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 He Doesn't Stop The Car}

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MessageSujet: He Doesn't Stop The Car}   Dim 29 Juin - 15:40

pv Serena A.


(Monday . 22 : 58 p.m*)

Il ne faisait pas très beau ce soir-là mais il faisait surtout très sombre. La vieille voiture de Juan était en réparation, suite au week-end très dur qu’il avait été contraint de passer, pour les trois quart du temps, en compagnie de sa collègue de travail, Sarah, journaliste elle aussi. Pour rentrer du boulot où il avait encore fait des heures supplémentaires, préférant franchement cela que de se retrouver seul dans son petit appartement en plein cœur de Jéricho, si l’on pouvait considérer cette petite ville comme telle, bien évidemment, Juan empruntait donc temporairement le vélo de son cousin, Joshua, son patron, au Jericho’s News. Pour le jeune homme, c’était un peu sa façon de se faire pardonner d’avoir éteint son portable le soir où ils revenaient d’une interview qui s’était déroulé à San Francisco, et qu’avec Sarah, ils étaient tombés en panne sur une route quasiment déserte, pour ne pas dire complètement déserte. Il avait fait un temps aussi peu glorieux toute la semaine, pour ainsi dire mais Juan s’efforçait tout de même de garder le moral puisque s’il pédalait vite, il serait plus rapidement au chaud. Mais voyez-vous, l’annonce qu’avait fait Joshua, avant de quitter le journal, le préoccupait quelque peu : le jeune homme leur avaient fait part d’un déplacement d’affaire de deux jours, voir trois, qu’ils auraient à effectuer tous les deux, en compagnie de Sarah. Les billets d’avions étaient financés et la destination enthousiasmé véritablement Juan car il s’agissait du pays natal de son père, le Brésil, et même s’ils n’y allaient pas pour le divertissement, il trouverait bien le temps de visiter un peu les environs. Mais là où ce petit voyage, qui avait lieu dans à peu près deux petites semaines, devenait cauchemardesque, c’était de savoir qu’il serait collé à Sarah sans aucune réelle minute de répit loin d’elle. Ce voyage d’affaire s’annonçait très long…

Une fine pluie battait légèrement sur le casque ridicule que portait Juan mais qui avait, malgré la classe très restreinte de ce dernier, acceptait de le garder sur sa tête, accroché, par sécurité. A cette heure-ci, il n’y avait aucune circulation sur les routes, et ce n’était pas plus mal, sauf qu’un conducteur qui se cru être bel et bien seul grilla un feu rouge. Juan tourna la tête en sa direction, alarmé par le coincement sourd des freins au démarrage mais il était déjà trop tard. La roue arrière du vélo était percutait par le véhicule. Dans la rue, on entendit un bruit de ferraille effroyable. En fait, tout portait à croire que Juan serait amoché mais pourtant, recroquevillé pour éviter que l’impacte avec les morceaux de métal volants soit trop violent, il finit par abaisser ses mains de devant son visage, et pu voir le véhicule du fautif s’éloigner en trombe. Infraction au code la route et qui plus est, non assistance à personne en danger. Juan tourna péniblement la tête vers sa droite où se trouvait l’hôpital de la ville, non loin du cimetière. C’était frustrant de ce souvenir d’un tel détail, pour être honnête. Le jeune homme voulu se relever, persuadé qu’il en avait la force mais il n’y parvint pas, et la dernière chose qu’il aperçut, au loin, fit une femme entièrement vêtue de blanc… Peut-être une infirmière, seulement, sa vue troublée ne devint plus que du noir. Ses paupières venaient de se cloîtres, il sombrait dans les vapes…
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MessageSujet: Re: He Doesn't Stop The Car}   Dim 29 Juin - 17:17

Serena éclata de rire, madame Jenkins une patiente dont elle devait s’occuper venait encore une fois de lui raconter une histoire très embarrassante de son défunt mari. Il était presque 23 heures, mais madame Jenkins avait appelé une infirmière, non pas qu’elle en ait eu besoin, mais elle voulait juste parler un peu puisqu’elle ne trouvait pas le sommeil. Serena était habituée à cette mauvaise habitude qui exaspérait toutes les autres infirmières, alors c’était elle qui répondait à chacun de ses appels, du moins lorsqu’elle était de nuit comme ce jour là. Madame Jenkins séjournait à l’hôpital depuis un mois à présent, et ce n’était pas son premier séjour, alors elle savait qu’à 23 heures Serena prenait sa pause. Elle congédia alors son infirmière préférée afin qu’elle puisse profiter de son petit quart d’heure de repos. Serena sortit donc de la pièce en éteignant la lumière, promettant de revenir la voir plus tard si elle n’avait toujours pas trouvé le sommeil.
Serena se dirigea à la salle de garde histoire de se prendre un chocolat chaud. Ce n’était pas que Serena n’aimait pas le café, mais elle avait envie de sucré en cette heure tardive. Le soir il y avait moins d’infirmières que le jour, normal généralement il y en avait moins besoin, mais cela ne les empêchait pas d’être presque tout le temps dans cette salle. Serena écouta un instant leurs conversations très peu intéressantes et décida d’aller dehors un instant.

Avant de pousser la porte pour sortir Serena s’aperçut que finalement elle ne pouvait pas voir les étoiles, et, comble de la malchance, il pleuvait en plus! Un poussant un soupir la jeune infirmière voulut rebrousser chemin, mais c’est à ce moment qu’elle aperçut une voiture grillant un feu rouge et renversant par la même occasion un cycliste. Assister à un accident en direct live ce n’était pas quelque chose qu’elle avait l’habitude de vivre... Mais malgré son étonnement les reflexes de Serena prirent le dessus, elle se précipita dans la rue lâchant son chocolat par la même occasion. Elle s’accroupit près du jeune homme qui était à présent inconscient, elle contrôla rapidement son poux et son respiration, c’était bon il était encore en vie, ce qui était déjà un bon point. Mais après un tel accident même s’il ne semblait pas être gravement blessé, il y avait des risques de commotions cérébrales, ou de déplacement de vertèbres. Alors Serena bipa un médecin des urgences qui déboula après quelques courtes minutes. Le blessé fut placé sur un brancard et ramené à l’intérieure de l’hôpital tandis qu’une autre infirmière s’occupait de retirer le vélo de la route. Serena courrait à coté du brancard jusqu’à ce qu’il s’arrête dans la salle des urgences.
Serena savait très bien ce qu’elle avait à faire sans que le médecin ne lui demande quoi que ce soit. Elle brancha le patient encore inconscient aux multiples appareils auxquels il devait être branché, une fois cela fait elle attendit de voir ce que le médecin allait lui demander. Mais finalement l’homme inconscient n’avait besoin de rien d’autre si ce n’était d’un scan du cerveau pour être sûr qu’il n’avait aucune commotion et de quelques pansements sur ses écorchures.

Et ce fut une heure plus tard alors que Serena changeait les pansements de Juan Rodriguez, comme elle avait pu le lire sur ses papiers d’identité, que celui-ci rouvrit les yeux.


« Tiens vous avez enfin décidé de revenir parmi nous. »

La voix de Serena était douce tout comme son sourire tandis qu’elle terminait de bander la main écorchée de Juan. Elle reposa ensuite le reste de la bande et tout ce dont elle avait eu besoin pour son travail sur la petite table à roulette à coté d’elle.

« Vous vous sentez bien ? »

Demanda-t-elle sans parler trop fort, déjà parce qu’il était près de minuit et ensuite parce qu’en se réveillant personne n’aimait qu’on lui hurle dans les oreilles. Tout en attendant que Juan lui réponde, la jeune femme jeta un œil aux multiples appareils, qui émettaient sans cesse des bips agaçants, pour être sûre que tout allait bien. Tout allait bien pour ce blessé qui comparé à son vélo s'en était sacrément bien sorti.
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MessageSujet: Re: He Doesn't Stop The Car}   Dim 29 Juin - 18:20

La nuit se profilait sans que Juan n’en n’ait conscience, et les nuages sombres, dans le ciel, semblaient même s’écarter pour laisser place à un rideau tissé d’étoiles lumineuses, au dessus de Jéricho. Le vélo de Juan avait été percuté avec une telle force, que l’on ne pouvait guère essayer d’imaginer, tant que l’on n’en avait pas subit l’impacte. En revenant à lui, le jeune homme serait sûrement incapable d’expliquer avec certitude de quelle façon il avait été projeté contre le sol, ce qu’il avait vu, et dans quel ordre... Tout s’était passé si vite, qu’il était seulement certains d’avoir vu une silhouette blanche se diriger vers lui, tel un ange, et heureusement pour lui, il n’est écrit nul part que les anges sont de petites créatures qui se déguisent pour ensuite se révéler être un méchant ange de la mort, faucheur de tête, que l’on décrit tout vêtu de noir et qui vient chercher votre âme pour l’emmener au-delà des limbes…

Pendant sa période d’absence, c’était étrange mais il avait rêvait qu’il était le propriétaire d’une grande maison vraiment impressionnante, avec un jardin très coloré et qui sentait sacrément bon. Et alors qu’il ouvrait la porte d’entrée pour rentrer du travail, sans vélo cette fois, juste avec sa vieille voiture qu’il avait rénovait avec l’aide de son père, ce n’était pas la famille nombreuse qu’il rêverait d’avoir plus tard qui lui sautèrent dans les bras, pour fêter son retour, mais c’était tout un tas de gens du voisinage qui l’applaudissait comme un héro. En face de lui, se trouvait un énorme miroir, et c’est pile à ce moment qu’il réalisait qu’il portait un costume de mariage blanc. Sa mère lui disait que la mariée était prête, qu’elle allait descendre accompagnée de son paternel, mais au moment de voir la mariée, un énorme jet de lumière, qui sembla lui donna un mal de crâne impressionnant, l’aveugla, ses paupières ayant beaucoup de mal à s’ouvrir sans bénéficier d’un temps d’adaptation. Deux ravissants yeux bleu surplombés son visage alors qu’il avait l’impression d’avoir trop chaud.

- « Il y a une petite voix qui est venue me dire que je devais absolument ouvrir les yeux pour voir la jolie infirmière qui s’est occupée de moi… »

S’exclama t’il lentement, la gorge sèche mais toujours son côté joyeux primant sur le reste, même sur son état. Il était comme ça, un peu dragueur, et bien que cette jeune femme était sincèrement jolie, il ne l’avait complimenté uniquement pour la flatter, il était très sincère. Et qu’on se le dise, depuis que Sarah était sa collègue de travail, lancer des fleurs à quelqu’un au cours de sa journée, était une chose devenue tellement rare qu’il était même obligé de se faire renverser par un chauffeur perturbé d’esprit pour continuer de rencontrer des êtres charmants, sur cette Terre, plaidant la cause des autres, contrairement à cette égocentrique de Sarah qui pensait toujours dans son intérêt.

- « J’ai l’impression d’avoir la gueule de bois alors que je n’ai rien bu mais oui, ça va, je vous remercie. »

Il ne pouvait s’empêcher de faire de l’humour, et en réalité, n’était même pas sûr que cette élégante infirmière aime plaisanter. Travailler dans un hôpital, ne devait pas tous les jours êtres très marrant, ils devaient bien rires entres collègues, quelque fois, pour faire redescendre un peu la pression, n’est-ce pas ? Juan jeta un petit coup d’œil accusateur en direction de la tonne d’appareils auquel une perfusion sur son bras était raccordée. Il n’avait aucune connaissance en médecine, en fait mais pouvait comprendre que ce n’est pas ce soir qu’il s’en n’irait. Pourtant, ce n’était pas trop son genre d’accepter d’être considéré comme trop faible pour se lever et reprendre le cours de son quotidien qu’il avait manifestement dû laisser en suspend. Il voulu tenter de se redresser davantage en position demi assise mais une douleur crispante traversa sa hanche droite. Il l’observa et remarqua qu’il y avait un gros pansement juste à cet endroit. C’était-il brisé une cote ? Il regarda un peu plus autour de lui, une sensation de tournis, toujours plus ou moins aux aguets, et remarqua que ses vêtements, dont sa cravate, étaient déposées avec son portefeuille, sur une petite tablette, non loin du lit d’hôpital sur lequel il se trouvait. Lui, était vêtue d’une sorte de chemise de nuit légèrement dévalorisante, c’était un peu… efféminé. Alors, pour rire, désignant le vêtement, il s’exclama de sa voix légèrement éteinte et fatiguée :

- « Regardez moi ça, que je suis toute belle ! Je vous conseille vraiment ce modèle, la prochaine fois que vous irez faire du shopping ! »

Il rit mais bien vite ressentit encore cette douleur dans sa hanche. Ce n’était pas vraiment le moment de faire le pitre mais il s’en fichait, s’il n’était pas dans un des tiroirs glacials de la morgue, c’était parce que ce soir n’avait pas été son heure, il n’y avait aucune chance là-dedans. Il la remercia parce que ce n’était pas seulement son devoir de lui sauver la vie, c’était surtout très héroïque de sa part, infirmière ou non :

- « Je suis sûr que c’était vous… la personne que j’ai vu avant de… enfin, vous voyez, de tomber dans les vapes... Merci de vous êtres occupés de moi, je vous dois une fière chandelle ! »
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MessageSujet: Re: He Doesn't Stop The Car}   Dim 29 Juin - 19:53

La réponse de Juan fit sourire Serena, s’il avait la force de faire de l’humour c’est que tout allait vraiment bien. L’infirmière avait un faible pour les patients qui faisaient preuve d’humour, même si celui-ci avait pour but de la draguer par la même occasion. Mais est-ce que Serena avait vraiment fait attention au fait que le compliment qu’il venait de lui faire était réellement pour la séduire ne serait-ce qu’un minimum? En réalité non, cela faisait deux ans qu’elle n’interprétait plus les paroles que pouvaient lui débiter les hommes. Mais cela ne l’empêcher pas d’accepter les compliments avec une petite pointe de fierté. Ben oui, toute personne normalement constituée voit son égo flatter lorsque quelqu’un lui fait un compliment.
Alors que Juan voulut se redresser elle remarqua que celui-ci eut mal. Elle se précipita sur lui afin de l’aider à se remettre dans sa position précédente, ses gestes étaient doux, on voyait bien qu’elle avait l’habitude. Serena faisait tout pour que les personnes dont elle s’occupait, se sentent bien et qu’elles souffrent le moins possible.


« Vous ne devez pas bouger pour l’instant, vous vous êtes fêlé une cote. Mais ne vous inquiétez pas, demain ça ira déjà mieux. »

Son sourire se voulait réconfortant et sa voix était toujours aussi douce. Serena était vraiment une petite perle dans cet hôpital, elle changeait du reste du personnel rustre qu’on avait l’habitude d’y voir.
Serena éclata de rire lorsque son charmant patient lui parla de la magnifique chemise qu’elle avait dû lui enfiler après qu’il soit admis aux urgences. Oui, elle avait dû le déshabiller et le rhabiller ensuite, mais bon Serena le faisait si souvent qu’elle ne prêtait même plus attention à l’anatomie de ses patients. Heureusement la plupart du temps, les gens qui se retrouvaient affabulés de ces chemises d’un goût douteux ne pensaient pas à la personne qui avait dû la leur mettre.


« J’avoue, cette chemise vous va à ravir. Mais je doute qu’elle m’aille au teint... »

Une petite dose d’humour ça ne faisait jamais de mal. Et puis, Serena avait remarqué que faire rire les patients leur permettaient de se sentir mieux ou juste d’oublier quelques secondes qu’ils souffraient. Quoique celui-ci n’ait pas réellement besoin qu’on le fasse rire puisqu’il faisait lui-même de l’humour. En voilà un patient comme elle aurait voulu en avoir plus souvent, au moins avec lui elle n’allait pas s’ennuyer. Enfin du moins le peu de temps qu’elle passerait avec lui...

« Oh vous savez, j’étais juste là au bon moment au bon endroit. C’est le docteur Roberts qu’il faut remercier, c’est lui qui vous a soigné, je n’ai fait que le biper. »

Serena était comme toujours très humble, elle n’aimait pas quand on la remerciait. Après tout est-ce qu’on remerciait la femme de ménage lorsqu’elle nettoyait les toilettes d’un hôtel? Et puis, une infirmière n’avait pas grand mérite, ce n’était pas elle qui savait réparer une malformation cardiaque chez un nourrisson, ce n’était pas non plus elle qui résorbait un hématome intracrânien. Heureusement la plupart des gens ne pensaient pas à la remercier, et ça l’arrangeait grandement. Mais bon, elle n’allait pas pour autant être désagréable avec cet homme juste parce qu’il avait osé, ou plutôt pensé à la remercier pour ce qu’elle avait fait. D’ailleurs Serena se demanda si quelqu’un aurait remarqué cet accident si elle n’avait pas été là, après tout la rue était déserte à cette heure-ci...
Puis la jeune femme se rappela qu’elle avait quelques informations à lui donner, alors elle reprit son rôle d’infirmière un peu plus sérieuse et arrêta de penser aux malheurs qui auraient pu arriver à ce jeune homme si elle n’avait pas eu l’idée d’aller regarder les étoiles.


« Comme je vous l’ai dit auparavant, vous avez une cote fêlée. Ce n’est pas bien grave, mais nous ne pouvons rien faire pour la réparer, alors il vous faudra faire preuve de patience, car durant un mois en tout cas vous aurez mal lorsque vous ferez certains mouvements ou quand vous rirez. Vous avez également quelques écorchures plus ou moins étendues. Il faudra juste faire attention à ce qu’elles ne s’infectent pas. Demain je vous referais vos pansements et si vous voulez vous pourrez venir les faire changer ici pendant quelques jours, sinon je vous montrerai comment il faut s’y prendre. Sinon vous avez eu de la chance, votre casque vous a sûrement protégé d’une commotion cérébrale. C’est rare de voir des gens qui le portent de nos jours, et c’est bien dommage pour eux... Enfin nous vous gardons encore cette nuit pour observation et demain dans l’après-midi vous pourrez sortir. »

Même si Serena demeurait toujours aussi douce quand elle parlait, elle semblait pourtant plus sérieuse à présent. Elle avait prit du temps pour parler afin que Juan puisse intégrer chaque information qu’elle venait de lui communiquer, car elle savait à quel point cela pouvait être désagréable de voir un infirmier vous débiter ses inepties auxquelles vous ne comprenait rien. Après tout Serena s’était déjà cassé plusieurs trucs dans son enfance et avait dû subir leur discours incompréhensibles. Alors à présent elle s’efforçait d’être compréhensible.

« Si vous avez des questions n’hésitez pas, je suis là pour ça. »

Encore un petit sourire réconfortant, Serena savait à quel point un accident pouvait être perturbant même si on n'osait rarement l'avouer.
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MessageSujet: Re: He Doesn't Stop The Car}   Dim 29 Juin - 22:04

C’était là qu’était toute l’utilité de remercier la jeune infirmière en face de lui : Le Docteur Roberts avait fait un travail remarquable, sans doute, mais elle, elle l’avait remarqué, sur cette route. Si cela n’avait pas été le cas, étant donné que le chauffeur avait prit la fuite, il y aurait pu avoir des tas de bons médecins extrêmement doués dans ce Monde, il n’aurait peut-être pas survécu pour autant. Mais elle avait l’air d’une femme modeste, qui n’aimait pas être trop adulée, alors, il se contenta de lui adresser un sourire gentil, et l’écouta sans broncher, lorsqu’elle lui donna toutes ces indications. Ce n’était pas son genre mais il trouva difficile de se concentrer sur ce qu’elle lui recommandait de faire. Non, pas parce que son charme le déstabilisait mais parce que même s’il n’avait pas de commotion, sa tête avait dû prendre un coup et mettrait un peu de temps avant de ne plus être trop douloureuse. L’année dernière, il avait eu un accident de voiture, et s’en était très bien sortit, il n’y avait eu aucun blessé, même pour le conducteur d’en face, à l’époque, et il était même déjà venu dans cet hôpital pour faire un examen. Il n’avait encore jamais croisé cette infirmière et maintenant que c’était fait, il lui semblait l’avoir déjà vu quelques part mais impossible de se remémorer habillement tous les endroits où il avait rencontrer des jeunes femmes aux yeux bleus aussi captivant. Le discours que tenait l’infirmière ne l’inquiétait pas trop, pour être honnête, car les infirmières de l’armée en faisaient pratiquement autant, bien que cela variée suivant l’état du patient. On disait souvent de lui qu’il était solide, alors, à moins que Sarah ne décide d’en venir aux mains avec lui, lorsqu’il retournerait au travail, cette infirmière ne devait pas trop s’en faire, il serait prudent, concernant sa cote fêlée. Après tout, il avait dépassé la crise de l’adolescence, et même s’il n’était pas toujours raisonnable, commettant parfois quelques petits écarts, il avait acquis bien assez de maturité pour savoir qu’il ne fallait pas jouer avec sa santé et se croire invincible.

- « Vous savez, pendant le service militaire, on nous apprend à toujours garder nos casques… C’est une vieille habitude… Et là, j’avoue qu’elle m’a bien rendue service ! J’aime beaucoup les infirmières mais je préfère les rencontrer en dehors de leur service, c’est signe que je me porte bien… »

Juan, qui avait perdu toute notion du temps, cherchait des yeux une pendule, comprenant bien vite que sa montre elle aussi était sur cette petite tablette où se trouvait ses effets personnels. Rassemblaient toujours les effets de cette façon, comme s’ils étaient déjà prêts à être remmené aux proches, en cas de décès ? Il lui rendit bien vite son sourire réconfortant. Il tenta même de lire ce qui était inscrit sur son badge d’infirmière mais à part le nom de : « Atwood », le reste était écrit en lettres minuscules, ce qui était illisible, surtout après avoir percuté une voiture. Ca y est, il en avait une de question, à présent.

- « Alors oui, j’en ai une… Votre prénom, s’il vous plaît… Est-ce que vous croyez que vous pouvez me le dire ? »

Certes, il était dragueur mais pas coureur de jupons, et ne passait pas toute son existence à essayer de mettre les jolies filles dans son lit, non, il était journalise et aimait l’intelligence, et bien qu’il ne veuille pas vraiment se l’avouer, ne pas être tout seul dans cette chambre d’hôpital le rassurait quelque peu. Il pourrait être mort mais ne le réalisait pas réellement. Qu’était-ce, après tout, la mort ? Il aurait aimé lui parler de choses insignifiantes, tant qu’il y avait un échange et qu’ils s’écoutaient. Aussi, il avait eu une pensée pour sa famille : les Rodriguez. C’était une sensation vaseuse, il venait de frôler la mort et sa famille n’était même pas au courant, eux qui, avant qu’ils ne déménagent, le voyait tous les jours et le protégeaient chaque fois qu’il était avec eux, ce qui aujourd’hui était une chose assez rare puisqu’il avait décidé de faire sa vie à Jéricho… Encore cette sensation de l’avoir déjà vue qui ne quittait pas Juan, quand soudain il s’exclama de sa voix grave mais mélodieuse :

- « Vous chantez, n’est-ce pas ? Oui, j’en suis sûr, vous chantez ! Est-ce c’est… dans un bar de Jéricho ? Je suis sûr de vous avoir déjà entendue… »
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MessageSujet: Re: He Doesn't Stop The Car}   Dim 29 Juin - 23:55

Décidemment la compagnie de Juan était bien agréable. Bien qu’elle appréciât madame Jenkins, parler avec un jeune homme qui devait avoir à peu près son âge, si elle se souvenait bien de sa date de naissance, était tout de même un peu plus divertissant. Mais même si elle pensait ça intérieurement, Serena ne le dirait jamais, parce qu’après tout elle les adorait quand même ces personnes âgées et leurs histoires de jeunesse et elle ne pourrait sûrement pas s’en passer. La plupart du temps c’était les patients entre 30 et 50 ans qui étaient les plus pénibles, sans parler de certains adolescents en pleine crise... Alors voir des anciens plein d’anecdotes marrantes ça lui changeait les idées, sûrement que sans eux, la demoiselle aurait déjà pété un câble.

« Je vous comprends, moi-même je préfèrerai me rencontrer en dehors de ces murs l’ambiance est un peu glauque dans les hôpitaux je trouve... »

Serena tentait de faire un peu d’humour, même si cela devait être un peu moins concluant que celui de son interlocuteur. En réalité la jeune femme trouvait les hôpitaux quelque peu glauque me ça ne la dérangeait pas puisqu’elle y avait presque grandi avec son père chirurgien. Parler avec Juan était facile et sa conversation agréable. Elle préférait d’ailleurs se trouvait dans cette salle avec lui plutôt que dans celle des infirmières. Il faut dire qu’avec les années elle était lassée d’entendre toujours parler des mêmes histoires. Et puis le résumé des Feux de l’amour, elle n’en avait un peu rien à battre, elle était plutôt branchée Esprits Criminels... En plus discuter de la sorte était inespéré lorsqu’elle était de nuit. Vous connaissez beaucoup de patients shootés aux médoc' capable de tenir un semblant de discutions cohérente à minuit vous? Serena pas en tout cas, même madame Jenkins dormait à présent puisqu’elle n’avait plus appelé d’infirmières à son chevet depuis que Serena l’avait quittée tout à l’heure.
Il voulait savoir son prénom. Un léger étonnement put se lire sur le visage de Serena l’espace de quelques instants. Il faut dire que généralement les gens se contentaient de tenter de déchiffrer son nom sur son badge, mais n’osaient pas le lui demander après avoir échoué dans la lecture des caractères si petits qui formaient son prénom.

« Bon, rien que pour vous je vais vous le dire. C’est Serena... Serena Atwood. »

La petite, enfin pas si petite que ça en réalité, infirmière était adorable avec ses pommettes légèrement rosies à présent, puisqu’elle n’avait pas l’habitude de se présenter à ses patients. N’être que L’Infirmière lui allait très bien d’habitude, mais l’intérêt que lui portait Juan n’était pas pour lui déplaire non plus. Mais chut, normalement Serena n’était pas du genre à se sentir flattée par un quelconque homme s’intéressant un minimum vital à sa personne. Ne vous m’éprenez pas, Serena n’était nullement attirée par cet homme si virilement vêtu [x)], mais la jeune femme était plutôt émotive comme personne alors le moindre truc la faisait rougir.
Alors que Serena s’apprêtait à dire à monsieur Rodriguez qu’il devait se reposer, pour ensuite quitter sa chambre, celui-ci fit allusion à son travail à l’American Tale. Le sourire de Serena s’élargit soudainement et le rouge de ses joues s’intensifia. Ca lui faisait toujours bizarre lorsque quelqu’un se rappelait de qui elle était, certes elle n’était pas une grande star poursuivie par les paparazzis, mais elle avait sa toute petite notoriété dans la ville.

« Et oui, c’est moi la petite chanteuse de l’American Tale qui vous casse les oreilles trois soirs par semaine. »

Non Serena ne se rabaissait pas, elle avait dit sa sur le ton de la rigolade. Elle était consciente qu’elle chantait bien, qu’elle était même plutôt douée, sans pour autant s’en vanter à tout va. Sinon il était clair qu’elle n’oserait jamais se produire devant un public, et puis elle se serait également fait virer par son patron à la vitesse de l’éclaire. Quoiqu’il aurait bien été capable de la garder uniquement pour ses beaux yeux... Puis en y réfléchissant un peu plus ça fit tilt dans l’esprit de Serena, Juan Rodriguez ça lui disait quelque chose.

« Et vous, vous êtes journalistes. J’ai lu vos articles. Vous faites vraiment tous du bon travail au Jericho’s News. »

Comme toute personne s’intéressant un minimum à ce qui se passait autour d’elle, Serena lisait le journal tous les jours. C’était son petit rituel du matin avec son café matinal elle ouvrait son courrier et lisait le journal en commençant par la rubrique nécrologique. Autant commencer la journée par une note joyeuse, après les factures, les morts! Toujours debout à coté du lit de Juan, Serena ne semblait pas incommodée par cette position. En effet, elle avait l’habitude d’être toute la journée debout, mais là la fatigue se faisait sentir. Dire qu’elle en avait encore pour 7 longues heures. Elle avait beau être jeune, Serena n’aimait pas trop travailler de nuit, car cela avait beaucoup de contraintes et en plus elle ne pouvait discuter avec personne, mis à part ses siiii intéressantes collègues... Alors finalement peut-être qu’elle pourrait profiter encore quelques minutes de Juan avant de le laisser se reposer, d’ailleurs en y regardant de plus près sa perfusion arrivait au bout. Serena n’avait pas besoin de lui remettre une poche de liquide physiologique puisqu’il était maintenant capable de boire seul, mais elle devait lui retirer son cathéter.

« Je vais juste vous retirer la perfusion puisqu’elle est vide. »

L’informa-t-elle en s’approchant pour retirer la poche de solution physio qu’elle débrancha de son cathéter faisant bien attention de ne pas le faire trop bouger durant la manipulation. Puis en refermant le tube de plastique planté dans la main de Juan elle lui dit qu’elle ne pouvait pas encore le retirer, que le docteur Roberts préférait garder une voie veineuse au cas où.

« J’ai une petite question qui me trotte dans la tête. Qu’est-ce que vous faisiez à cette heure-ci sur un vélo sous la pluie? »

Depuis toute à l’heure cette question lui brûlait les lèvres et elle se permit de la lui poser parce qu’elle le trouvait sympathique et qu’elle ne pensait pas que cette indiscrétion pourrait l’indisposer. Serena alla ensuite déposer la poche et le long tube en plastique sur la même tablette roulante où elle avait posé auparavant les restes de bandages et ses gants usagés.
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MessageSujet: Re: He Doesn't Stop The Car}   Lun 30 Juin - 23:18

- « Rien que pour moi ? Vous m’en voyez flatter, mademoiselle Serena. »

Il lui sourit, elle paraissait si gêner que cela donnait un rendu plutôt attendrissant de la chose. Et puis prenant un air faussement offusqué, il s’exclama, néanmoins sans s’embarquer dans trop de gestuelles pour ne pas sentir sa cote le tirer :

- « Lorsque je sortirai de cet hôpital, demain, j’irai voir celle ou celui qui s’occupe de vos badges, et lui dirait que c’est vraiment inadmissible d’écrire le prénom d’une si jolie infirmière en caractères si minuscules, nous sommes censés êtres malades, tout de même, pas déchiffreur de prénoms ! »

Juan plaisantait, bien sûr, et comme bien des fois, ne prenait pas vraiment la situation au sérieux. Et c’est alors qu’il s’était souvenu qu’elle devait sûrement être la chanteuse qui se produisait, certains soirs, à l’American Tale, un bar réputé, dans la région. En fait, il l’était parce qu’il était le seul bar de la région, du moins le seul où les habitués de Jéricho aimaient se rendre. Juan n’en faisait pas parti mais il lui arrivait, quelques fois, d’aller y boire une bière entres amis, sans que cela ne fasse de lui un alcoolique hors pairs. Il se trouvait qu’un soir, un de ces soir parmi tant d’autres, il avait entendu cette voix magnifique. Comment oublier une voix aussi douce mais puissante ? La jeune femme avait même réussit à lever plusieurs couples pour qu’ils dansent, c’était chose rare lorsque quelqu’un se risquait à faire une petite interprétation. Le soir où il était à l’American Tale, pendu à son téléphone, essayant de faire comprendre à l’autre abruti au bout du fil qu’il s’était trompé de personne, elle était apparue… et malgré qu’il ne veuille pas lancer trop de fleurs à la jeune femme, elle avait attirait l’attention de tout le monde, et pas seulement parce qu’elle était une jolie femme, aussi parce qu’elle avait émue bien des personnes présentes, excepté les vieux poltron bien trop ivre pour l’applaudir bien sûr, et Juan s’était sentit tellement emporté par l’interprétation de cette jeune femme qu’il ne connaissait alors pas qu’il avait raccroché son téléphone sans même prendre le temps de dire au revoir au pauvre abruti qui ne parlait qu’à moitié l’Américain et qui insistait en disant qu’il était impossible qu’il se soit trompé d’un chiffre. Juan avait jugé bien plus opportun d’écouter cette voix en or. Oui, il avait beau être un journaliste passionné par son métier, il aimait également la musique et serait bien trop ridicule de nier qu’elle ne chanter pas bien, juste pour jouer l’insensible de première.

- « Le soir où je vous ai entendue, vous chantiez : « Only Hope », d’une certaine Mandy Moore, si ma mémoire est toujours aussi bonne qu'avant cet accident. Je vous rassure, vous avez plutôt dû rendre service aux hommes ivres accoudés au bar qui ont manqués de s’endormir, au moins ils arrêtaient de se saouler. Mais je ne serai jamais de leur avis, vous avez une voix magnifique, loin d’assommer ! J’étais loin de vous imaginez dans le rôle d’une infirmière, une fois le matin venu, pour être franc. »

Mais ce n’était pas plus mal qu’elle le soit, sinon Dieu seul serait s’il y serait resté, raide comme un piqué, sur cette route, dehors. Elle venait de lui parler du Jericho’s News. Ses yeux se mirent à pétiller, il aimait son métier mais… pas Sarah, sa collègue, et c’était rassurant d’apprendre que ses nombreuses disputes avec cette dernière n’avait pas l’air d’affecter le résultat de leur travail, à moins que Serena soit du genre à rendre les compliments faits uniquement pour faire bonne figure…

- « Et je suis fou de ne pas encore avoir écrit d’article sur la charmante chanteuse qui embellit le bar du coin, trois fois par semaine. »

Il fallait dire qu'avec le Zodiac, les articles de divertissements ne couraient plus vraiment les rues, ces derniers temps. Juan laissa ensuite Serena s’occuper de sa perfusion. Lorsqu’elle avait la tête baissée en direction du petit tube, il eut alors tout le loisir d’essayer de deviner son âge. Elle semblait si jeune… ne dit-on pas que les médecins, même les plus brillants, sont contraints de faire de très longues études, dépassant généralement leur vingt six ans ? De toute façon, il n’était pas bien placer pour savoir quoi que se soit sur le sujet. Puis, elle lui posa une question qu’il se douta qu’elle finirait bien par lui demander. C’était un peu logique de vouloir savoir ce qu’il fabriquait sur un vélo à une telle heure, sous la pluie, en plus.

- « Oh… En vérité, rien d’extraordinaire, je rentrais du travail par ce seul moyen qu’il me restait puisque ma voiture est en réparation et que je n’habite pas prêt de mon lieu de travail. Mais c’est assez étrange de savoir qui si j’étais arrivé quelques secondes plus tôt, j’aurai peut-être fini sous les roues de cette voiture. Et quelques secondes plus tard, sans rien. »

Aïïïe ! Juan grimaça légèrement, il venait de forcer sur sa cote ! Mince, il n’était pas habitué à devoir être doux avec celle-là ! Il regarda Serena et lui demanda gentiment :

- « Est-ce que je vais avoir une cicatrise ? »

En général, une cicatrise était toujours le genre de chose qu’un homme aimait beaucoup montrer à une femme, cela faisait… archaïque mais Juan ne s’en porterait pas plus mal s’il ne gardait aucune marque de cette cote fêlée. Il attarda son regard sur quelques écorchures qui entaillaient la chaire de ses mains, à certains endroits. Le sang avait été nettoyé, l’on pouvait encore apercevoir le reflet du désinfectant qui se reflétait avec la lumière qui éclairait la chambre. Il ne cherchait pas à tâter le terrain d’une future conquête mais lui proposa aimablement, soupçonnant sa petite mine fatiguée par son service de nuit :

- « Vous ne voulez pas vous asseoir un peu ? »
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