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 Erreur de destinataire. (Thomas)

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MessageSujet: Erreur de destinataire. (Thomas)   Lun 17 Nov - 1:22



    La veille au soir.


      « Au revoir & merci, piailla une dame de petite taille en s’engouffrant non sans peine, dans l’habitacle de son 4X4. »

    April referma la portière sur cette dernière & lui adressa une dernier signe de tête avant que le moteur ne se mette à rugir. Elle fit un pas en arrière & le véhicule fila sur la voie rapide.
    Lâchant un soupir, elle carra les épaules de fatigue. Cette journée lui avait paru s’éterniser plus qu’aucune autre. Elle entra dans la station & referma le verrou derrière elle. L’horloge placardée sur le mur du comptoir indiquait 22h39. Elle fronça les sourcils en apercevant un colis posé non loin de la caisse.
      « C’est pas vrai, pesta-t-elle. »

    Fey avait fini vers 17h & avait omis de prendre ce colis avec elle, pour le livrer en partant.
    Secouant la tête d’agacement, April le saisit, & le tourna dans tout les sens, à la recherche de l’adresse du destinataire. Bien que l’écriture était illisible, elle déchiffra les mots griffonnés; pas d’adresse mais seulement l’inscription « Motel de Jericho, n°8».
    Bien qu’elle soit d’un professionnalisme exemplaire au sujet des délais de livraison, il était tout bonnement impossible qu’elle passe au motel à une heure si tardive. Sa fréquentation en cette période, en était plus que douteuse & l’identité inconnue du destinataire ne faisait que consolider ce sentiment d’insécurité qu’éprouvait April à l'égard de cet lieu. Sa décision était prise lorsqu'elle éteignit les lumières de la station, elle se rendrait au motel à la première heure lendemain, considérant qu'elle en avait fait assez pour aujourd'hui.
    (...)


    Les épais rideaux de la chambre à coucher n’avaient pas été tirés, le soleil levant imbibait à présent de sa pâle lueur naissante, la pièce. April, de nature matinale, s’étira en rejetant la
    couverture au pied du lit. Un bref regard à son réveil lui indiqua 06 :00AM. Bien qu’il fut trop tôt pour penser à livrer le colis, elle mit les deux pieds à terre & marcha en direction de la salle de bain, d’un pas anormalement souple & léger pour quelqu’un qui vient de se réveiller. Ses pieds nus sur le sol glacé de la salle de bain la firent frissonner. Se penchant au dessus de sa baignoire patte de lion, elle en ouvrit le robinet. Un mince filet d’eau bouillante en coula avant qu’elle ne règle le débit à son maximum. Tournant les talons, elle alluma le poste niché sur le rebord de la fenêtre.
    Sa nuisette jonchant à présent sur le sol, elle entra avec précaution dans la baignoire. Calant sa tête contre l’une des parois, elle sentit ses muscles se détendrent sous la chaleur.
    La musique du groupe Morcheeba amplifia, couvrant le bruit de la nature en éveil. Les paupières closes, sa respiration ralentit.

    Elle ne crut avoir fermé les yeux qu'un court instant lorsque la voix de l'animateur radio résonna dans la pièce, la sortant de sa torpeur.
    « Il est sept heures, bonjour à tout les auditeurs qui nous rejoignent. On va s’écouter le dernier tube de The Script & on se retrouve dans quatres minutes pour le flash météo. »
    Fixant un point qu’elle même ne voyait pas, elle se laissa lentement glisser jusqu’à être totalement immergée. Les yeux ouverts malgré l’eau savonneuse, elle percevait à travers les nuages de mousse, le blanc immaculé du plafond. Elle avait repeint toutes les pièces, y comprit les plafonds à la mort de son père, ne trouvant aucun autre échappatoire pour se vider la tête. Perdue, incertaine de son avenir, c’est en accomplissant cette tâche, si banale, seule, qu’elle avait pris conscience de ses capacités, de cette force qui la ferait continuer à avancer, même après avoir tant perdu.
    Sa vision se fit plus trouble, elle se redressa brusquement, envoyant valser de l’eau sur le sol, & tenta de reprendre sa respiration, le souffle saccadé.

    Une demie heure plus tard, elle se garait devant le motel. Elle observa les lieux; quelques voitures étrangères, les rideaux des chambres étaient, pour la plupart, tirés, des filets de lumières sous quelques portes, le bruit sourd d’un téléviseur allumé. L’anonymat qui se dégageait de l’endroit, aurait très bien pu convenir au tournage d’un film portant sur l’adultère ou des trafic. *Quoique dans une ville comme Jericho, ils tomberaient bien vite, vu la vitesse à laquelle les faits & gestes des uns & des autres sont colportés aux oreilles de tous... .* Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. Claquant sa portière, son sac dans une main, ses clefs dans l’autre, elle calla maladroitement le colis sous son bras.
    Traversant le parking, elle atteignit le motel lorsqu’une violente bourrasque de vent fit claquer un battant de porte, un tas de feuilles, de l’autre côté de la rue, virevolta. La tête baissée pour se protéger des poussières, elle avança d’un pas précipité vers les premières portes.
    Maintenant à l’abris, elle passa une main dans ses cheveux pour dégager sa vue lorsqu’un individu aux cheveux noir de jais surgit d’une chambre, lui barrant la route.
    Déboussolée par cette apparition soudaine, elle ne réussit qu’à prononcer quelques mots.
      « Toi… ici. »



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MessageSujet: Re: Erreur de destinataire. (Thomas)   Mar 18 Nov - 5:09

    [Haa, le RP va être vraiment intéressant... Very Happy !]

    23h11. American Tale.


    C'était une soirée à peu près comme les autres, du genre où le bar était plein à craquer. Un mercredi, cette fichue journée centrale de la semaine qui avait toujours sembler être la pire aux yeux de Thomas. Lorsqu'il était plus jeune, il avait tant mépriser les mercredis... Il s'y était toujours senti noyer sous la pression des jours à traîner : au centre de tout, des malheurs surtout, tellement loin du week end qui venait de s'écouler, tellement loin de celui à venir... Cette journée aurait dû être bannie à tout jamais, avait-il si souvent songé... Mais maintenant, les choses étaient bien différentes. Thomas n'avait plus dix-sept ans et ne fréquentaient plus l'école depuis longtemps déjà. Il avait presque l'impression que cette époque faisait parti d'un tout autre monde, un monde parallèle peut être.

    N'importe qui aurait pu aisément affirmer, sans même connaître son nom, qu'il était un accro du American Tale, un espèce d'abonné aux shooter de toutes sortes..

    Pourtant, sa plus grande motivation, ou peut être ex æquo avec l’eau-de-vie était sans doute… les femmes. Oui, c’était bel et bien le talon d’Achille de Thomas. Il était sur qu’un de ces jours, elles le mèneraient à sa perte… Mais il n’était pas encore trop en danger, car il ne connaissait pas l’attachement qui, pour lui, n’était que synonyme de problème. Ça n’existait de toute façon tout simplement pas, son cœur n’en était pas capable… Pour le moment et, selon lui, pour deux ou trois éternités encore.

    Fidèle à ses habitudes, il n’avait pas perdu de temps à obtenir ce qu’il voulait. Quelques verres déjà vidés devant lui sur le comptoir, Thomas avait fait la connaissance d’une jolie brune… bien qu’il préférait les blondes – et encore plus les rousses - depuis longtemps, ça ne faisait pas de mal et celle-là, justement, il ne lui aurait pas fait de mal du tout…
    Engageant la conversation comme seul lui savait le faire, quelques belles paroles plus tard, il arriva à ses fins… Pas très originales, dirait-on…

    (…)


    7h42. Motel de Jericho


    La nuit que Thomas avait passée en compagnie de la jolie brune de la veille avait été sympathique, rien de plus. En tout cas, rien de suffisant pour éviter que Thomas s’enfuit en douce comme un voleur, comme il avait l’habitude de le faire presque chaque fois. Il était allergique aux attachements, encore plus aux engagements, et les fuyait comme la peste. Le jeune homme avait fait bien attention de ne pas réveiller la jeune femme… Dans le passé, il lui était arrivé quelques fois de faire cette erreur et … les crises de larmes, d’insultes, de coup de poings, très peu pour lui !

    Le jeune homme releva un peu la tête en s’apercevant qu’il n’était pas seul dans le couloir, ce qui l’étonnait à une pareille heure, mais bon. Il plissa un peu les yeux, tentant de s’habituer à la lumière qui l’agaçait un peu… Des cheveux blonds, longs… Ces yeux bleus qu’il connaissait… Le jeune homme se figea sur place, s’arrêtant lorsqu’elle prononça quelques mots… Il avait un peu l’air d’un criminel qu’on prenait la main dans le sac. Il eut la très désagréable sensation que son sang se figeait dans ses veines…

    Il serra les dents. Durant quelques instants, il laissa planer un silence de mort qui l'irritait énormément, bien que cela n’était pas le cas généralement. Si elle était déboussolée, ce n’était probablement rien à côté de ce que lui ressentait. Thomas avait réellement la sensation d’être devenu livide… pâle comme un fantôme… Et c’était bien ce qu’il avait l’impression de voir, même si elle n’en avait pas du tout l’air. Au contraire, il fallait bien qu’il se rende à l’évidence : la jeune femme semblait en parfait état, voire même radieuse. Ce n’avait pas tellement été ainsi du temps de…. Non, il valait mieux ne même pas y penser. Cela datait d’il y avait trop longtemps, et sortait d’un passé qu’il ne voulait même plus garder en souvenirs. Les souvenirs étaient trop douloureux, si bien qu’il les avait enterrés bien profondément, assez en tout cas pour ne pas les laisser refaire surface. Dans le temps, il avait été faible… et la revoir comme ça, ça le bouleversait.
    S’était-il à peine attendri un instant qu’il reprenait son air dur, voire même hautain. Il serra les dents derechef.

    « Eh bien oui, c’est moi… On se connaît, peut être ? »
    Le ton de sa voix était glacial, le fin fond de l’antarctique, moins 1000 degrés. Le zéro absolu ! Et tant de sarcasme…. Son regard s’était comme assombri…
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MessageSujet: Re: Erreur de destinataire. (Thomas)   Jeu 20 Nov - 19:53



    Elle le fixait d’un air ébahi. Quelque chose l’avait atteint jusqu’à le mettre hors de lui, elle avait vu cette lueur de rage dans ses yeux, & la seconde d’après, il semblait de nouveau de marbre. Si lui avait reprit son calme, April vacilla l’espace de quelques secondes, assez pourtant pour lâcher le colis, qui fit un bruit sourd en heurtant la dalle de béton. Pestant intérieurement contre sa gaucherie, elle essaya de se ressaisir. Lorsque leur relation avait commencé, April pensait à lui comme à un curieux mélange de feu & de glace, sans beaucoup d’amour. & elle, n’était ni plus ni moins qu’une coquille vide en cette sombre période.
      « Eh bien oui, c’est moi… On se connaît, peut être ? Rétorqua-t-il d‘une voix neutre.»

    Si, jusqu’à lors, des doutes quant à l’identité de l’homme qui lui faisait face persistaient; plusieurs années s’étant écoulées, ils furent balayés au son de cette voix. Perplexe, elle le dévisagea, prolongeant le silence qu’il avait lui-même installé. A quoi s’attendait-elle après tout. Dès leur rencontre, chacun avait su à quoi s’attendre, elle en particulier. Elle n’avait que son corps à lui offrir, l’âme dévorée par tant de souffrances passées & à venir, & lui ne lui en demanderait jamais plus.
    Elle s’en était allé sans lui dire au revoir, pensant qu’il ne permettrait pas un élan de sentiment de sa part. Amis, ils ne l’avaient jamais vraiment été, parlant peu, April ne souhaitait de tout façon, rien de plus que sa présence qui l‘apaisait & la sortait pour quelques heures, de l‘énième tragédie qui croisait sa route. Amants depuis leur première rencontre & ce durant plusieurs semaines, les moments qu’ils passaient ensemble après leurs ébats étaient sûrement les plus sincères & les plus doux de leur relation, avait songé April.
    En proie à ses railleries de temps à l’autre lorsqu’il était d’une humeur de chien, elle ne fut pas surprise de sa réaction, bien qu’elle la blessa.
    Le silence devenait pesant & apparemment il n’avait nullement l’intention de la reconnaître. Choix plutôt facile de sa part & doublement jouissif s’il avait l’intention de la troubler, lui faire comprendre une dernière fois qu’elle n’avait pas eu plus d’importance que l’aventure d’une nuit qui l’avait conduit à ce motel.
      « Ecoutes, je… elle s’interrompit. »

    Il ne semblait pas vouloir lui accorder la moindre reconnaissance possible, pourquoi se fatiguerait-elle à essayer? Bien qu’elle ne connaissait que ce dont il acceptait de lui faire part, elle savait néanmoins qu’il camperait sur ses positions, alors à quoi bon. Si elle eut de bons souvenirs avec lui, il n’en restait pas moins que sa venue à New York était du à la maladie de son père. Rouvrir une plaie n’était sûrement pas un choix qu’elle accepterait consciemment. S’il espérait la voir se battre, il allait être déçu du spectacle. En ce moment, elle avait bien d’autres choses à penser & cet échange puéril qui s’annonçait ne l’intéressait pas.
    Cherchant des yeux le colis, elle se pencha pour le saisir, sentant le regard de son ancien amant épier ses moindres faits & gestes. Se redressant, elle pointa son regard sur une chose inexistante, par delà son épaule, ne voulant recroiser la dureté de son regard.
    Elle soupira, rabattit une mèche de cheveux derrière son oreille & feignit de partir avant de se stopper à son hauteur, épaule contre épaule.
      « Alors, au revoir Thomas. murmura-t-elle en gardant la tête rivée sur l’horizon. »

    A New York, elle s’était pliée aux règles du jeu qui étaient siennes, la situation lui convenant. Mais si dès lors qu’on quittait la partie, on quittait sa vie; alors elle n’en faisait plus parties depuis des lunes.
      « Mon intention n’était pas de m’immiscer une nouvelle fois dans ta vie, ne t’en fais pas... souffla-t-elle.»

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MessageSujet: Re: Erreur de destinataire. (Thomas)   Ven 21 Nov - 4:00

    Pourtant, Thomas ne pouvait pas s'empêcher de la regarder... Son regard était complètement figé dans le marbre, sur elle. C'était juste pour voir, juste pour savoir... Elle avait changé, lui semblait-il, et en même temps pas tant que ça. La jeune femme échappa le colis qu'elle portait, que d'ailleurs Thomas n'avait pas remarqué avant, et cela le fit sursauter. C'était bien là la preuve de son attention excessive à elle, mais il ne regardait pas ce qu'elle portait, ni ce qu'elle faisait... juste elle. Il était un peu comme obnubilé, mais ce n'était que dû au fait que les souvenirs refaisaient surface malgré ses efforts suprêmes pour les pousser à rester là où ils étaient. Le silence durait et durait et au fond de lui, il regrettait déjà un peu la manière avec laquelle il lui avait répondu. Thomas ne savait pas trop ce qu'il espérait, il était bien trop tôt dans la situation pour qu'il ne puisse y comprendre quoi que ce soit, mais une seule chose était certaine, il ne désirait pas qu'elle s'en aille. Il ignorait totalement si c'était une espèce de façon de jouer avec le feu, peut être même était-il sadique au point de vouloir tourner le couteau dans la plaie refermée depuis longtemps... ou devrais-je dire masochiste, pour vouloir souffrir à nouveau... C'était sans doute un peu de tout ça et autre chose, des choses qui lui étaient encore inconnues à cause du choc qu'avait provoqué cet incroyable hasard après tout ce temps.

    Alors qu'elle commença à parler, il l'écoutait toujours, sans broncher le moindre du monde. Il espérait une suite, il espérait presque qu'elle se fâche, car cela aurait signifier qu'elle serait restée... au moins le temps de lui crier dessus. Néanmoins, elle se tût sans dire quoi que ce soit de bien concluant. Perplexe, Thomas attendait toujours une suite quelconque qui ne vint pas. Elle avait toujours été comme ça, April, peu bavarde. Lui aussi se souvenait de leur passé, même si il préférait voir la chose comme si ils en avaient chacun eu un et non un passé commun... Car ils n'avaient pas partagé grand chose... De longues nuits d'ébats, certes, de longues embrassades et séances de préliminaires originaux... Cependant, pour Thomas, ça avait été le summum... Jamais il n'avait été capable de plus, pour une multitudes de raisons. Pour elle, il avait payé de grands hôtels, car elle le méritait. Au fond de lui, et ce tout le long de leur liaison, il avait cru qu'elle méritait ce qu'il y avait de mieux... et le mieux, ce n'était assurément pas lui. Et s'il ne s'était pas dit amoureux, s'il ne l'avait pas été, c'était simplement parce qu'il n'avait jamais été élevé avec la notion même que l'amour existait, encore moins l'amour inconditionnel, avec un supposé grand "A"... De façon imagée, on pouvait plutôt dire que le coeur de Thomas était bien plus bas...
    À l'époque, tout de même, il lui avait été donné d'avoir un brin d'espoir à certains moments, un brin de bonheur et d'envie... de changements. Les choses avaient, justement, changées. Aujourd'hui, tout cela était loin derrière. Sa carapace s'était faite encore plus dure.

    Elle ramassa ce qu'elle avait échappé et lui dit au revoir. Il eut l'air légèrement confus, voire même agacé... mais c'était bien ce qu'il était. Il se sentait pris de cours, comment pouvait-il la retenir ? Elle lui dit quelques excuses un peu sarcastiques, mais il devait bien admettre les avoir méritées. Quand elle commença à faire quelques pas pour s'éloigner, il serra les dents, conscient qu'il n'avait plus que quelques secondes avant qu'elle soit réellement partie.

    « Pourquoi pas ? C'était sympa, non ? »
    Il poussa un soupir. Il avait beau vouloir, il avait beau essayé... chacun de ses mots avaient une connotation négative et sarcastique. Néanmoins, il ne jouait plus le jeu de ne plus la reconnaître... Il ignorait ce qu'il cherchait à faire, son humeur et ses sentiments étaient comme des montages russes. En vérité, Thomas avait tant l'habitude de ne rien démontrer que lorsqu'il le faisait, il s'y perdait complètement. Il était d'une maladresse rare...
    « T'as pas changé, tu sais ? Pas d'une miette... Mais t'as l'air en grande forme, je me trompe ? Un boulot, un mari, une grande maison, non ? Des gamins peut être aussi...»
    Et la rage... la rage ne démordait pas. Chaque fois qu'il ouvrait la bouche, il sentait son coeur gronder. Si seulement la communication se faisait par les pensées, les malentendus n'auraient peut être pas existés. Il soupira et baissa les yeux. Il se sentait tout de même rassurée, il avait réussi à obtenir son attention. Il éprouvait une colère immense... Thomas supportait mal d'être perdant... ou d'avoir perdu quelque chose. Elle, il l'avait perdue.
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MessageSujet: Re: Erreur de destinataire. (Thomas)   Lun 24 Nov - 20:06

    Il ne fit rien. Son visage toujours figé en une moue sarcastique, il semblait ne pas entendre ses paroles. Elle avait essayé, avec peu d’efforts certes, mais c’était un geste qu’il n’aurait sûrement pas fait le premier. S’en engager la conversation, elle lui avait montré qu’elle ne niait par leur passé commun & encore moins la personne qu’il était devenu bien que demeurant la même à quelques exceptions prêtes, April en était convaincu.
    Elle lui avait laissé assez de temps pour réagir, ne serait-ce quand tournant la tête vers elle. Aucun signe ne venant, elle regarda de nouveau devant elle, cherchant des yeux la chambre numéro 8, lieu où son colis devait être déposé. Ses talons claquèrent sur la dalle de béton, produisant une résonance qui ne fut qu’amplifier par le silence pesant qui régnait dans le couloir, ouvert sur l’extérieur, du motel.
    C’est alors que, dans son dos, des mots claquèrent comme un coup de fouet, brisant le silence.
      « POURQUOI PAS ? C'ETAIT SYMPA, NON ? »

    Un sourire malicieux se dessina aux coins de ses lèvres, même si sa nature revenait au grand galop, il cédait, l’espace de quelques secondes, minutes tout au plus. Mais elle garda le silence, s’il n’avait comme intention que de se vanter de leurs ébats d’autrefois, elle n’avait aucunement envie d’en prendre part. Continuant sa marche, elle ne s’arrêta que lorsqu’il prit de nouveau la parole.
      « T'AS PAS CHANGE, TU SAIS ? PAS D'UNE MIETTE... MAIS T'AS L'AIR EN GRANDE FORME, JE ME TROMPE ? UN BOULOT, UN MARI, UNE GRANDE MAISON, NON ? DES GAMINS PEUT ETRE AUSSI...»

    Un ton nonchalant qu’il utilisait avec une facilité déroutante maintenant, mais ceci aurait pu sonner comme un compliment aux oreilles d’April si ça ne lui rappelait pas, inexorablement, son existence.
    Un sourire dénué de joie défigurait à présent son visage. Elle se fit pas volte face quand elle lui répondit enfin.
      « Rien de tout ça Thomas. Mon père est finalement mort, j’ai récupéré la station service & habite toujours dans la maison familiale, point barre. Déclara-t-elle.»

    Le regard dans le vague, elle se retourna alors vers lui.
      « & toi? Tu n’as quand même pas atterrit dans ce motel par hasard. L’interrogea-t-elle. »

    Mais voyant un sourire pervers se dessiner sur les lèvres du jeune homme, elle prit alors pleinement conscience du sens de sa phrase. Un éclat de rire s’échappa de ses lèvres.
      « Ne réponds pas à ce que je viens de te demander, surtout pas. Que fais-tu à Jericho par contre? Je n’aurais jamais pensé t’y croiser un jour ; ville paumée, la gente féminine se concentre plutôt dans les villes un peu plus urbaines. A moins que cette histoire sordide de tueur en série ne t'y ait attiré... »

    Un frisson parcouru son échine.
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MessageSujet: Re: Erreur de destinataire. (Thomas)   Mar 25 Nov - 4:03

  • Apparemment, la vie d'April n'était peut être pas aussi aisée que ce que c'était imaginé Thomas... Du moins, c'était ce que laissait croire la manière un peu brusque par laquelle elle lui avait répondu. Brusque ? Non, tout compte fait pas vraiment... sarcastique convenait davantage. Elle ne semblait pas ravie de discuter avec Thomas, mais vu la manière qu'il avait commencé la conversation... C'était on ne peut plus naturel. En tout cas, elle lui fit rapidement comprendre qu'elle ne désirait pas du tout entrer plus profondément dans les détails quant à sa vie privée et étonnamment, Thomas ne chercha même pas une seule seconde à insister afin d'en savoir plus. Il ne voulait même pas en savoir plus, cela ne lui aurait servi à rien sinon peut être qu'à ranimer sa blessure pour une énième fois. Cependant, il eut un léger sentiment de culpabilité quand elle parla de la mort de son père. Dans le temps, il se souvenait en avoir bien entendu parler, mais bon. Le passé était le passé, il n'ajouta aucun commentaire sur le sujet.

    Par la suite, April affirma qu'il ne devait pas être atterrit dans ce motel par hasard. Thomas se rappela aussitôt les raisons qui le poussaient à être ici si tôt et il soupira en haussant les épaules. À vrai dire, il n'était pas très prudent pour lui de ne pas décamper le plus rapidement possible avant que sa dernière conquête ne se réveille et ne constate son absence. Eh oui, il s'était enfui comme un voleur, comme il le faisait toujours, et il n'avait aucune envie que ce soit d'aller affronter cette réalité dont il était lui même l'auteur.

    « Tu sais que je ne crois pas du tout aux hasards, et je sais que je n'ai pas besoin de te faire un dessin...»
    répondit-il sarcastiquement tout de même, malgré qu'elle venait de demander de ne pas répondre finalement. Elle avait également posé des questions quand à la raison qui, à défaut de l'avoir mené ici, l'avait mené à Jericho. April n'avait pas tord, ce n'était pas du tout le genre de ville qu'il aurait pensé à visiter bien que ce soit tout à fait son genre d'endroit...

    « Ha, tu connais l'histoire. Enfin, tout le monde la connaît. Et tu me connais également, alors je ne vois pas ce qui te surprend là-dedans.»

    Si Thomas avait toujours été nonchalant et insouciant d'une part, il n'en restait pas moins qu'il avait toujours fait une véritable obsession pour ce qu'il appelait son "boulot" de chasseur de primes. Or, il était presque trop évident que c'était le Zodiac qui l'avait conduit ici, qu'est-ce que ça aurait bien pu être sinon ?

    « Et si nous allions prendre une bière, April ? À moins, bien sûr, que tu aies des plans plus amusant... ou que tu ne t'en sentes pas capable...»

    Un brin de provocation pour m'assurer qu'elle n'allait pas décliner.
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MessageSujet: Re: Erreur de destinataire. (Thomas)   Ven 28 Nov - 20:33

    Il l’écoutait mais semblait préoccuper par autre chose. Un rapide regard de Thomas sur la chambre qu’il venait de quitter & April eut le déclic. Il était évident que la jeune femme avec laquelle il avait passé la nuit, dormait encore & ne s’était pas aperçu qu’il avait quitté le nid, prématurément. Une véritable crise aurait lieu si elle s’en rendait compte & si elle les voyait tout deux discuter d’aussi bonne heure. Mais ça devait être une manie chez Thomas. Il haussa les épaules en soupirant.
      « Tu sais que je ne crois pas du tout au hasard, lui répondit-il avant de continuer, le regard provocateur, et je sais que je n'ai pas vesoin de te faire un dessin

    C'était tout lui ça, dites lui de ne pas faire une chose & il se fera un plaisir de vous contredire.
      « Ha, tu connais l'histoire. Enfin, tout le monde la connait. & tu me connais également, alors je ne vois pas ce qui te surprends là-dedans

    Il parlait de cette histoire de zodiac avec un tel manque de sentiment, qu'un second frisson parcouru son échine. Resserrant un peu plus l'étreinte de ses bras autour de sa poitrine, elle le devisagea un instant, ne comprenant pas la teneur de ses propos avant de se rendre compte de son oubli; il était chasseur de prime!
    Ca lui était complètement sorti de la tête, & pour cause, lorsqu’il lui avait parler vaguement de son boulot de chasseur de prime, elle avait préférer ne pas s’attarder sur le sujet, ne lui posant aucune question & enfouissant cette information au fond de son crâne. Ce job lui foutait la chair de poule & elle ne comprenait pas qu’il puisse tant l’accaparer. Mais il semblait être passionné, obsédé, ne relâchant ses efforts qu’après avoir atteint son but. Etrangement, April se prit à penser qu’il avait du se faire les griffes en traquant la gente féminine avant de se mettre aux hors la loi, les femmes ne mettant aucun obstacle entre lui & elles, il avait voulu corser le jeu.
    Perdue dans ses pensées, elle devait avoir l’air d’être ailleurs car il l’interpella une nouvelle fois.
      « Et si nous allions prendre une bière, April ? A moins, bien sûr, que tu n'aies des plans plus amusant... ou que tu ne t'en sentes pas capable...»

    Ses pupilles césserent toute activité & elle plongea un peu plus son regard dans le sien, comme pour s'assurer que ses intentions étaient sincères & non des paroles en l'air ou fruit de son imagination. Il semblait souffler le chaud & le froid à chaque instant. Cette demande l'avait surprise, mais pas tant que son ton provocateur. Leur échange avait plutôt mal commencer avant qu'une discussion bancale ne s'intaure. & voilà que, maintenant, il l'invitait à prendre une bière, à 8h du matin. Qu'elle ne s'en sente pas capable? Qui avait feint de ne pas la reconnaitre? Elle ou lui? Bien que l'idée d'une bière à une heure aussi matinale la rébutait, la compagnie de Thomas ne lui était pas désagréable, & pouvait même lui être agréable si tout deux se comportaient comme il y a des années de cela, à bâtons rompus, ou presque.
      « On dirait que tu me lances un défi Thomas... insinua-t-elle, le sourire aux lèvres. Toujours aussi joueur mais tu ne risques pas gros là. Je pense, tout de même, que ma personne pourra supporter ta compagnie encore quelques temps avant que n'apparaissent des sequelles. & je n'aimerai pas tant être dans les parages quand la charmante demoiselle, que tu viens de quitter, se transformera en furie abandonnée. Alors j'accepte. »

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MessageSujet: Re: Erreur de destinataire. (Thomas)   Dim 7 Déc - 7:21

    Thomas roula les yeux, amusé. Il y avait ce petit quelque chose d'étrange chez lui.. Le jeune homme se plaisait toujours à se faire narguer, à avoir un genre de défi... April répondait parfaitement à l'appel, mais il fallait avouer qu'elle le connaissait probablement mieux que bien des gens. Il acquiesça, ravis qu'elle ait accepté sa proposition. Il ignorait comment est-ce qu'il aurait bien pu réagir dans le cas contraire, mais bon. Heureusement, tout s'était passé pour le mieux selon ses attentes.

    « Tu me vois ravis d'entendre cela. Je savais bien que je t'avais manqué.»

    Lui balança-t-il sarcastiquement. Ses humeurs allaient et venaient, c'était impossible de déterminer ce que pensait vraiment Thomas Burndage à cet instant précisément. D'une part, il semblait frustré et on aurait presque dit qu'il cherchait par tous les moyens possibles de l'énerver, de la faire enrager. D'un autre côté, on pouvait presque avoir l'impression, quelques fois, qu'il était vraiment très heureux de la revoir... après tout ce temps.

    « De toute manière, je suis persuadé que tu as encore des séquelles. Je le vois bien à ce cynisme, je ne te connaissais pas ainsi.»

    Dit-il en insinuant qu'il avait "laissé sa marque" de leur ancienne relation. Enfin bon, à ces mots, ils commencèrent à marcher, raison subtile pour partir d'ici le plus rapidement possible également. Thomas était fascinant pour ça; il n'avait aucun remord que ce soit. On aurait pratiquement pu dire qu'il n'avait pas de coeur. Il était froid, glacial.

    « Je suis désolé pour ton père.»

    Cette réplique semblait sortir d'un tout autre monde. Un brin de compassion qui n'avait aucun rapport avec tout le reste de la conversation, mais comme elle l'avait lui comme interlocuteur, il ne fallait pas vraiment s'en étonner... Thomas se souvenait du passé, et de cette histoire... de la maladie de son père qui l'avait tant blessée.. et lui, qui l'avait "réconfortée".
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Erreur de destinataire. (Thomas)

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