle n’avait pas fait grand-chose pour reposer ce membre blessé aujourd’hui. Elle arriva jusqu’au niveau de l’homme qui n’avait pas encore remarqué sa présence, il avait arrêté un instant de prendre des photos pour jeter un coup d’œil à ce qu’il avait prit. Le pauvre homme ne savait certainement pas dans quel pétrin il s’était mit en la prenant en photo, soit par mégarde, soit parce qu’il la suivait peut être, si ça se trouve Tyler la faisait suivre pour éviter qu’elle ne s’enfuit, et cette homme était à son service pour lui dire où elle se trouve histoire qu’il vienne la chercher dans le but de la trainer de force chez eux. Cette hypothèse était trop importante dans les pensées d’Abigail, elle ne pouvait pas prendre le risque que quelqu’un puisse être un lien entre Tyler et elle. Elle prit son sac à la main et commença à donner des coups de sac à dos sur le pauvre homme qui n’avait rien demandé « Non mais ça va pas de prendre les gens en photos comme ça, vous voulez que je vous aide ?! Le droit à l’image vous connaissez pas ?! Je suis sure qu’en plus c’est lui qui vous à dit de me suivre, espèce de … »

    Une chose est sur, si il y avait bien quelqu’un qui devait passer pour une folle hystérique, paranoïaque et violente qui plus est, c’était Abigail et certainement pas ce pauvre homme qui n’avait sûrement rien demander à personne. Il ne devait même pas avoir réalisé ce qu’il était entrain de lui arriver ici, aujourd’hui aux bords de se lac. On va dire que le comportement de la jeune femme était du à la fatigue et au stresse, non elle n’était pas encore bonne à interner dans un asile, enfin du moins elle l’espérait. En tout cas l’homme se débâtait, ce qui était logique vue la situation, qui n’aurait pas souhaiter faire cessé une folle entrain de nous frapper à coup de sac à dos, heureusement pour lui qu’il ne contenait rien de lourds et dure. Néanmoins le visage de l’homme apparut devant les yeux de la jeune femme, elle laissa tombé son sac sur le sol sans avoir le temps de dire autre chose que « C’est pas vrai … »

    Tout ce qu’elle réussi à faire pendant plusieurs seconde fut regarder. Son regard était bloquer sur le visage de la personne se trouvant face à elle, un visage qu’elle reconnu si facilement. A cette seconde tout disparu dans la tête d’Abby, tout ce qui composait sa vie à l’heure qu’il est était devenu insignifiant, le fait qu’elle soit en cavale, qu’elle cherche le motel de la ville et qu’elle se soit perdu n’avait plus aucune importance, la seule chose qui en avait c’était que la personne en face d’elle c’était Matthew Johansson, Le Matthew Johansson, Son Matt qu’elle cherchait depuis cinq longues années. Il était là en face d’elle et elle le regardait avec le même regard que celui d’une enfant qui venait de recevoir le plus beau cadeau qu’elle n’est jamais eux. Son comportement avait changé du tout au tout, elle était comme métamorphosée. « Matt … » La seule chose qu’elle réussit à faire, c’est se jeter dans ses bras pour le serrer, comme ça au moins elle aurait la preuve qu’elle n’est pas entrain d’halluciner à cause de la fatigue, il est bien là en face d’elle. « Si tu savais combien tu m’as manqué … » Elle se fichait bien qu’il ait disparut pendant cinq ans sans laisser de trace, l’important c’est qu’il soit là aujourd’hui à ses yeux.
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MessageSujet: Re: #. Across the universe •• Abigail *   Lun 4 Jan - 3:26

    En lui-même le lac qui s'étendait devant Matthew n'avait rien de vraiment extraordinaire, il n'était pas spécialement étendu et on avait déjà vu plus beau niveau paysage, non à vrai dire c'était le genre de lac totalement banal et auquel on ne prêtait pas vraiment attention, mais peu importait au fond car la seule chose que Matthew en retenait pour le moment était que l'endroit semblait lui donner une impression de calme qu'il n'avait pas connu depuis un petit moment. Il fallait dire que son séjour à Jakarta n'avait pas été de tout repos et qu'en plus de ça il y était resté plus longtemps que ce qu'il n'avait escompté ... Lui qui pensait ne devoir supporter sa "partenaire" que le temps de quelques semaines, un mois ou deux tout au plus, il s'était retrouvé à faire le guignol avec cette fille pendant presque quatre mois et il ne comptait plus les fois où il avait du se retenir de pour ne pas la noyer dans la cuvette des toilettes ou bien l'enfermer jusqu'à ce qu'elle meurt de faim ou de froid sur le balcon de leur chambre d'hôtel. Et finalement, Jericho aurait même pu être une ville beaucoup plus animée que le jeune homme aurait quand même trouvé cela reposant ... Là c'était beaucoup plus que ce qu'il avait espéré, et même si il se doutait qu'il ne lui faudrait pas longtemps pour se lasser de l'endroit et espérer à nouveau qu'on l'envoie ailleurs pour le moment il profitait autant que c'était possible du calme s'immisçant dans le cadre où on l'avait envoyé.
    La vérité c'est qu'il ne tenait pas vraiment à remettre les pieds chez lui tant qu'il trouvait mieux à faire à l'extérieur. Cette maison qu'il avait acquis pour le temps que durerai sa mission ici, il ne l'aimait pas vraiment ... Il n'avait rien à lui reprocher, elle était jolie, spacieuse, accueillante, mais voilà elle était bien trop grande pour quelqu'un qui vivait seul et Matthew ne savait pas trop pourquoi mais il avait la sensation que la solitude commençait à lui peser de plus en plus. Et puis bien sûr il fallait dire aussi que le fait qu'il sache pertinemment que sa baraque était surveillée ne le mettait pas en confiance, mais il ne savait pas vraiment pourquoi cette fois-ci plus qu'une autre ... Sans doute était-ce la fatigue qui le rendait paranoïaque, il en avait toujours été ainsi et jusqu'à maintenant le fait d'être surveillé durant les opération qu'on lui confiait ne l'avait jamais gêné outre mesure, puisqu'il faisait toujours ce qu'on lui demandait et sans poser de questions ou bien faire d'histoires qui plus est. Il ne savait pas pourquoi il avait cette fois-ci le pressentiment qu'il y avait quelque chose d'autre que la routine derrière tout ça ... Ou plutôt si, il savait que la chose angoissante dans cette histoire était que contrairement à d'habitude ils s'étaient sentis obligé de le neutraliser avant de faire ce qu'ils avaient à faire, certes en se contentant de lui donner de quoi dormir de longues heures mais tout de même, Matthew n'aimait pas cette sensation qu'il avait eut d'avoir été utilisé comme un vulgaire objet.

    Ayant pris d'affilée plusieurs clichés des paysages, Matthew s'était arrêté quelques instants pour jeter un coup d'oeil à son travail et effacer les photos qu'il trouvait ratées ou qui ne lui plaisaient pas. Bien qu'étant en retrait par rapport aux rives du lac il en entendait pourtant parfaitement bien le clapotis de l'eau provoqué par la légère brise de cette fin de journée. Il faisait assez beau pour la saison et le jeune homme s'était surpris à penser qu'il ne devait pas en être de même à Buffalo ou la neige avait déjà du bien tomber ... Mais enfin, nous étions là en Californie, et la neige ne devait pas être un phénomène météorologique courant dans le coin. La neige, tout d'un coup il avait comme un léger sentiment de nostalgie en se rappelant que la dernière fois qu'il était passé à Buffalo la ville voyait fondre les dernières traces de la poudreuse tombée tout l'hiver ... C'était il y a presque dix mois déjà. Mais peu importe, ce n'était pas le moment de divaguer ou bien de jouer les sentimental, ce n'était à priori pas vraiement le genre de la maison ...
    Quoi qu'il en soit perdu dans ses pensées il n'avait pas prêté attention au fait qu'il n'était plus seul, et lui qui d'habitude n'avait pas son pareil pour se montrer méfiant et ne pas se laisser surprendre par ce qui se trouvait autour de lui, il n'eut pas le temps de réagir face à la situation qui se présenta à lui ... Ou plutôt face au sac à dos qui se présenta à lui de manière assez violente. Pour un peu Matthew en aurait lâché son appareil photo, mais bien trop précieux pour qu'il en soit ainsi il se contenta de le tenir fermement pour ne pas le faire tomber. Il était rare que l'on s'en prenne à lui de cette façon, sans doute parce qu'au premier abord il n'avait pas l'air menaçant que l'on attendait de la part des gars comme lui, des mercenaires donc, et il n'hésitait pas à profiter de la chose d'ailleurs. Mais cependant cela ne l'empêchait pas d'avoir appris à se débrouiller tout de même et quelque soit la raison pour laquelle cette folle à lier était en train de lui taper dessus à coups de sac elle ne le ferait pas pour bien longtemps et avait plutôt intérêt à avoir une excuse valable, si tenté qu'il en existe une bien entendu. Aussi, attrapant d'une main ferme l'un des poignets de la jeune femme qui sans explications venait de se jeter sur lui, il lui immobilise un bras avant de saisir son sac à dos pour lui faire lâcher prise. Vu la façon dont il serrait son bras cela aurait tout aussi bien pu être la façon dont il la tenait que la force qu'il y mettait qui arrêta l'inconnue, mais en tout les cas cela produisait l'effet escompté.
    Cependant ce fut ensuite la surprise qui fit lâcher prise à Matthew, lorsqu'il pu enfin poser ses yeux sur la demoiselle et la dévisager quelques instants. Il n'en croyait tout simplement pas ses yeux et il n'y avait pas de doutes sur le fait que la surprise devait se lire sur son visage. Lâchant complètement le bras de la jeune femme qui se trouvait devant lui, il ne peut du même coup s'empêcher de lâcher le sac à dos qu'il lui avait subtilisé et qu'il tenait jusque là toujours à la main

      « Abby ... » Ce prénom simplement murmuré lui laissa le temps de douter sur ce qu'il avait en face de lui ; Et si ce n'était pas elle ? Bien sûr que si, elle avait peut-être changé depuis le temps mais il n'y avait aucun doute à avoir sur son identité, c'était bien elle, aussi incroyable et improbable cela puisse-t-il paraitre.
      « C'est pas vrai ... » Une chose était certaine, elle semblait tout aussi surprise que lui de leur face à face qui avait tout d'une coïncidence, mais qui laissait supposer que le destin avait peut-être décidé de leur filer un mini coup de pouce finalement. « Matt ... » Combien de temps déjà depuis la dernière fois qu'il avait entendu son prénom prononcé de la voix de la jeune femme ? Cinq ans. Cinq longues années qui lui avaient parut s'étirer comme des siècles mais qui à cet instant précis relevait surtout de l'éternité toute entière.

    Il ne réalisait même pas encore tout à fait la situation que déjà la jeune femme lui avait sauté au cou pour le serrer dans ses bras, manquant presque lui faire perdre l'équilibre. Bien sûr cela n'effaçait rien à ces cinq dernières années, au fait qu'il était partit, qu'il avait été lâche et qu'involontairement elle lui avait finalement renvoyé l'ascenseur en lui faisant perdre des illusions dans lesquelles il savaient qu'il n'aurait pas du fonder trop d'espoir ... Mais pour le moment il s'en foutait, l'espace de quelques secondes il aurait bien pu oublier que la terre tournait et qu'il n'y avait pas que eux deux sur la planète, parce que la seule chose qui comptait c'était que son espoir de la revoir au moins une dernière fois venait de prendre forme sans crier gare et il comptait bien en profiter et ne pas gâcher par des paroles inutiles ces quelques instants où sans rien dire il pouvait la tenir contre lui et avoir l'impression folle de n'être jamais partit.

      « Si tu savais combien tu m’as manqué … » Est-ce qu'il le savait ? Non, à vrai dire même il avait finit par se persuader du contraire sans vraiment savoir si c'était parce qu'il pensait que c'était la vérité ou bien parce qu'il espérait que ce serait moins difficile ainsi.
      « J'pense pas que ce soit trop dur à imaginer ... » Ça en revanche c'était certain, il arrivait à se l'imaginer. Et pour une bonne raison, c'était qu'elle même ne semblait pas pouvoir se douter de la façon dont elle lui avait manqué. « Toi aussi tu m'as manqué, beaucoup plus que tu pourrais te l'imaginer » Manqué parce que le reste des personnes qu'il avait pu rencontrer lui avaient toutes parues de plus en plus fades à côté du souvenir qu'il se faisait de la jeune femme, et parce qu'elle était la raison principale à tous les regrets qui Matt pouvait trimballer avec lui tel un sac à dos lorsqu'il parcourait le pays et le reste du globe.

    Comme s'il avait peur qu'elle ne s'évapore où ne disparaisse aussi vite et aussi subitement qu'elle était arrivée, il la serra un peu plus fort dans ses bras et ne pu s'empêcher de respirer un court instant l'odeur de ses cheveux comme si cela avait été capable de le replonger encore un peu plus dans ses souvenirs. Et lorsqu'enfin il la relâcha, lui faisant à nouveau face et pouvait ainsi de nouveau la regarder dans les yeux, ce fut pour réaliser encore un peu plus la bêtise qu'il avait fait en se coupant des autres cinq ans plus tôt. Combien de temps avant que cela ne vienne sur le tapis et que ne lui reviennent en pleine figure ses regrets et ses erreurs passées ? Sans peu de temps lorsque l'on connaissait le caractère impétueux de la demoiselle, mais pourtant Matt aurait bien donné n'importe quoi pour que ce moment puisse durer une éternité.

      « J'en reviens pas que tu sois ici c'est ... Incroyable » Et c'était en tous les cas une des plus belles coïncidences qu'on puisse imaginer, en ce qui le concernait du moins. Il était encore tellement hypnotisé par le fait de l'avoir vraiment en face de lui qu'il n'arrivait pas à détacher ses yeux d'elle, tellement qu'il en avait le cerveau à moitié retourné et qu'il avait un peu de mal à réfléchir de façon vraiment censée « J'sais plus si j'te l'ai dit mais, tu m'as vraiment manqué ... » Effectivement, il perdait un peu la tête, mais il y avait de quoi cela dit.


Dernière édition par Matthew D. Johansson le Ven 19 Fév - 2:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: #. Across the universe •• Abigail *   Mer 17 Fév - 22:21

    Prisonnière de sa prise pour l'immobiliser, elle ne savait plus vraiment quoi faire avant qu'elle ne reconnaisse son visage. Le visage. Le seul et unique dont elle avait passé des années de sa vie à en étudier chaque traits un à un, tellement elle était en admiration devant lui. Un visage qu'elle connaissait par cœur, même si après ses cinq longues années sans pouvoir observer, elle pouvait constater que le temps avait laissé sa marque. Comme il avait certainement du le faire sur le sien. Cependant Matt était tout à fait reconnaissable, à tel point qu'elle n'eut aucuns doutes sur son identité. Ce jeter à son cou fut la seule et unique chose qu'elle eut en tête en réalisant qui il était. Après tout, il fallait avouer qu'au bout d'autant d'années, comment aurait elle put souhaiter autre chose que ça ? Enfin elle aurait sûrement pu rester de marbre et l'envoyer balader, car au fond c'était très certainement ce qu'il méritait de plus, mais elle en était incapable. Le jeune homme avait une tel emprise sur elle qu'il la rendait incapable de lui résister. Qu'est ce que cela pouvait l'agacer intérieurement d'ailleurs. Elle aurait aimé pouvoir rassembler tout le courage qu'elle avait en elle pour pouvoir tirer un trait sur lui comme il l'avait si lâchement fait sur elle cinq ans plutôt. Mais aujourd'hui elle avait épuisé son cota de courage en quittant son appartement au beau milieu de la nuit pour fuir Tyler. Elle n'avait pas la force de se débarrasser à la fois de l'homme qui la violente physiquement et de celui qui la torture mentalement depuis des années dans la même journée. Elle se contentait donc simplement de le serrer contre elle autant qu'elle pouvait, tout en espérant ne jamais avoir à le lâcher. Elle était pleinement consciente que ce n'était pas vraiment ce qu'il méritait, cette jeune et jolie Abigail, enfin jolie, quand on aime le genre boiteuse avec un œil au beurre noir, mais comme on dit, chacun ses gouts. Enfin elle n'avait jamais été aux gouts de Matt de toutes façons alors ce n'est pas un œil au beurre noir qui allait changer la façon dont il l'avait toujours vue, c'est à dire comme une amie sans importance qui ne vaut pas le coup de tenter quelque chose, ni un coup de fil ou une lettre. Jusqu'à preuve du contraire, elle restait convaincue que pour lui elle n'était rien qu'une fille parmi des milliards qui ne comptait pas pour lui, qu'il ne considérait même pas comme une fille d'ailleurs. Juste une personne dans son entourage qu'il avait sans aucuns scrupules rayée de sa vie. Ce que représentait leur rencontre d'aujourd'hui, elle n'en savait rien. Elle n'avait jamais cru au destin et à toutes ses choses débiles comme le karma et tout ce qui va avec, car elle ne pense pas avoir mérité tout ce qui a bien pu arriver dans sa vie en seulement vingt six ans.

    « Abby ... » Au moins c'était déjà ça de gagné, il n'avait pas oublié son prénom. Est ce que cela était une bonne chose ? Ou alors est ce que cela n'avait pour effets que d'amplifier le fait qu'il ne lui ait donné aucunes nouvelles de lui comme s'ils ne s'étaient jamais connus ? Au fond elle était perdue. Il était là, face à elle, comme par magie alors qu'elle avait passé tant d'années à espérer que cela se produise. Elle avait imaginé des centaines de fois leur retrouvailles, à chaque fois plus épic et romanesque que la fois précédente. Jusqu'au jour où elle a fini par se dire : « non, arrête de rêver. Il ne reviendra jamais. » Elle en était arrivé au stade où relire son propre livre lui était devenu impossible tellement toute cette histoire qu'elle avait mit sur papier la rongeait de l'intérieur. Elle se sentait tellement bête d'avoir osé croire que toutes ses conneries deviendraient vraies un jour. Elle se demandait vraiment ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour avoir été aussi naïve. Car oui il la rendait naïve, il la rendait faible et aussi malheureuse lorsqu'il s'éloignait ou lorsqu'il tentait d'être heureux de son côté à lui sans se soucier de ce qu'elle souhaitait. Tellement de fois elle aurait voulu lui crier d'arrêter de chercher loin de regarder juste sous son nez ce qu'il avait à porté de mains, de la regarder elle et non n'importe qu'elle autre fille dont il ne connaissait rien, mis à part le physique attrayant qu'elle pouvait avoir. On peut dire que ce n'est pas grâce à lui que la jeune femme avait eu l'occasion de se sentir désirable tout comme désirée. Au contraire, avec lui, elle se sentait totalement invisible et dépourvu de tout intérêt. Cela faisait tellement de temps qu'elle ne l'avait pas entendu prononcer son nom qu'elle avait oublié l'effet que cela lui avait toujours procuré. Une sorte de sensation de bien être, de plaisir qui était extrêmement agréable. Elle n'aurait jamais voulu oublier cette sensation mais à croire que sa fuite avait eu raison de certain de ses souvenirs le concernant. Enfin, cela n'était pas tellement étrange, depuis le temps.

    « J'pense pas que ce soit trop dur à imaginer ... » ah bon, c'est ce qu'il pense ? Car il se trouve qu'elle n'est pas du tout de cet avis là. Après tout il n'était pas là, il ne l'a pas vue durant ses cinq années. Alors comment pourrait-il imaginer une seule seconde à quel point il avait pu lui manquer ? Il ne savait pas qu'elle avait passé des semaines enfermé chez elle à attendre à côté du téléphone qu'il ne la rappelle, ou que le facteur de lui apporte une lettre de lui. Et qu'au final, elle avait mit ses sentiment sur papier en écrivant un stupide roman qu'il n'avait certainement pas lu. « Toi aussi tu m'as manqué, beaucoup plus que tu pourrais te l'imaginer » Beaucoup plus qu'elle ne pourrait l'imaginer ? Étant donné qu'à ses yeux elle pensait ne pas lui avoir manqué une seule seconde et que malgré cette dernière phrase elle en restait persuader jusqu'à preuve formel du contraire, il pouvait dire ce qu'il voulait, elle aurait toujours énormément de mal à le prendre au sérieux à ce sujet. En tout cas, elle ne répondrait rien à ça. Pas maintenant, elle se connaissait assez bien pour savoir qu'aujourd'hui, elle allait lancer une réplique cinglante qu'elle allait certainement regretter le lendemain. Car une chose était sûre, elle ne pouvait pas répondre quelque chose de gentil et mignon la dessus, en vérité elle ne pouvait que l'envoyer balader en lui répondant du tac au tac que quand quelqu'un nous manque, on ne reste pas cinq ans à faire le mort.

    Tout ce qu'elle était capable de faire à cette instant était de se laisser aller à son étreinte, il s'était mit à la serrer encore plus fort que la minute précédente, sans qu'elle ne comprenne vraiment pourquoi. Enfaite c'était bien ça le problème aujourd'hui, elle ne comprenait strictement rien. Peut être était ce simplement la fatigue du fait qu'elle n’ait rien dormi cette nuit, qu'elle est épuisé toutes ses forces à parcourir environs six-cent kilomètres en une journée qui fut des plus épuisante. Sinon elle pouvait très bien aussi mètre son manque de compréhension sur le compte des nombreux coups au visage et à la tête qu'elle s'était reçu ses derniers temps. Enfin bref, il fallait bien qu'il se lâche à un moment ou un autre. Ils n’allaient malheureusement pas pouvoir rester une éternité comme ça. Dans les bras l'un de l'autre. Qu'est ce qu'elle aurait aimé ne plus jamais avoir à faire le moindre mouvement, simplement rester là, dans ses bras.

    L'avantage qu'elle pouvait trouvé à ne plus être dans ses bras, c'est que désormais elle pouvait à nouveau admirer son visage. Elle n’en revenait pas de le voir ici aujourd’hui. Elle se demandait même si Tyler ne l’avait pas frappé trop fort la dernière fois, ce qui lui provoquerait des hallucinations. Ce ne serait pas la première fois que Matt serait au cœur de son imagination. Il avait d’ailleurs hanté ses rêves beaucoup plus que nécessaire pour la santé mental de la demoiselle. Car ça c’était sur que le jeune homme n’avait pas toujours été bon pour la santé mentale d’Abby, la preuve rien que quand ils étaient gamins, elle était deux fois plus hystérique lorsqu’il était dans les parages que lorsqu’il était loin. Ce qui d’ailleurs à souvent eu le dont de faire peur aux parents de la jeune femme, il faut voir aussi le degré de turbulence dont elle était atteinte en temps normal. « J'en reviens pas que tu sois ici c'est ... Incroyable » Incroyable qu’elle se trouve en Californie, non pas vraiment mais elle ne ferait aucun commentaire là-dessus, elle ne voulait pas se mettre en colère ce soir. Que lui soit ici était encore plus incroyable pour elle. Elle qui commençait finalement à se dire que leurs chemins ne se recroiseraient jamais. Elle avait presque oublié depuis le temps, à quel point le bleu de ses yeux avait la faculté de la calmer, de l’apaiser lorsqu’elle n’était pas bien. C’était fou d’ailleurs qu’un simple regard ait autant d’impacte sur son comportement. « Incroyable c’est vrai … » Elle ne pouvait s’empêcher de lui adresser un sourire, c’était plus fort qu’elle. Elle aurait voulu se jeter une fois de plus dans ses bras pour vérifier qu’elle ne rêvait pas, ou alors pour profiter un peu plus de son rêve qui lui paraissait si … Génial. « Si j’avais su à l’avance, j’aurais tenté d’être plus présentable pour la séquence retrouvaille » C’est vrai que le cocard et le fait qu’elle boite n’allait pas en sa faveur pour jouer le rôle de la fille pour qui tout va bien. Surtout que dire que ça vie était réussi serait un énorme mensonge qu’elle ne serait pas en état de faire, d’ailleurs elle n’avait jamais aimé mentir.

    « J'sais plus si j'te l'ai du mais, tu m'as vraiment manqué ... » Elle ne put s’empêcher de sourire de plus belle. Elle n’était donc pas la seule à ne plus avoir tout ça tête ce soir. Cela voulais donc dire que son cerveau devait simplement être ralentit par la fatigue et non pas les coups. Ou alors, son cerveau était bon pour la casse au point de faire comme un disque rayé dans ses rêves. « Tu l’avais déjà dis, mais c’est pas grave, ça fait du bien de te l’entendre dire. » Enfaite, il aurait même pu le répéter inlassablement que ça ne l’aurait absolument pas dérangée, bien au contraire d’ailleurs. Elle qui était pourtant persuader qu’elle ne lui avait absolument pas manqué, il semblerait qu’elle se soit trompée. Enfin, elle l’espérait maintenant qu’il se trouvait en face d’elle. Elle avait d’ors et déjà envie de le serrer de nouveau dans ses bras aussi fort qu’elle le pouvait, pour être vraiment sûre qu’elle ne rêvait pas. Comme quoi Abby ne se faisait vraiment pas confiance, puisqu’elle doutait même de la qualité de sa vision. Elle mourrait d’envie de dire quelque chose de nouveau pour ne pas que la conversation s’arrête si soudainement, mais tout ce qu’elle trouva finalement à dire après plusieurs secondes de blanc, qui lui parurent comme une éternité, fut « Qu’est ce que tu fais ici ? » Bon ok c’était vraiment bateau comme question, mais rien de mieux ne lui venait en tête.

    HS : Désolé c'est ... Pitoyable ^^'
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MessageSujet: Re: #. Across the universe •• Abigail *   Dim 21 Fév - 4:14

    Combien de fois Matthew avait-il mis les pieds en Californie ces cinq dernières années ? A vrai dire cela se comptait sur les doigts de la main, il était venu ici deux fois, sans compter Jericho. Une fois peu après avoir été engagé par Ravenwood, il y avait de cela bientôt quatre ans, et une seconde fois il y avait quelques mois, sur un coup de tête ... L'espoir fou d'un instant, qui était retombé aussi vite qu'il était arrivé lorsque Matt avait vu en face la réalité, bien loin de ce qu'il avait bêtement espéré. Quoi qu'il en soit il ne s'attendait plus à revoir Abby, à vrai dire il avait en cinq and eut largement le temps de se faire à l'idée que de l'eau avait coulé sous les ponts et que l'un comme l'autre n'étaient de toute façon plus les personnes qu'ils étaient à l'époque où ils se fréquentaient encore. Pas où il se voyait, là il fallait remonter encore plus loin, mais à l'époque où ils se parlaient déjà ... Ouais, Matt avait l'impression à la fois que c'était il y avait des millénaires et en même temps que c'était toujours tout proche. Un peu plus de cinq ans et demi étaient passés depuis la dernière fois que le jeune homme avait vu Abby en chair et en os, et pourtant durant ce laps de temps il avait l'impression d'avoir vieilli de dix ans. Il le savait il réfléchissait comme quelqu'un qui n'attendait plus rien du futur tout en sachant qu'il avait laissé passé tout ce qui aurait pu le rendre heureux dans le passé ; C'était le genre de sensation qui était chaque jour un peu plus dure à porter que le jour précédent, et savoir qu'il était le seul responsable et l'unique personne à blâmer là-dessus finissait de lui donner l'impression d'avoir raté sa vie, alors qu'il n'avait même pas encore trente ans ...

    Il avait conscience du peu de crédit qu'elle était en droit d'accorder à ce qu'il venait de dire, à savoir qu'elle lui avait manqué. Il fallait dire qu'il n'avait pas vraiment agi en conséquence et même il avait plutôt fait tout le contraire, la laissant sans aucun doute croire qu'il avait fait une croix définitive sur elle et sur une amitié qui ne signifiait peut-être rien ... Mais stop, il voulait bien admettre qu'il avait des défauts et qu'il n'avait pas forcément toujours pris les meilleures décisions, mais il n'était pas non plus un parfait connard sans sentiments, sans jugeote, dépourvu de bon sens et de remords. Et entre les multiples raisons qu'il avait eut de fuir tout simplement pour ne plus avoir à regarder son passé en face il y avait tout de même eut aussi un léger sentiment que Abby ne le regretterait pas, voir même qu'elle serait soulagée de son départ définitif. Sentiment qu'il avait cru voir se confirmer lorsqu'il avait compris qu'elle ne répondrait jamais à la lettre qu'il lui avait envoyé en partant ; Pour lui cette non réponse en était une, une façon de lui dire qu'elle n'avait plus envie de continuer à faire comme si ils étaient toujours véritablement amis.
    Aujourd'hui il savait qu'elle n'avait simplement jamais reçu cette lettre, et que la raison pour laquelle il n'avait jamais envoyé toutes les suivantes qu'il avait pu lui écrire à chaque fois qu'elle lui manquait où qu'il avait un coup de blues, n'était en fait qu'un stupide malentendu. Le genre de malentendu qui vous ruine une vie en l'occurrence. Sans doute était-ce d'ailleurs pour ça qu'il avait finalement fait demi-tour et fait preuve de lâcheté lorsqu'il avait eut l'occasion de la revoir, il se disait que si elle au moins avait tourné la page alors rien ne servait de verser du sel sur leurs plaies à tous les deux, ce ne serait que rendre les choses plus difficiles.

    Mais oui, quoi qu'il en soit et malgré les apparences il était heureux de la revoir et ne réfléchissait pour le moment pas encore aux conséquences et aux choix qui allaient s'offrir à lui. En fait il ne voulait pas y penser, parce qu'il ne voulait pas pour le moment gâcher ce moment un peu hors du temps qui semblait les lier tous les deux, comme si en guise de retrouvailles ils en étaient tous les deux à se demander ce qu'il fallait croire ou non, et à chercher où était la limite entre la réalité et leurs espérances refoulées. Revenir doucement à la réalité et desserrer son étreinte de la jeune femme fut un tel effort pour Matthew qu'il pensa à voix haute sans totalement s'en rendre compte ; Ouais, le incroyable & co c'était ce qu'il avait pensé tout haut, et ce fut la réponse d'Abby qui le ramena finalement à la réalité.

      « Incroyable c’est vrai … » Il avait posé enfin ses yeux sur le visage de la jeune femme pour la regarder tout à fait, ayant enfin la possibilité de la voir de face plusieurs secondes de suite sans qu'elle ne l'attaque sauvagement à coup de sac à dos tueur. « Si j’avais su à l’avance, j’aurais tenté d’être plus présentable pour la séquence retrouvailles » Ouais, et vu son état - oeil + démarche boiteuse - elle ne parlait pas seulement comme le ferait la coquetterie d'une femme en général.

    Cependant faire la moindre remarque à ce sujet serait malvenue de la part de Matt puisqu'il n'était pas en position de lui poser la moindre question, tout comme elle ne l'était pas non plus à son sujet en fait. D'ailleurs cette idée ne lui avait même pas traversé l'esprit. Et au final il était de toute façon bien trop hypnotisé par la frimousse de la jeune femme pour penser à quelque chose d'autre que ses yeux bleus. Il n'avait jamais oublié à quel point le regard de Abby, de par sa couleur autant que par sa vivacité, pouvait être si envoutant ... Comme si simplement en vous regardant elle réussissait à percer des mystères à votre propos là ou personne d'autre ne réussissait à passer au travers du mur que vous construisiez au milieu. Et pour le coup Matt avait oublié à quel point il se sentait perdre toute son aisance naturelle pour s'exprimer à chaque fois qu'elle le regardait de cette manière ... Seulement ce n'était pas comme cette désagréable sensation qu'il pouvait ressentir lorsque quelqu'un d'autre arrivait à lui clouer le bec pour de bon, c'était plutôt une impression étrange de ne pas pouvoir se mentir à lui-même sans qu'elle ne s'en rende forcément compte. Et c'était peut-être justement parce qu'il ne se mentait plus à lui-même pour le moment qu'il ne pu s'empêcher de lui répéter une seconde fois à quel point elle avait pu lui manquer ces dernières années.

      « Tu l’avais déjà dis, mais c’est pas grave, ça fait du bien de te l’entendre dire. » Ouais, pourtant on savait que Matt n'était pas le plus doué d'habitude lorsqu'il s'agissait de dire ce genre de choses à voix haute. « Ça fait longtemps que j'avais pas eut l'occasion de dire ça à quelqu'un j'dois dire ... » Parce qu'il avait auprès de lui les personnes qui lui étaient chères et n'avait donc pas à leur faire entendre qu'elles lui manquaient ? Non, simplement parce qu'il n'avait durant ces cinq ans croisé de personnes auxquelles il se soit assez accroché pour qu'elles lui manquent.

    Matt avait cru qu'en quittant de façon effective tout ce qui le rattachait à son passé il perdrait ainsi cette sensation que tout lui échappait. Effectivement cela avait été le cas, puisqu'il n'avait plus rien à tenter de contrôler il ne luttait plus pour éviter de perdre quoi que ce soit, mais c'était là qu'il avait compris qu'il n'avait fait que déplacer le problème. Car ce qu'il savait aujourd'hui c'était que son attitude n'avait eut que pour unique effet de creuser un fossé encore plus grand entre ce à quoi il tenait et ce qu'il devenait peu à peu ... Ce fossé c'était celui de sa solitude, et il était maintenant tellement large et tellement profond qu'il avait perdu tout espoir de le voir un jour se refermer ou même diminuer. Mais ça bien sûre il n'en parlerait pas, et il se forcerait comme d'habitude à faire comme si rien ne l'atteignait et que tout allait bien dans son monde ... Parce qu'il était hors de question que Abby puisse deviner un seul instant quel genre de vie il menait et quels genre de sentiments il trainait comme un boulet à longueur de journées.
    Et puis en plus de ça, à en juger par son allure fatiguée et les stigmates sur son visage, elle ne vivait de toute évidence pas les meilleurs heures des cinq années qui venaient de s'écouler. Ce qui laissait d'ailleurs notre jeune homme assez perplexe puisqu'il s'était fait à l'idée que Abby avait eut plus de courage que lui, assez pour se construire enfin la vie qu'elle méritait et qu'elle voyait parfois s'éloigner pendant cette époque où ils se parlaient chacun avec un combiné de téléphone à la main, leurs mots voguant entre la Caroline du Nord et la Californie.

      « Qu’est ce que tu fais ici ? » Ce fut une nouvelle question de la jeune femme qui ramena Matt à la réalité, et lui rappela par la même occasion à quel point le mensonge faisait désormais partie intégrante de sa vie. Que pouvait-il lui répondre là dessus ? Certainement pas la vérité, et même si elle était loin d'être n'importe qui il se voyait pourtant dans l'obligation de lui donner la même réponse qu'à n'importe qui ici « Le boulot ... Je bouge pas mal ces temps-ci » Et il ne resterait pas une éternité à Jericho non plus, il le savait parfaitement. « En fait j'suis rarement ici, ou même sur le continent alors ... » Mais il ne réussit pas à terminer sa phrase. Alors quoi ? Alors espère pas trop, c'était ce qu'il aurait du répondre, avec plus de tact bien sûr, mais c'était l'idée ... Sauf qu'il n'arrivait pas à s'y résoudre, pas alors qu'elle le fixait avec ses yeux là. « Et toi ? Enfin j'veux dire, je pensais que tu serais rentrée à Buffalo, ou au Canada ... »

    Le meilleur moyen de ne pas trop en dire sur soi, c'était sans aucun doute de faire dévier la conversation sur l'autre. Quand il parlait de Buffalo c'était surtout parce qu'il aurait pensé naïvement qu'elle finirait par y retourner, mais à chaque fois qu'il y avait passé quelques jours le temps de régler quelques affaires et de signer quelques papiers relatifs à sa maison - celle dont il avait hérité plutôt - il avait pu constater que ce n'était jamais le cas. Il se souvenait de l'époque où ils étaient chacun à l'autre bout du pays, et Abby ne lui avait jamais donné l'impression qu'elle comptait passer sa vie à Los Angeles, au contraire il avait toujours pensé qu'elle finirait plutôt par se tirer dès que l'occasion lui en serait donnée. Comme quoi il s'était trompé à propos de ça aussi ... Et fatalement il ne pouvait s'empêcher de penser que tout cela était du à l'homme avec qui il l'avait vu la dernière fois. LUI, celui qui avait été une preuve suffisante pour lui sur le fait qu'il était le seul des deux à n'avoir pas tourné définitivement la page.

    Souhaitant à tout prix éviter que la conversation ne devienne véritablement une suite de gène réciproques du aux non-dits qui allaient forcément se profiler, Matt s'efforça d'enchainer sur un nouveau sujet de conversation afin d'éviter que la conversation toute entière ne devienne gênante et ne les oblige à se lancer tous les deux regards et sourires crispés de ne pas savoir quoi dire d'intelligent. C'est qu'il savait de quoi il était capable de Matt, et si il commençait à perdre les pédales maintenant il n'arriverait plus à garder le contrôle de la situation, et ça c'était tout sauf acceptable ... Certes c'était Abby, et certes il avait ce pincement au plexus pour lui rappeler que la situation était tout sauf habituelle et anodine, mais il ne pouvait pas se permettre de se laisser ainsi contrôlé par ses émotions, ce n'était pas digne de lui et de ce à quoi il s'était habitué avec le temps.

      « Et heu ... tu attaques souvent les inconnus par surprise et à coup de sac comme ça ? » Il esquissa un nouveau mini-sourire, même dans un moment pareil son côté j'étais-un-clown-au-lycée-et-il-me-reste-des-séquelles pouvait encore pointer parfois son nez. « Je plaisante bien sûr, même si c'est pas le genre de retrouvailles auxquelles on s'attend vraiment ^^' »
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